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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2103220

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2103220

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2103220
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantCHICHE - COHEN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une ordonnance du 30 novembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Marseille a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par Mme E, épouse B, Mme C B et Mme D B. Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Marseille le 9 novembre 2021 et un mémoire, enregistré le 17 janvier 2024, Mme A E, épouse B, Mme C B et Mme D B, agissant tant en leur nom propre qu'en leur qualité d'ayants droit de Mme F B, représentées par Me Cohen, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures : 1°) de condamner le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer et l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales à leur verser une indemnité de 187 771,66 euros, en réparation tant des préjudices subis par Mme F B que des préjudices qui leur sont propres, à la suite de son décès en date du 7 février 2018 ; 2°) de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer et de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales la somme de 3 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elles soutiennent que : - Mme B a été victime d'une infection nosocomiale et d'une faute médicale, ce qui est de nature à fonder l'indemnisation sur les dispositions du I et du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ; - elles peuvent obtenir l'indemnisation de l'ensemble de leurs préjudices extrapatrimoniaux, ainsi que de ceux subis par Mme B avant son décès. Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2022, le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, représenté par Me Zandotti conclut : 1°) à ce que les sommes sollicitées par les requérantes soient ramenées à de plus justes proportions ; 2°) au rejet de leurs prétentions au titre du préjudice d'angoisse, des frais d'assistance à expertise et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le taux de perte de chance subi doit être ramené à 48% ; - l'expert n'a pas retenu l'existence d'un préjudice d'angoisse ; - le préjudice tiré de la prise en charge de frais d'assistance résulte d'un choix personnel. Par un mémoire, enregistré le 5 octobre 2023 et un mémoire enregistré le 16 avril 2024 et non communiqué, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, représentée par Me Vergeloni, demande au tribunal : 1°) de condamner le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer à lui verser la somme de 39 056,05 euros au titre de ses débours définitifs, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 5 octobre 2023 et la capitalisation de ces intérêts à compter de la même date ; 2°) de condamner le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer à lui verser la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ; 3°) de mettre à la charge de l'établissement la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - elle a pris en charge des prestations pour le compte de son assurée sociale et que sa créance est définitive ; - seules les prestations strictement en lien avec l'accident du 7 novembre 2017 ont été comptabilisées. Deux mémoires produits par le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer ont été enregistrés, les 20 octobre 2023 et 12 avril 2024 et n'ont pas été communiqués, en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative. Le 9 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la prise en charge par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales des préjudices, au titre de la solidarité nationale, à hauteur de 40%. Par une ordonnance du 18 avril 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat. Un mémoire produit par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales a été enregistré le 24 avril 2024. Vu : - les autres pièces du dossier ; - les ordonnances du 8 septembre 2020 de la première vice-présidente du tribunal administratif de Marseille, en charge des expertises. Vu : - le code civil ; - le code de la santé publique ; - le code de la sécurité sociale ; - l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public, - les observations de Me Carosso, substituant Me Cohen, représentant les requérantes, - les observations de Me Saint-Oyant, substituant Me Zandotti, représentant le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, - les observations de Me Cardoso, représentant l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales. Considérant ce qui suit : 1. Le 7 novembre 2017, Mme F B, née le 4 juillet 1958, a été victime d'une syncope et s'est rendue au service des urgences du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS). Un bloc auriculo-ventriculaire de type 3 lui a été diagnostiqué. Elle a été hospitalisée en vue de la pose d'un stimulateur cardiaque ; les suites postopératoires ont été simples. Elle sera toutefois hospitalisée à nouveau le 13 novembre 2017, en raison d'un pic fébrile. Le 17 novembre 2017, un syndrome infectieux a été mis en évidence, constitué par le germe staphylococcus lugdunensis. La sortie de l'hôpital a été autorisée le 22 novembre 2017. Mme B sera néanmoins hospitalisée à plusieurs reprises le 31 décembre 2017, le 19 janvier 2018 où une endocardite infectieuse sera diagnostiquée, puis le 30 janvier 2018 à l'hôpital de la Timone à Marseille, où son stimulateur cardiaque sera enlevé. Après une évolution défavorable de son état de santé et une décision de limitation des actes thérapeutiques, Mme B est décédée le 7 février 2018. 