LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102140

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102140

vendredi 12 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102140
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantGRIMALDI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête des mémoires et pièces complémentaires, enregistrés les 4 août 2021, 1er septembre 2021, 15 mars 2022, 13 mai 2022, 15 juin 2022, 25 août 2022, ainsi qu'un mémoire récapitulatif produit le 19 août 2023 en application des dispositions de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative et qui n'a pas été communiqué, M. C et Mme A D, doivent être regardés comme demandant au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Pourrières ne s'est pas opposé à la déclaration préalable n° DP 083 097 21 B0019 déposée par la SASU St Pierre en vue de la division foncière pour créer deux lots à bâtir sur la parcelle cadastrée section AC n° 1223 à Pourrières (83 910) ;

2°) de rejeter les conclusions subsidiaires de la défense présentées sur le fondement des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Pourrières une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que le projet était soumis à un permis d'aménager et non à une déclaration préalable conformément aux articles R. 421-19 et R. 421-23 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de forme, en l'absence, d'une part, de mention du sens des avis recueillis en cours d'instruction conformément à l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme, d'autre part, de mention de la surface maximale des constructions autorisées et de sa répartition entre les lots en méconnaissance de l'article A. 424-10 du code de l'urbanisme ;

- le dossier de demande préalable était inexact et incomplet, en raison de la localisation irrégulière du terrain d'assiette du projet, de la représentation erronée d'un poteau incendie sur le plan de situation et en l'absence de plan côté en trois dimensions conformément à l'article R. 441-10 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Pourrières en raison de l'étroitesse des voies d'accès et de l'absence d'aire de retournement dans la voie se terminant en impasse ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et UC 4,2 du règlement de PLU de la commune en l'absence de raccordement des terrains litigieux aux réseaux d'évacuation des eaux usées et des eaux de pluie, ceci créant un risque d'écoulement des eaux sur le terrain pentu et argileux ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et UC 10 du règlement du PLU de la commune dès lors que le projet porte atteinte au caractère particulier du secteur.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 janvier 2022, 22 avril 2022, 30 mai 2022 et 16 août 2022, la commune de Pourrières, représentée par Me Grimaldi, à titre principal, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, demande qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle oppose une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir et fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre 2021 et 8 avril 2022, la SASU St Pierre conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par ordonnance du 13 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 octobre 2022.

Par un courrier du 7 novembre 2022, les parties ont été informée, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la formation de jugement est susceptible de retenir un moyen d'ordre public soulevé d'office et tiré de l'irrecevabilité des moyens soulevés après la date de cristallisation prévue par l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, à savoir le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application du permis d'aménager, de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3-2 du règlement du PLU et de la méconnaissance des dispositions de l'article 42 du règlement sanitaire départemental du Var.

Par un courrier du 12 novembre 2023, les requérants ont produit leurs observations sur le moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de Pourrières ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 mars 2024 :

- le rapport de Mme Le Gars ;

- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;

- les observations de M. D ;

- les observations de Me Dubecq représentant la commune de Pourrières ;

- et les observations de M. B représentant la SASU St Pierre.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 2 mars 2021, le maire de la commune de Pourrières ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la SASU St Pierre le 9 février 2021 en vue de la division foncière de la parcelle AC n° 1223, sise chemin du Planet, en deux lots à bâtir. M. et Mme D demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur la fin de non-recevoir :

2. Il résulte de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une autorisation d'urbanisme, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme D sont propriétaires des parcelles n° 1224 et 625 à Pourrières qui jouxtent le terrain d'assiette du projet. Les époux D se prévalent notamment de nuisances sonores accrues par la possibilité d'accueil de deux foyers, de troubles dans les conditions d'accès à leur bien dès lors, d'une part, que l'accès au lot A est prévu sur la servitude de passage dont ils bénéficient, d'autre part, que ce projet entraînera un accroissement de la fréquentation du chemin du Planet, impasse étroite et sinueuse. Ils se prévalent en outre d'un préjudice esthétique dès lors, d'une part, que leur terrasse est orientée plein ouest en direction du terrain litigieux et de la montagne Saint Victoire, d'autre part, que le projet entraînera un déboisement plus important de la parcelle voisine alors que ce secteur est caractérisé par son habitat individuel discontinu et boisé. Dès lors, M. et Mme D, voisins immédiats du projet, justifient de troubles dans leurs conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien résultant de la localisation et de l'importance du projet de division foncière. Par suite, la commune de Pourrières ainsi que la SASU St Pierre ne sont pas fondées à soutenir que les requérants n'ont pas d'intérêt à agir contre l'arrêté litigieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, aux termes de l'article A. 424-10 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur un lotissement, l'arrêté précise le nombre maximum de lots et la surface de plancher hors œuvre nette maximale dont la construction est autorisée dans l'ensemble du lotissement. Il précise, s'il y a lieu, la répartition de cette surface entre les différents lots. ". Par ailleurs, le juge administratif n'a pas à rechercher si un vice de forme tenant à une insuffisance de motivation de la décision attaquée est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de cette décision ou a privé le demandeur d'une garantie dès lors que ces circonstances sont sans incidence sur les conséquences qui s'attachent à une insuffisance de motivation.

