vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102630 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LEONARDI CATSICALIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 septembre 2021 et 11 mai 2023,
M. B A, représenté par Me Paraiso, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Ginasservis du 5 septembre 2020 par lequel celui-ci a accordé un permis de construire à la SCI RSHN pour des travaux de construction d'un ensemble commercial comprenant une brasserie et trois commerces sur un terrain situé au 24 rue Georges Cisson et cadastré section 66 AK 600 sur le territoire communal ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative d'introduire une action en démolition devant le juge judiciaire, en application des dispositions de l'article L. 480-13 du code de l'urbanisme ;
3°) d'assortir cette injonction d'une astreinte, sur le fondement des dispositions de l'article L. 480-13 du code de l'urbanisme, dont il faudra fixer le montant et la date d'effet ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Ginasservis une somme de 3 500 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable car elle a été présentée moins de deux mois après la décision explicite de rejet du recours gracieux par le maire de la commune de Ginasservis ;
- en l'absence d'affichage du permis de construire sur le terrain d'assiette du projet, les délais de recours n'ont pas commencé à courir ;
- il a la qualité de voisin immédiat, son habitation se trouvant à 4 mètres seulement de l'implantation de la future construction ; il dispose d'un intérêt à agir car le projet va avoir un impact sur les conditions d'occupation et de jouissance de son bien ; la construction projetée va entraîner une altération de la vue dont il dispose au nord de sa propriété, des nuisances sonores et olfactives et une détérioration des conditions de circulation ;
- la décision du 22 juillet 2021 de rejet de son recours gracieux par le maire de la commune de Ginasservis est illégale en méconnaissance des dispositions de l'article
L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision attaquée méconnait l'article 7 du titre II du plan local d'urbanisme en vigueur ; la construction projetée est située sur la limite séparative et est d'une hauteur de
8 mètres 50 par rapport au terrain naturel, sur une longueur de plus de 30 mètres ;
- la décision attaquée est illégale par exception d'illégalité du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le projet ne concerne pas un établissement d'intérêt collectif ou un service public, susceptibles de déroger à la règle d'implantation sur la limite séprative.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2022, la SCI RSHN, représentée par Me Catsicalis, conclut au rejet de la requête et demande à ce que le requérant soit condamné à payer une somme de 5 000 euros au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 3 000 euros à lui verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, car le requérant ne dispose d'aucun intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ; le permis de construire a bien été affiché sur le terrain à compter du 23 septembre 2020, ainsi que cela a été constaté par le garde-champêtre du village de Ginasservis ; le recours gracieux effectué le 31 mai 2021 et le recours contentieux effectué le 20 septembre 2021 sont donc tardifs ;
- le moyen d'insuffisance de motivation à l'encontre de la décision de rejet du recours gracieux est inopérant ;
- les autres moyens de la requête sont infondés ;
- la requête de M. A est abusive.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 février 2023, la commune de Ginasservis, représentée par Me Victoria, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir du requérant au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ; le permis de construire a bien été affiché sur le terrain à compter du 23 septembre 2020, ainsi que cela a été constaté par le garde-champêtre du village de Ginasservis ; le recours gracieux effectué le 31 mai 2021 et le recours contentieux effectué le 20 septembre 2021 sont donc tardifs ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UE 7 2) est inopérant en ce que le projet est situé en zone UE 2 et non en zone UE 1 ou UE 3 du plan local d'urbanisme de la commune.
Par ordonnance du 30 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 juin 2023 à 12 heures.
Un mémoire enregistré le 26 avril 2024 par Me Paraiso pour M. A n'a pas été communiqué, en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de la justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 mai 2024 :
- le rapport de M. Bailleux ;
- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;
- les observations de Me Paraiso, représentant M. A ;
- et les observations de Me Bronzani, représentant la commune de Ginasservis et la SCI RSHN.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI RSHN a déposé, le 13 novembre 2019, un permis de construire portant réalisation d'un Etablissement Recevant du Public (ERP) et création d'un ensemble commercial sur la commune de Ginasservis avec la construction d'un restaurant/brasserie et 3 locaux commerciaux sur la parcelle cadastrée section AK n°600, d'une surface de 280 m². Le permis de construire a été délivré par le maire de la commune de Ginasservis le 5 septembre 2020 à la SCI RSHN. M. A, propriétaire de la parcelle cadastrée section AK n°599, limitrophe du terrain d'assiette du projet, a demandé principalement dans sa requête l'annulation de cette décision en litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, s'il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté, l'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.
3. Il résulte de ce qui précède que le requérant ne peut utilement soutenir que la décision de rejet du recours gracieux du 22 juillet 2021 serait insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision du 22 juillet 2021 de rejet du recours gracieux de M. A doit être écarté comme étant inopérant.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 du titre 2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives 1) Les constructions doivent être implantées : Dans les secteurs Ue1 et Ue3 : à 4 mètres des limites séparatives. Dans les secteurs Ue2 : soit à 4 mètres soit en limite séparative. 2) Toutefois sont autorisées : L'édification de bâtiments jouxtant la limite séparative si la hauteur totale de la construction n'excède pas 3.20 mètres de haut et 7 mètres de longueur ou s'il existe déjà une construction sur cette limite, sous réserve que la nouvelle construction à édifier soit de hauteur et de longueur sensiblement égale à la construction existante. Des implantations différentes sont admises pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif. Dans les cas de restauration ou d'extension des constructions préexistantes. ". En outre, selon les dispositions de l'article R. 151-27 du code de l'urbanisme : " Les destinations de constructions sont : 1° Exploitation agricole et forestière ; 2° Habitation ; 3° Commerce et activités de service ; 4° Equipements d'intérêt collectif et services publics ; 5° Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire ".
