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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102292

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102292

vendredi 12 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102292
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantJEANTET ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires, enregistrés le 20 août 2021, le 30 juin 2022, le

4 octobre 2022 et le 2 décembre 2022, la société CS Plaine des Hautes Séouves, représentée par Me Gelas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 8 mars 2021 par lequel le préfet du Var a procédé au retrait de sa décision implicite de rejet de la demande de défrichement d'un terrain situé à Saint-Martin-de-Pallières et a refusé de lui délivrer l'autorisation de défrichement précitée ;

2°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer l'autorisation de défrichement sollicitée, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du préfet du Var une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation en ce que :

* le terrain d'assiette du projet ne présente pas un intérêt remarquable ;

* le défrichement sollicité ne porte pas atteinte à l'équilibre biologique ni n'induit un impact significatif pour les chiroptères, les insectes, les reptiles et pour l'avifaune ;

* il ne méconnaît pas les dispositions de l'arrêté du 30 mars 2015 portant règlement permanent du débroussaillement obligatoire dans le Var ;

* le dossier de demande comportait une étude d'impact relative à l'impact paysager et aux effets cumulés suffisante.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 mai 2022, le 9 septembre 2022 et le 7 novembre 2022, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire d'intervention volontaire, enregistré le 29 avril 2022, la commune de Saint-Martin-de-Pallières, représentée par son maire, conclut au rejet de l'arrêté en litige et au soutien de la requête de la société CS Plaine des Hautes Séouves.

Elle soutient que :

- le plan local d'urbanisme de la commune a été modifié afin que le terrain d'assiette du projet soit classé dans une zone permettant la construction d'un parc photovoltaïque ;

- la parcelle en litige n'a jamais été mise à la disposition d'un éleveur ou servi au pâturage de sorte qu'elle ne constitue pas une perte de l'espace potentiel de pâturage ;

- le projet s'inscrit dans l'objectif du plan climat énergie.

Par ordonnance du 6 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code forestier ;

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 mars 2024 :

- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur ;

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Kerjean-Gauducheau, représentant la société CS Plaine des Hautes Séouves, et celles de M. A, représentant le préfet du Var.

Une note en délibéré présentée par la commune a été enregistrée le 3 avril 2024.

Considérant ce qui suit :

1. La société CS Plaine des Hautes Séouves a déposé le 11 juin 2020 une demande de défrichement d'une surface de 8,7221 ha d'une parcelle cadastrée section E 35, située à Saint-Martin-de-Pallières au lieu-dit de la Plaine-des-Hautes-Séouves, en vue d'y construire et exploiter une centrale électrique solaire photovoltaïque au sol, composée de 15 000 modules photovoltaïques, deux locaux techniques et deux citernes d'eau rigides de 60 m3, ainsi qu'une clôture grillagée disposée sur le pourtour du site. L'instruction de la demande a fait l'objet d'une prorogation d'une durée de 3 mois à compter de la réception de pièces complémentaires sollicitées par la Direction départementale des territoires et de la mer du Var (DDTM), laquelle a saisi pour avis la Mission régionale d'autorité environnementale (MRAe). Suite à la reconnaissance de l'état de la situation des bois à défricher, la DDTM a émis un avis défavorable à la demande de la pétitionnaire, laquelle a exposé ses observations en réponse par courriel du 27 novembre 2020. Par arrêté du 8 mars 2021, le préfet du Var a retiré sa décision du 2 février 2021 refusant implicitement la demande, et a expressément refusé cette dernière au motif que l'impact du défrichement sur les parcelles en litige a été sous-évalué par la pétitionnaire compte tenu de l'insuffisance des études produites. Le préfet n'ayant pas répondu au recours gracieux de l'intéressée du 21 avril 2021, une décision implicite de rejet est née le 22 juin 2021. Par sa requête, la société CS Plaine des Hautes Séouves demande l'annulation de ces décisions.

Sur l'intervention de la commune de Saint-Martin-de-Pallières :

2. La commune de Saint-Martin-de-Pallières a intérêt à l'annulation de la décision attaquée. Ainsi son intervention est recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la motivation de l'arrêté attaqué :

3. La décision attaqué comporte 26 considérants aux termes desquels sont mentionnés à la fois les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il satisfait ainsi à l'exigence de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article L. 431-5 du code forestier :

4. Aux termes de l'article L. 431-5 du code forestier : " L'autorisation de défrichement peut être refusée lorsque la conservation des bois et forêts ou des massifs qu'ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à une ou plusieurs des fonctions suivantes : / () 8°- À l'équilibre biologique d'une région ou d'un territoire présentant un intérêt remarquable et motivé du point de vue de la préservation des espèces animales ou végétales et de l'écosystème ou au bien-être de la population () ".

S'agissant de l'intérêt remarquable du terrain litigieux.

5. La requérante soutient que le préfet du Var a méconnu les dispositions précitées en ce que la parcelle à défricher ne présente aucun intérêt particulier. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si ladite parcelle ne se situe pas dans une zone de protection spéciale (ZPS) ou une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), ni dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable (SPR) ou d'un monument historique, il se situe, pour autant, dans un " réservoir biologique avec une trame semi-ouverte à préserver ", identifié au schéma régional de cohérence écologique (SRE), ainsi que dans une " zone d'extension de cœur de nature, notamment pour les espèces de milieux boisés et semi-ouverts ", identifiée dans le schéma de cohérence territoriale (SCOT), et constitue un site à enjeu prioritaire de continuité écologique selon la cartographie du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET). Par conséquent, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet a pu considérer que la parcelle à défricher présente un intérêt remarquable.

S'agissant de l'insuffisance de l'étude d'impact concernant les chiroptères.

6. D'une part, pour s'opposer à l'autorisation de défrichement, le préfet relève la nécessité d'une évaluation environnementale plus élargie. Si la requérante soutient que l'étude d'impact réalisée par le bureau d'étude Symbiodiv, le 5 mai 2020, est suffisante en ce que les prospections réalisées dans et autour de la zone d'étude n'ont pas permis de mettre en évidence la présence de gîtes utilisés par les chiroptères, il ressort toutefois des pièces du dossier que des sites à proximité, tel que le site de la Pouresse ou l'Avent marquet, pourtant identifiés comme des gîtes de chiroptères, n'ont pas été prospectés ou ne l'ont pas été de manière récente, de sorte que le préfet a pu légitimement opposer l'insuffisance de l'étude menée par la pétitionnaire.

7. D'autre part, le préfet relève dans son arrêté contesté que le défrichement de la parcelle va entraîner la détérioration de la continuité de vol des chiroptères par un corridor de déplacement. Si la requérante soutient que les chiroptères pourront tout de même survoler le site par un nouveau corridor reporté en bordure extérieur, compte tenu de l'effet lisière créé par ses obligations de débroussaillement, les effets d'une telle mesure ne sont démontrés par aucune pièce du dossier, de sorte que c'est également à bon droit que le préfet s'est opposé au défrichement compte tenu de son impact sous-évalué sur les chiroptères.

S'agissant de l'insuffisance de l'étude d'impact concernant les insectes et les reptiles.

8. Pour s'opposer à la demande d'autorisation de défrichement, le préfet du Var relève qu'un inventaire complémentaire des insectes et reptiles est nécessaire, ainsi qu'une réévaluation de l'impact du projet sur ces espèces et des mesures d'évitement et de réduction.

9. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'inventaire réalisé par le bureau d'étude Symbiodiv du 5 mai 2020 est suffisant, dès lors que l'étude s'est basée sur une présence potentielle des espèces compte tenu des milieux leur étant favorables et qu'elle a procédé à une estimation haute de la présence des espèces conformément à celles attendues dans ce type de milieux et dans le secteur géographique. En revanche, il ressort également des pièces du dossier que, d'une part, les criquets hérissons seront lourdement touchés, à la fois par le projet de défrichement et par les obligations légales de débroussaillement, détruisant au moins 3 individus et altérant 1 ha d'habitat de l'espèce. D'autre part, pour les magiciennes dentelées, les proserpines et les psammodromes, si aucun individu n'a été constaté sur le terrain d'assiette du projet, ces espèces ont pu être identifiées aux alentours et le défrichement de ce terrain ainsi que les obligations légales de débroussaillement détruiront 1,3 ha d'habitat d'alimentation, de sorte qu'ils auront nécessairement un impact important sur ces espèces. En outre, si la requérante relève qu'à terme, l'habitat de ces dernières sera recréé sur 7,4 hectares dans un secteur où les habitats ouverts sont limités, elle n'apporte aucune précision sur les modalités de mise en œuvre de ces mesures. Ainsi, c'est à bon droit que le préfet du Var a estimé que l'impact du projet ainsi que les mesures d'évitement et de réduction n'ont pas été suffisamment réévaluées.

S'agissant de l'insuffisance de l'étude d'impact concernant l'avifaune.

10. Pour s'opposer à la demande de défrichement, le préfet relève que l'évaluation de l'impact brut du défrichement sur la tourterelle des bois, le bruant fou, la fauvette passerinette et le pouillot de Boneli est sous-estimée.

11. La requérante soutient, d'une part, que la tourterelle des bois n'est pas une espèce protégée et que l'espèce compte d'autres individus et habitations localement de sorte que l'impact est bien modéré, d'autre part, que les autres espèces citées sont également représentées localement et leur surface d'habitat sur le terrain d'assiette du projet est limitée de sorte que l'impact est évalué faible. Il ressort des pièces du dossier que, pour la tourterelle des bois, l'étude complémentaire réalisée par le bureau d'étude Symbiodiv mentionne expressément, d'une part, la destruction des individus non volants, mentionnant des " jeunes et oeufs d'au moins 4 couples ", d'autre part, la destruction de 8,1 ha d'habitation, soit quasiment l'intégralité du défrichement projeté. Si la requérante expose que l'espèce est fortement représentée localement de sorte que l'impact est modéré, aucune des pièces versées au dossier ne comporte d'éléments de nature à apprécier le bien-fondé d'une telle allégation. Par ailleurs, pour le bruant fou, l'étude complémentaire précitée mentionne la destruction d'individus non volants, précisant des " jeunes et œufs d'au moins un couple ", et la destruction de 5,56 ha d'habitat vital de l'espèce. Si la requérante expose également que l'espèce est bien représentée localement de sorte que l'impact du projet est faible, il ne ressort pas non plus des pièces du dossier d'éléments de nature à établir de telles circonstances. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet a pu estimer que l'impact du projet a été sous-estimé sur les espèces avifaunes.

En ce qui concerne la légalité du motif tiré de la méconnaissance de l'obligation de débroussaillement :

12. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 30 mars 2015 susvisé : " Le débroussaillement () a pour objet de diminuer l'intensité des incendies de forêt et d'en limiter la propagation (). Pour être efficaces, les travaux de débroussaillement doivent être réalisés conformément aux modalités techniques fixées par le présent arrêté. / Le débroussaillement ne vise pas l'éradication définitive de la végétation. Il doit être mené dans le respect des modalités définies dans l'article 4 et de façon respectueuse vis-à-vis : / des espèces protégées () ". Selon l'article 4 du même arrêté : " () sont rendus obligatoires le débroussaillement et le maintien en état débroussaillé, entendus comme incluant la réalisation et l'entretien des opérations suivantes. / () 7. La coupe de la végétation herbacée et ligneuse basse () ".

13. Pour refuser la demande d'autorisation de la société CS Plaine des Hautes Séouves, le préfet du Var lui oppose la méconnaissance des dispositions de l'arrêté précité, relevant le maintien d'une zone herbacée de 5 570m2 enclavée au cœur de la future centrale photovoltaïque.

14. Mais il ressort des pièces du dossier que la société pétitionnaire a modifié son projet initial et a finalement inclus ladite zone dans sa demande de défrichement, exposant expressément au service départemental d'incendie et de secours du Var (SDIS), dans sa note en réponse transmise à ce dernier consécutivement à ses observations que, compte tenu du risque incendie, elle s'engageait à défricher et débroussailler la zone centrale. La même réponse a été apportée à la Direction départementale des territoires et de la mer du Var par le bureau d'étude Symbiodiv précisant : " Afin de répondre à l'avis du SDIS dans le cadre de l'instruction du permis de construire de la centrale photovoltaïque, les 5570 m² initialement préservés car concernés par la présence de plusieurs pieds de Luzerne agglomérée, espèce protégée à enjeu modéré seront finalement défrichés. () Pour essayer de garantir au maximum la conservation des pieds de Luzerne agglomérée, seul un débroussaillement et un abattage des arbres seront réalisés (sans dessouchage ni travail du sol). La coupe des arbres à ras sera maintenue tous les ans () ". La requérante s'étant engagée à procéder au débroussaillement de la zone en litige, conformément aux dispositions de l'arrêté de 2015 précité, le préfet ne pouvait légalement lui refuser sa demande d'autorisation de défrichement sollicité au motif de la méconnaissance des obligations de débroussaillement prévues par les dispositions dudit arrêté. Par suite, la requérante est fondée à critiquer ce motif.

En ce qui concerne la légalité du moyen tiré l'insuffisance de l'étude d'impact paysager :

15. Pour refuser la demande d'autorisation de défrichement sollicité, le préfet du Var oppose l'insuffisance de l'étude d'impact paysager du projet depuis le sommet du Bessillon et le belvédère de Notre-Dame de Bellevue. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que dans son dossier d'impact environnemental de mai 2020, la société pétitionnaire a joint un " reportage photographique " présentant notamment des perceptions éloignées du terrain d'assiette du projet, et plus particulièrement un point de vue depuis la montagne d'Artigues, un point de vue depuis le sommet du gros Bessillon ainsi qu'un point de vue depuis le pic des Mouches situé sur la montagne Sainte-Victoire. Ces différentes vues permettent d'apprécier l'impact paysager du projet et de le déduire des autres sommets en covisibilité. Il s'ensuit que le préfet ne saurait valablement opposer le motif tiré de l'insuffisance de l'étude d'impact paysager pour refuser la demande de défrichement en litige. Il s'ensuit que la requérante est fondée à critiquer ce motif.

En ce qui concerne la légalité du motif tiré de l'insuffisance de l'analyse d'impact concernant les effets cumulés :

16. Pour refuser la demande d'autorisation de défrichement, le préfet oppose l'insuffisance de l'analyse produite concernant les effets cumulés du projet sur le milieu naturel avec les autres projets du même type.

17. Cependant, si la société pétitionnaire n'avait pas réalisé une analyse suffisante des effets cumulés lors du dépôt de sa demande, l'analyse d'impact environnementale réalisée en mai 2020 par cette dernière, en réponse aux observations de la MRAe, présente les effets cumulés des autres projets existants en examinant leurs enjeux concernant le milieu naturel, le paysage et le milieu humain. Partant, le préfet disposait de suffisamment d'éléments pour apprécier l'impact des effets cumulés des projets alentours, de sorte qu'il ne pouvait valablement s'opposer à la demande d'autorisation par ce motif. Ainsi, la requérante est fondée à critiquer ce motif.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les motifs tirés de la méconnaissance de l'obligation de débroussaillement, de l'insuffisance d'étude paysagère et de l'insuffisance d'étude relative aux effets cumulés des projets alentours ne sont pas fondés. Toutefois, il ressort des pièces versées au dossier que le préfet aurait légalement pris le refus d'autorisation d'défrichement contesté en se fondant sur les autres motifs adoptés, de sorte que les conclusions à fin d'annulation du refus d'autorisation de défrichement doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que la société CS Plaine des Hautes Séouves demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de la commune de Saint-Martin-de-Pallières est admise.

Article 2 : La requête de la société CS Plaine des Hautes Séouves est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société CS Plaine des Hautes Séouves, au préfet du Var et à la commune de Saint-Martin-de-Pallières.

Délibéré après l'audience du 29 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Sauton, président,

M. Quaglierini, premier conseiller,

Mme Martin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.

Le rapporteur,

Signé

B. Quaglierini

Le président,

Signé

JF. Sauton

La greffière

Signé

B. Ballestracci

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°210229

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