2. Par un courrier du 28 août 2020, resté sans réponse, ses ayants droit, disposés à transiger, ont demandé au directeur du CHITS de leur verser une somme totale de 108 270,01 euros, en réparation de leurs préjudices. Sur la responsabilité du CHITS : 3. En vertu des dispositions du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, les établissements publics d'hospitalisation ne sont en principe responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. 4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la bactérie staphylococcus lugdunensis, un staphylocoque pathogène, a été contractée par Mme B dès le 7 novembre 2017, à l'occasion de la pose du stimulateur cardiaque. Cette bactérie a été mise en évidence par hémoculture le 17 novembre 2017. Or, le compte rendu de sortie de l'hôpital ne faisait mention que d'hémocultures négatives et de l'arrêt d'une antibiothérapie probabiliste. De même, alors que cette bactérie a été à nouveau mise en évidence par deux hémocultures du 30 décembre 2017, elle n'a pas plus été prise en compte. La bactériémie dont souffrait Mme B, à l'origine d'une endocardite mitrale, n'a été traitée par antibiothérapie qu'à compter du 18 janvier 2018. 5. Selon les experts, il y a eu un retard dans la mise en route de l'antibiothérapie, laquelle n'a donc pas été conforme aux règles de l'art, à l'origine de l'évolution défavorable de l'endocardite. Dans ces conditions, le CHITS a commis une faute de nature à engager sa responsabilité. 6. Le manquement du CHITS a entraîné pour Mme B une perte de chance de ne pas décéder des conséquences de l'infection, estimée à 60%. Il résulte de l'instruction que l'état de santé antérieur de la patiente a favorisé, dans une proportion évaluée à 20%, la survenue et le développement de cette infection. Néanmoins, cet état de santé antérieur n'est pas à l'origine des préjudices subis par Mme B. Il n'y a donc pas lieu, comme le demande l'hôpital, de minorer le taux de la perte de chance subie. Sur la réparation au titre de la solidarité nationale : 7. L'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique dispose que : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales () ". 8. Il résulte de l'instruction que la bactérie cutanée à staphylococcus lugdunensis, contractée par Mme B lors de l'intervention du 7 novembre 2017 a un caractère nosocomial et qu'aucune cause étrangère n'a été identifiée par les experts. Le taux de mortalité après une infection de ce type est de 40%. Il y a lieu de mettre à la charge de la solidarité nationale la réparation de cette fraction des préjudices. Sur les préjudices subis par Mme B : 9. Le droit à la réparation d'un dommage, quelle que soit sa nature, s'ouvre à la date à laquelle se produit le fait qui en est directement la cause. Si la victime du dommage décède avant d'avoir elle-même introduit une action en réparation, son droit, entré dans son patrimoine avant son décès, est transmis à ses héritiers. Chaque héritier a dès lors qualité, le cas échéant sans le concours des autres indivisaires, pour exercer l'action indemnitaire tendant à obtenir, au bénéfice de la succession, la réparation du préjudice subi. 10. Par l'attestation du notaire, établie le 12 mars 2018, les requérantes établissent leur qualité d'héritières et peuvent par suite exercer une action indemnitaire au bénéfice de la succession de Mme F B. En ce qui concerne le déficit fonctionnel : 11. Il résulte de l'instruction que Mme B a subi, entre le 13 novembre 2017 et le 17 janvier 2018, 41 jours de déficit fonctionnel à 100% (périodes d'hospitalisation), 9 jours de déficit fonctionnel à 25% (période de traitement antibiotique) ainsi que 37 jours de déficit fonctionnel à 10% (période de retour à domicile avec un syndrome infectieux). Dans les circonstances de l'espèce et sur la base d'un montant journalier de 14 euros pour un déficit total, il sera fait une exacte appréciation du déficit fonctionnel temporaire en le fixant à la somme de 657,3 euros. Il sera mis à la charge du CHITS la somme de 394,38 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 262,92 euros. En ce qui concerne le préjudice esthétique : 12. Le préjudice esthétique temporaire de Mme B a été évalué par l'expert à 4 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à 7 000 euros. Il sera mis à la charge du CHITS la somme de 4 200 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 2 800 euros. En ce qui concerne les souffrances endurées : 13. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par Mme B ont été évaluées par l'expert à 5 sur une échelle de 1 à 7. Ce poste de préjudice comprend l'ensemble des souffrances psychiques endurées par la patiente, de sorte que les requérantes ne sont pas fondées à demander l'indemnisation d'un préjudice d'angoisse distinct. Il y a lieu de réparer ce chef de préjudice par l'octroi d'une somme de 13 000 euros. Il sera mis à la charge du CHITS la somme de 7 800 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 5 200 euros. 14. Il résulte de ce qui précède que les préjudices de Mme F B entrés dans sa succession s'élèvent à 20 657,30 euros. Sur les préjudices des ayants-droit : En ce qui concerne les préjudices d'affection : 15. Mme A B, mère de Mme F B, a subi un préjudice d'affection en raison du décès de celle-ci. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice, compte tenu de leur cohabitation, en l'évaluant à 12 000 euros. Il sera mis à la charge du CHITS la somme de 7 200 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 4 800 euros. 16. Mmes C et D B, sœurs de Mme F B, ont subi un préjudice d'affection en raison du décès de celle-ci. Il sera fait une juste appréciation de leur préjudice en l'évaluant à 4 000 euros chacune. Il sera donc mis à la charge du CHITS la somme de 4 800 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 3 200 euros. En ce qui concerne les frais d'assistance à expertise : 17. Mme C B justifie s'être acquittée d'une somme de 1 200 euros pour la constitution du dossier médical et l'assistance lors de l'expertise médico-légale. Il sera mis à la charge du CHITS la somme de 720 euros et à la charge de l'ONIAM la somme de 480 euros. Sur les débours de la CPAM du Var : 18. L'alinéa 3 de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale prévoit que : " Les recours subrogatoires des caisses contre les tiers s'exercent poste par poste sur les seules indemnités qui réparent des préjudices qu'elles ont pris en charge, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel. " 19. Il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation d'imputabilité du 14 mai 2020 et de la notification des débours du 20 décembre 2021, que la CPAM du Var a servi des prestations à Mme B, présentant un lien direct avec sa prise en charge. Ces prestations sont constituées par des frais d'hospitalisation, médicaux, pharmaceutiques, d'appareillage, de transport et de franchises, pour un montant total de 65 093,41 euros. Elle est donc fondée à demander la condamnation du CHITS à lui rembourser la somme de 39 056,46 euros, correspondant à sa part de responsabilité. Sur les intérêts et la capitalisation : 20. La CPAM du Var a droit aux intérêts de la somme de 39 056,46 euros à compter de la date d'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal. 21. La capitalisation des intérêts a été demandée le 5 octobre 2023. A la date du présent jugement, il n'était pas dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter cette demande. Sur l'indemnité forfaitaire de gestion : 22. L'alinéa 9 de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale dispose : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros () ". Aux termes de l'article 1 de l'arrêté du 18 décembre 2023 visé ci-dessus : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024. " 23. En application de ces dispositions, la CPAM du Var a droit à une somme de 1 191 euros, qui doit être mise à la charge du CHITS. Sur le total des indemnités dues par le CHITS et par l'ONIAM : 24. Il résulte de tout ce qui précède, d'une part, que le CHITS doit verser les sommes de 12 394,38 euros à la succession de Mme F B, de 7 200 euros à Mme A B, de 3 120 euros à Mme C B, de 2 400 euros à Mme D B et d'autre part, que l'ONIAM doit verser les sommes de 8 262,92 euros à la succession de Mme F B, de 4 800 euros à Mme A B, de 2 080 euros à Mme C B et de 1 600 euros à Mme D B. Enfin, le CHITS doit verser à la CPAM du Var la somme totale de 40 247,46 euros. Sur les frais du litige : 25. En premier lieu, les frais et honoraires de l'expertise confiée aux docteurs Vidal et Sotto, liquidés et taxés à la somme totale de 2 725,11 euros, doivent être mis à la charge du CHITS et de l'ONIAM, parties perdantes dans cette instance. 26. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge conjointe et solidaire du CHITS et de l'ONIAM la somme de 1 500 euros à verser aux requérantes, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 27. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la CPAM du Var présentées sur le même fondement. D É C I D E :Article 1er : Le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer est condamné à verser les sommes de 12 394,38 euros à la succession de Mme F B, de 7 200 euros à Mme A B, de 3 120 euros à Mme C B et de 2 400 euros à Mme D B.Article 2 : L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales versera les sommes de 8 262,92 euros à la succession de Mme F B, de 4 800 euros à Mme A B, de 2 080 euros à Mme C B et de 1 600 euros à Mme D B.Article 3 : Le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Var la somme de 39 056,46 euros avec intérêts au taux légal à compter du 5 octobre 2023.Article 4 : Le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer versera à la caisse primaire d'assurance maladie du Var la somme de 1 191 euros, au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.Article 5 : Les frais de l'expertise, liquidés et taxés à la somme de 2 725,11 euros, sont mis à la charge conjointe et solidaire du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer et de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.Article 6 : Le centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer et l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales verseront aux requérantes, in solidum, la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, épouse B, au centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var. Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéF. POUPLYLa République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2103220

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