lundi 18 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102845 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CARLHIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2021, M. B A, représenté par Me Carlhian, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions implicites de refus nées suite aux recours gracieux et hiérarchique le 12 octobre 2021, en vue de contester le courrier en date du 11 juillet 2021 par lequel le sous-directeur des ressources humaines et des relations sociales de l'administration pénitentiaire a informé le maire de la commune de Fréjus qu'un avis défavorable était émis à la demande de détachement présentée par M. A sur un emploi d'agent de police municipale à compter du 1er septembre 2021, révélant ainsi l'existence d'une décision de refus de détachement qui ne lui a pas été notifiée ;
2°) d'enjoindre à l'administration de faire droit à sa demande de détachement ou, à tout le moins, de réexaminer sa demande de détachement auprès de la commune de Fréjus, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au non-lieu à statuer, dès lors que, par arrêté du 24 janvier 2022, postérieurement à l'introduction de la requête, M. A a été placé en position de détachement pour une période d'un an à compter du 1er mars 2022.
Par un mémoire, enregistré le 20 novembre 2023, M. A, représenté par Me Carlhian, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte, l'intéressé ayant obtenu satisfaction, et confirme le maintien de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il résulte de l'instruction que, par arrêté du 24 janvier 2022 postérieur à l'introduction de la requête, M. A a été placé en position de détachement pour une période d'un an à compter du 1er mars 2022, en qualité de brigadier-chef principal de la police municipale de Fréjus, conformément à sa demande. Dès lors, ainsi que le défendeur et le requérant le font valoir, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte sont, dans les circonstances de l'espèce, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. En outre, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que M. A a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre ainsi à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros que le requérant demande à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. A.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 500 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Toulon, le 18 décembre 2023.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026