5. Les motifs d'une décision, accordant une autorisation d'urbanisme assortie de prescriptions spéciales, peuvent résulter directement du contenu même des prescriptions qu'elle contient. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ni l'arrêté contesté, ni en tout état de cause le dossier de demande de déclaration préalable n'indiquent la surface de plancher maximale dont la construction est autorisée dans l'ensemble du lotissement ni la répartition de cette surface entre les différents lots. A cet égard, la circonstance que le PLU de la commune de Pourrières indique une surface de plancher maximale n'est pas de nature à pallier l'absence d'information de la surface de plancher maximale autorisée dans le lotissement. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté contesté ne comporte pas les mentions prévues par l'article A. 424-10 du code de l'urbanisme.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC 3 du règlement de PLU de la commune de Pourrières : " 1) Accès : / Pour être constructible, un terrain doit comporter un accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin ou éventuellement obtenu par application de l'article 682 du Code Civil. / Il peut être aménagé par un terrain faisant l'objet d'un projet d'occupation ou d'utilisation des sols, soit un accès à la voie publique conçu en double sens, soit deux accès à sens unique. / Tout accès à une voie publique aménagé de part et d'autre d'un réseau d'eau pluvial doit être réaliser à l'aide d'un caniveau grille d'une capacité suffisante. / 2) Voirie : Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées sans être toutefois inférieures à 4 m de plate-forme. Une largeur inférieure à 4m n'est tolérée que dans le cas de rétrécissements ponctuels de voies de desserte. / Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules de faire aisément demi-tour et doivent présenter des caractéristiques correspondant à leur destination. / Une autorisation d'urbanisme (déclaration préalable, permis de construire ou d'aménager) peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des aménagements ou constructions envisagés. Un refus peut également être opposé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ".

7. D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment des plans versés par la société pétitionnaire ainsi que du procès-verbal d'huissier établi le 29 avril 2021, que la desserte du projet s'effectue depuis le chemin du Planet, voie publique, et se poursuit à l'Est sur une voie privée se terminant en impasse et située sur les parcelles des riverains. A cet égard, la commune ainsi que la société pétitionnaire font valoir en défense que le chemin privé poursuivant le chemin du Planet constitue un accès et non une voie de desserte au sens du règlement du PLU de la commune de Pourrières dès lors qu'il est formé de servitude de passage grevant les parcelles riveraines. Toutefois, il ressort notamment du constat d'huissier cité précédemment que ce chemin privé mesure près de 140 mètres, est ouvert à la circulation du public et dessert six habitations, dont celle des requérants. Dès lors, ce chemin privé constitue une voie de desserte au sens des dispositions précitées.

8. D'autre part, il ressort de ces mêmes pièces du dossier que la partie privée bétonnée du chemin mesure moins de 4 mètres de large sur une large portion et ne dispose pas de véritable accotement, sauf à se ranger dans les voies d'accès des propriétés riveraines. A cet égard, la circonstance que le plan de bornage établi en octobre 2011 et mis à jour en février 2013 par un géomètre- expert mentionne une largeur de 5 mètres au seul droit de l'accès à la parcelle AC n° 1223 situé au sud-ouest ne permet pas d'apporter la preuve contraire sur l'ensemble du linéaire du chemin. Il ressort également des pièces du dossier ainsi que des relevés effectués par les requérants sur le site Géoportail, que cette voie est sinueuse et a une pente comprise entre 17 et 28 %. Dans ces conditions, et alors que le règlement de la commune de Pourrières ne permet que des rétrécissements ponctuels, les requérants sont fondés à soutenir que la partie privée du chemin desservant le terrain d'assiette du projet ne permet pas d'assurer la sécurité des usagers actuels et potentiels et n'est, par suite, pas conforme aux dispositions précitées.

Sur les conclusions à fin de régularisation :

9. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. ".

10. Il résulte de ce qui précède, notamment de ce qui a été dit aux points 7 et 8 du présent jugement, que la portion privée de la voie de desserte du terrain d'assiette ne permet pas d'assurer la sécurité des usagers conformément aux dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU de Pourrières. Ce vice est relatif à l'accessibilité du projet et affecte, par conséquent, sa totalité. Dès lors, en dépit de la circonstance que la méconnaissance des dispositions de l'article A. 424-10 du code de l'urbanisme n'affecte qu'une partie du projet, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions précitées.

11. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".

12. Ainsi qu'il a été dit précédemment, le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU de Pourrières dès lors qu'il ne permet pas compte tenu de la configuration des lieux d'assurer la sécurité des usagers. A cet égard, il ne résulte ni des écritures en défense ni de l'instruction que le vice peut faire l'objet d'une mesure de régularisation qui ne bouleverse pas la nature même du projet. Par suite, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les époux D sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Pourrières ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la SASU St Pierre.

Sur les frais d'instance :

14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

15. Il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Pourrières et de la SASU St Pierre les frais exposés par les époux D dans la présente instance aux fins de recueillir un constat d'huissier auprès de Me Rossio, soit 350 euros. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante, une quelconque somme au titre des frais d'instance.

DECIDE

Article 1er : L'arrêté susvisé du 2 mars 2021 du maire de la commune de Pourrières est annulé.

Article 2 : La commune de Pourrières versera la somme de 175 (cent soixante-quinze) euros à M. et Mme D en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La SASU St Pierre versera la somme de 175 (cent soixante-quinze) euros à M. et Mme D en application des mêmes dispositions. Les conclusions présentées par la commune de Pourrières et la SASU St Pierre sur ce fondement sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme A D, à la commune de Pourrières et à la SASU St Pierre.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Bailleux, premier conseiller,

Mme Le Gars, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.

La rapporteure,

Signé :

H. LE GARS

Le président,

Signé :

J.-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

K. BAILET

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions