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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102553

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102553

mardi 7 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102553
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantGRIMALDI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 septembre 2021, 9 février 2022, 10 octobre 2022 et 26 septembre 2023, M. B et Mme D C, représentés par Me Gras, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Bormes-les-Mimosas a délivré le permis de construire n° PC 083 019 21 B0036 à la SARL La Garriguette en vue de la construction d'une maison individuelle avec piscine sur la parcelle cadastrée section AD n° 530, située 1686 boulevard du Mont des roses à Bormes-les-Mimosas (83 230) ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Bormes-les-Mimosas a transféré le permis de construire du 9 juillet 2021 à la SAS Les Chalets de Marie Blanche ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bormes-les-Mimosas une somme de

5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir contre les deux arrêtés attaqués ;

- les écritures de la SAS Les Chalets de Marie Blanche sont irrecevables dès lors qu'elle n'est pas partie à l'instance ;

S'agissant de l'arrêté du 9 juillet 2021 :

- il a été signé par une autorité incompétente ;

- il s'agit d'un permis de construire initial et non d'un permis de construire modificatif ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UD 9 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Bormes-les-Mimosas ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UD 12 du règlement du PLU de la commune de Bormes-les-Mimosas ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UD 13 du règlement du PLU de la commune de Bormes-les-Mimosas ;

S'agissant de l'arrêté du 5 septembre 2022 :

- il a été signé par une autorité incompétente ;

- il est illégal dès lors qu'il n'a pas été transféré avec l'accord de son titulaire.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 décembre 2021 et 29 novembre 2022, la commune de Bormes-les-Mimosas, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle oppose, à titre principal, une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants contre les décisions attaquées et fait valoir, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2021, la SARL La Garriguette, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle oppose, à titre principal, une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants contre l'arrêté du 9 juillet 2021 et fait valoir, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 septembre 2022 et 18 septembre 2023, la SAS Les Chalets de Marie Blanche, représenté par la SARL Matuchansky, Poupot et Valdelièvre, conclut rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de

4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle oppose des fins de non-recevoir tirées du défaut d'intérêt à agir des requérants à l'encontre de l'arrêté de permis de construire et l'arrêté de transfert et fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de Bormes-les-Mimosas ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 mars 2024 :

- le rapport de Mme Le Gars ;

- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;

- les observations de Me Muller représentant M. et Mme C, ;

- les observations de Me Dubecq représentant la commune de Bormes-les-Mimosas ;

- et les observations de Me Poupot représentant la SAS Les Chalets de Marie Blanche.

Une note en délibéré présentée par Me Gras pour M. et Mme C a été enregistrée le 2 avril 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 17 décembre 2015, rectifié le 2 mars 20216, la SARL La Garriguette a obtenu un permis de construire une maison individuelle et une piscine après démolition d'un studio sur un terrain situé 1686 boulevard du Mont des Roses à Bormes-les-Mimosas. Le 12 janvier 2017, la SARL La Garriguette a obtenu un deuxième permis de construire, modifié le 25 avril 2017, pour un projet similaire sur le même terrain. Par un arrêté du 11 mars 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé partiellement le permis de construire délivré le 12 janvier 2017, tel que modifié par un arrêté ultérieur, et le permis de construire du 17 décembre 2015, tels que rectifié, au motif, pour ce dernier, que le projet comporte une toiture-terrasse sur le bâtiment principal et en tant qu'une partie de la construction est implantée à moins de 5 mètres de la limite d'emprise de l'emplacement réservé pour l'élargissement de la route des Monts des Roses. Le 27 octobre 2022, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur renvoi du Conseil d'Etat, constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 janvier 2017. Le 11 mai 2021, la SARL La Garriguette a déposé une demande de permis de construire en vue de la régularisation du permis de construire délivré le 17 décembre 2015. Le 9 juillet 2021, le maire de Bormes-les-Mimosas a délivré à la SARL La Garriguette le permis de construire sollicité. Par un arrêté du 5 septembre 2022, le maire de Bormes-les-Mimosas a transféré à la SAS Les Chalets de Marie Blanche le bénéfice du permis de construire en date du 9 juillet 2021. Les consorts C demandent l'annulation des arrêtés des 9 juillet 2021 et 5 septembre 2022.

Sur les fins de non-recevoir :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 600-1-3 du code de l'urbanisme : " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire ".

3. D'autre part, lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé.

4. En l'espèce, d'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la demande de permis de construire a été affichée en mairie le 12 mai 2021. D'autre part, le permis de construire initial délivré le 17 décembre 2015 est devenu définitif à compter de l'expiration des délais de recours à l'encontre de l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille en date du 27 octobre 2022 rendue sur renvoi du Conseil d'Etat. Ainsi, à la date d'affichage de la demande du permis de construire en litige, les voies de recours à l'encontre du permis de construire initial n'étaient pas épuisées. Par conséquent et en application des dispositions précitées, l'intérêt à agir des requérants s'apprécie à l'aune de l'ensemble de la construction autorisée et non des seules modifications résultant du permis en litige. A cet égard, il ressort des termes de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 11 mars 2021, désormais recouvert de l'autorité absolue de chose jugée sur ce point, que M. et Mme C ont " eu égard à leur qualité de voisins immédiats et aux éléments apportés concernant la nature et l'importance du projet ", intérêt pour agir notamment contre le permis initial du 17 décembre 2015. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants à l'encontre de l'arrêté du 9 juillet 2021 doit être écartée.

5. En deuxième lieu, pour établir leur intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté attaqué portant transfert de permis de construire, les consorts C, qui invoquent le bénéfice des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, font valoir qu'ils sont voisins immédiats du projet qui est de nature à affecter leurs conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur immeuble. Toutefois, l'arrêté attaqué n'a pas pour objet ni pour effet d'autoriser la réalisation de travaux de construction, lesquels ont été autorisés par une autorisation d'urbanisme. Dans ces conditions, les requérants, qui n'invoquent aucune autre qualité, ne sont pas fondés à soutenir qu'ils ont intérêt à agir pour contester l'arrêté de transfert du maire de Bormes-les-Mimosas du

5 septembre 2022. Il y a lieu, par suite, de rejeter comme irrecevable pour défaut d'intérêt à agir, ainsi que l'opposent la commune de Bormes-les-Mimosas et la SAS Les Chalet de Marie Blanche, ces conclusions à fin d'annulation.

6. En dernier lieu, les requérants soutiennent que les conclusions présentées par la SAS Les Chalets de Marie Blanche sont irrecevables dès lors qu'elle n'est pas partie à l'instance. Cependant, il est de jurisprudence constante que le bénéficiaire d'une autorisation administrative individuelle est considéré comme partie à l'instance et doit, à ce titre, être mis dans la cause. En l'espèce, il ressort de l'arrêté du 5 septembre 2022 que le maire de Bormes-les-Mimosas a transféré à la SAS Les Chalets de Marie Blanche le bénéfice du permis de construire en litige délivré le 9 juillet 2021 à la SARL La Garriguette. Dans ces conditions, la SAS Les Chalets de Marie Blanche, qui est désormais bénéficiaire de l'arrêté du 9 juillet 2021, a intérêt à son maintien en vigueur et doit, dès lors, être mise dans la cause. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par les requérants doit être écartée.

7. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme C ne sont pas recevables à demander l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Bormes-les-Mimosas du 5 septembre 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2021 :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal ". L'article L. 2131-1 du même code dispose que : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. () Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes ".

9. Il ressort des termes de l'arrêté du maire de la commune de Bormes-les-Mimosas en date du 26 mai 2020, régulièrement notifié à l'intéressée, affiché en mairie et transmis au préfet du Var au titre du contrôle de légalité, que Mme A E a reçu délégation à l'effet de signer tout acte relatif à l'urbanisme, aux autorisations et droits du sols. Il y a lieu, par suite, d'écarter le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme en vigueur depuis le 25 novembre 2018 : " La délivrance antérieure d'une autorisation d'urbanisme sur un terrain donné ne fait pas obstacle au dépôt par le même bénéficiaire de ladite autorisation d'une nouvelle demande d'autorisation visant le même terrain. Le dépôt de cette nouvelle demande d'autorisation ne nécessite pas d'obtenir le retrait de l'autorisation précédemment délivrée et n'emporte pas retrait implicite de cette dernière ".

11. D'une part, il ressort des motifs exposés aux points 29 et suivants de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 11 mars 2021, désormais recouvert de l'autorité absolue de chose jugée sur ce point, que le permis de construire initial délivré le 17 décembre 2015 n'a pas été retiré implicitement par la délivrance d'un nouveau permis de construire sur le même terrain. Ainsi, à cette date, soit postérieurement à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, le permis de construire initial délivré le 17 décembre 2015 était toujours en vigueur. D'autre part, il ressort de l'article 2 du dispositif de ce même arrêt que le permis de construire initial a été annulé partiellement. Dès lors, le maire de Bormes-les-Mimosas a pu, sans commettre d'erreur de droit, délivrer un permis par un arrêté du 9 juillet 2021 afin de régulariser les vices entachant le permis de construire initial, ainsi que la cour administrative d'appel de Marseille l'y invitait aux points 44 et 45 de son arrêt et ainsi qu'il ressort de la notice explicative de demande de ce permis de construire. A cet égard, la circonstance que le maire de Bormes-les-Mimosas a, par son arrêté du 5 septembre 2022, uniquement transféré le permis de construire du 9 juillet 2021 est sans incidence sur sa qualification en tant que permis de régularisation. Les requérants ne sont, par suite, pas fondés à soutenir que l'arrêté du 9 juillet 2021 constitue un nouveau permis de construire.

12. En troisième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

13. Les requérants soutiennent, d'une part, que l'étendue de l'unité foncière indiquée dans le dossier de demande de permis de construire est erronée dès lors que la parcelle n° 529 dont la pétitionnaire est également propriétaire n'a pas été intégrée dans l'unité foncière du projet, d'autre part, que cette erreur n'a pas permis au service instructeur de s'assurer du respect des dispositions des articles UD 8, UD 9, UD 12 et UD 13 du règlement du PLU de Bormes-les-Mimosas. Cependant, non seulement il ne ressort d'aucune disposition de la règlementation d'urbanisme applicable que le pétitionnaire est tenu d'intégrer l'ensemble des parcelles d'un seul tenant dont il est propriétaire dans l'unité foncière de son projet, mais encore, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la SARL La Garriguette était propriétaire de la parcelle n° 529 à la date de l'arrêté attaqué. En outre, la demande de permis de construire ainsi que le formulaire cerfa désignent et délimitent clairement le terrain d'assiette du projet situé sur la parcelle cadastrée section AD n° 530. Enfin, au demeurant, il n'est pas établi, ainsi qu'il sera exposé aux points 14, 15 et 16 du présent jugement, que les modifications du projet autorisées en vertu de l'arrêté attaqué méconnaissent la règlementation d'urbanisme applicable. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire qui manque en droit et en fait, est écarté.

14. En quatrième lieu, les requérants soutiennent que le projet méconnaît les dispositions de l'article UD 9 du règlement du PLU de Bormes-les-Mimosas. Toutefois, il ressort des pièces du dossier de demande de permis en litige que le projet est inchangé depuis le permis de construire initial et que le permis attaqué régularise les vices constatés par la cour administrative d'appel de Marseille le 11 mars 2021 par la seule entrée en vigueur des nouvelles dispositions du PLU de Bormes-les-Mimosas à la suite de la délibération du 17 décembre 2015 modifiant le règlement de la zone UD. Dès lors, le permis de régularisation attaqué n'a ni pour objet ni pour effet de modifier l'emprise au sol des constructions autorisées en vertu du permis de construire initial. Ce moyen est, par suite, inopérant.

15. En cinquième lieu, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UD 12 du règlement de PLU de Bormes-les-Mimosas relatif au stationnement dès lors que l'arrêté attaqué n'a pas pour objet ni pour effet de modifier le nombre ni l'emplacement des places de stationnements prévues par le permis de construire initial.

16. En dernier lieu, les requérants ne peuvent également utilement soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UD 13 du règlement du PLU de Bormes-les-Mimosas relatives aux espaces verts dès lors que l'arrêté en litige n'a ni pour objet ni pour effet de modifier l'emprise ni l'emplacement des espaces verts prévus par le projet initial.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les consorts C ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Bormes-les-Mimosas en date du 9 juillet 2021.

Sur les frais d'instance :

18. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de M. et Mme C une somme de 1 000 euros au bénéfice tant de la commune de Bormes-les-Mimosas que de la SAS Les Chalets de Marie Blanche. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bormes-les-Mimosas, la SARL La Garriguette et la SAS Les Chalets de Marie Blanche, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que réclament les requérants au titre des frais liés au litige. Enfin, la SARL La Gariguette, qui ne justifie pas de l'engagement de frais non compris dans ses dépens dans le cadre de la présente instance, n'est pas fondée à solliciter le bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : M. et Mme C verseront tant à la commune de Bormes-les-Mimosas qu'à la SAS Les Chalets de Marie Blanche la somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur ce fondement par les requérants et la SARL La Gariguette sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B et Mme D C, à la commune de Bormes-les-Mimosas, à la SARL La Garriguette et à la SAS Les Chalets de Marie Blanche.

Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Bailleux, premier conseiller,

Mme Le Gars, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.

La rapporteure,

Signé :

H. LE GARS

Le président,

Signé :

J.-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

G. RICCI

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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