5. Le requérant soutient que la construction projetée, qui serait selon lui d'une hauteur de 8 mètres 50 au-dessus du terrain naturel et d'une emprise de plus de 30 mètres, méconnaitrait les dispositions de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, d'une part, et ainsi que le fait valoir la société pétitionnaire, la hauteur maximale des constructions en zone UE 2, qui est, de 7 mètres à l'égout du toit, a été respectée en ce que cette hauteur à l'égout du toit est de 5,90 mètres. En outre, ainsi que le font valoir sur ce point la commune de Ginasservis et la SCI RSHN, le 2) de l'article 7 qui fixe des conditions pour l'implantation des constructions en limite séparative (de hauteur et d'emprise) concerne uniquement les constructions situées en zone UE 1 et UE 3 et non celles situées en zone UE 2. Pour les constructions situées en zone UE 2, selon le 1) de l'article 7, une implantation sur la limite séparative est possible sans conditions particulières. Il résulte de ce qui précède que l'implantation de la construction en limite séparative était possible, bien que les conditions fixées au 2) de l'article 7, qui au demeurant n'étaient pas applicables, n'étaient pas remplies.
6. Enfin, le requérant ne peut utilement soutenir que la construction projetée ne ressort pas de la catégorie " constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif " ou qu'elle ne constitue pas un cas de " restauration ou d'extension des constructions préexistantes ", car si ces catégories permettent d'autres implantations, y compris en zone UE 2, il résulte de ce qui précède que l'implantation en limite séparative de la construction était possible, sans limitation de hauteur autre que celle de la hauteur maximale des constructions à l'intérieur de la zone UE 2, dont il a été vu qu'elle a été respectée. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une violation de la loi en méconnaissance des dispositions de l'article UE 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, ce moyen tiré de la violation de la loi doit être écarté.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme : " Sous réserve de l'application des articles L. 600-12-1 et L. 442-14, l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale a pour effet de remettre en vigueur le schéma de cohérence territoriale, le plan local d'urbanisme, le document d'urbanisme en tenant lieu ou la carte communale immédiatement antérieur ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet () ".
8. Il résulte de l'article L. 600-12-1 que l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un document local d'urbanisme n'entraine pas l'illégalité des autorisations d'urbanisme délivrées lorsque cette annulation ou déclaration d'illégalité repose sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet en cause. Il appartient au juge, saisi d'un moyen tiré de l'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours contre une autorisation d'urbanisme, de vérifier d'abord si l'un au moins des motifs d'illégalité du document local d'urbanisme est en rapport direct avec les règles applicables à l'autorisation d'urbanisme. Un vice de légalité externe est étranger à ces règles, sauf s'il a été de nature à exercer une influence directe sur des règles d'urbanisme applicables au projet. En revanche, sauf s'il concerne des règles qui ne sont pas applicables au projet, un vice de légalité interne ne leur est pas étranger.
9. Lorsque le document local d'urbanisme sous l'empire duquel a été délivrée l'autorisation contestée est annulé ou déclaré illégal pour un ou plusieurs motifs non étrangers aux règles applicables au projet en cause et lorsque ce ou ces motifs affectent seulement une partie divisible du territoire que couvre le document local d'urbanisme, ce sont les dispositions du document immédiatement antérieur relatives à cette zone géographique qui sont remises en vigueur et c'est au regard de ces règles que doit être appréciée la légalité de l'autorisation. En outre, lorsqu'un motif d'illégalité non étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet est susceptible de conduire à remettre en vigueur tout ou partie du document local d'urbanisme immédiatement antérieur, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours en annulation d'une autorisation d'urbanisme ne peut être utilement soulevé que si le requérant soutient également que cette autorisation méconnaît les dispositions pertinentes ainsi remises en vigueur.
10. En l'espèce, si le requérant a entendu soulever le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme, il n'apporte pas de début de commencement de preuve au soutien de ce moyen. D'autre part, à supposer même que ce règlement de la zone UE, et en particulier son article 7 serait illégal, le requérant n'établit ni même n'allègue que la construction projetée méconnaitrait les dispositions d'urbanisme ainsi remises en vigueur par cette déclaration d'illégalité du plan local d'urbanisme.
11. Il ressort donc des pièces du dossier que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait illégale par exception d'illégalité du plan local d'urbanisme de la zone UE, et en particulier de son article UE 7. Il y a lieu ainsi d'écarter le moyen tiré de l'exception d'illégalité du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme.
12. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des moyens de la requête ayant été écartés, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de la requête, et par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction, et ce sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense dans ce dossier.
Sur les conclusions présentées par la SCI RSHN sur le fondement des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :
13. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
14. La faculté d'infliger une amende pour recours abusif constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de la société pétitionnaire demandant au juge de condamner M. A à verser une somme de 5 000 euros sur ce fondement ne peuvent qu'être rejetées. En outre, et au surplus, il ne résulte pas de l'instruction que la requête introduite par M. A revête un caractère abusif. Ainsi, les conclusions soulevées par la SCI RSHN sur le fondement des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Il y a lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de laisser à chaque partie la charge de ces frais.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles de la SCI RSHN, formulées sur le fondement des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Ginasservis et de la SCI RSHN formulées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. B A, à la commune de Ginasservis et à la SCI RSHN.
Délibéré après l'audience du 14 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
Le président,
Signé :
J-M. PRIVATLa greffière,
Signé :
K. BAILET
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026