lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2103281 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CASSEL CABINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 décembre 2021, Mme D B, représentée par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 23 avril 2021 par la directrice du centre expert pour les ressources humaines du personnel civil du ministère de la défense afin de recouvrer un indu de rémunération d'un montant de 408,16 euros, ainsi que la décision du 28 octobre 2021 rejetant sa contestation dirigée contre ce titre ;
2°) de prononcer la décharge de la créance litigieuse ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- le titre de perception attaqué est entaché de vices de forme dès lors qu'il ne comporte ni signature ni mention permettant d'en identifier l'auteur, en violation des dispositions du premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la créance litigieuse n'est pas fondée car la requérante n'a perçu aucune indemnité journalière de sécurité sociale au titre des périodes en cause.
Par un mémoire enregistré le 6 novembre 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, le juge administratif est incompétent en ce qui concerne la créance relative aux indemnités journalières de la sécurité sociale ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la défense ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 décembre 2023 :
- le rapport de M. Cros ;
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes d'un contrat de travail conclu le 14 novembre 2019, Mme B a été engagée par la ministre des armées en qualité d'agent contractuel au titre des dispositions de l'article 6 sexies de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, lesquelles prévoient un tel recrutement " pour faire face à un accroissement temporaire ou saisonnier d'activité lorsque cette charge ne peut être assurée par des fonctionnaires ", afin d'exercer à temps complet des fonctions, relevant de la catégorie C, d'" assistante fiabilisation de la donnée RH/Solde " au centre expert des ressources humaines et de la solde situé à Toulon, pour une durée de six mois du 1er janvier au 30 juin 2020 inclus. Par un avenant n° 1 signé le 26 mai 2020, ce contrat a été prolongé pour une durée de cinq mois et vingt-neuf jours, soit du 1er juillet au 29 décembre 2020 inclus. Le 23 avril 2021, la directrice du centre expert pour les ressources humaines du personnel civil (CERH-PC) du ministère de la défense a émis à l'encontre de Mme B un titre de perception, pris en charge par la direction régionale des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine, afin de recouvrer un trop-perçu de rémunération d'un montant de 408,16 euros. Par un courriel du 27 juillet 2021, Mme B a formé contre ce titre de perception une contestation auprès du comptable public, que celui-ci a transmise à l'ordonnateur en application des dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Par une décision du 28 octobre 2021, la directrice du CERH-PC du ministère de la défense a rejeté cette contestation. Mme B demande au tribunal d'annuler le titre de perception émis le 23 avril 2021 ainsi que la décision du 28 octobre 2021, et de prononcer la décharge de la somme qui lui est réclamée.
Sur l'objet du titre de perception contesté :
2. Il résulte de l'instruction que Mme B a été placée en congé de maladie du 22 au 24 janvier 2020 inclus, puis du 24 juin au 8 juillet 2020 inclus. Pour la première de ces deux périodes, le titre de perception émis le 23 avril 2021 tend à obtenir le remboursement, pour un montant de 146,61 euros, de la rémunération à plein traitement perçue par Mme B, au motif que celle-ci ne bénéficiait pas d'un tel droit dès lors qu'elle ne justifiait pas encore de quatre mois de service. Pour la seconde période, le titre a pour objet de récupérer, pour un montant de 261,55 euros, les indemnités journalières de sécurité sociale que Mme B aurait perçues de l'assurance-maladie en plus de sa rémunération à plein traitement versée par le ministère des armées.
Sur l'exception d'incompétence de la juridiction administrative :
3. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale () ". Selon l'article L. 142-8 du même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : / 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ". Ces dispositions attribuent compétence au juge judiciaire pour connaître des litiges auxquels donne lieu l'application de la législation relative à la sécurité sociale. En ce qui concerne les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des collectivités publiques, le critère de la compétence des organismes du contentieux de la sécurité sociale est lié, non à la qualité des personnes en cause, mais à la nature même du différend.
4. Selon les articles L. 321-1 et L. 323-1 et suivants du code de la sécurité sociale, l'assurance maladie comporte pour l'assuré social le droit à une indemnité journalière s'il se trouve dans l'incapacité physique constatée par le médecin traitant, notamment du fait de maladie, de continuer ou reprendre le travail. Aux termes de l'article R. 323-11 du même code, lorsque le salaire est maintenu en totalité, l'employeur est subrogé de plein droit à l'assuré, quelles que soient les clauses du contrat, dans les droits de celui-ci aux indemnités journalières qui lui sont dues.
5. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit, le titre de perception litigieux a pour objet, en tant qu'il porte sur la période du 24 juin au 8 juillet 2020 inclus où Mme B a été placée en congé de maladie, de récupérer, pour un montant de 261,55 euros, les indemnités journalières de sécurité sociale dont elle aurait bénéficié en plus de sa rémunération à plein traitement. Dès lors, la contestation de l'intéressée se rattache sur ce point à la récupération de prestations versées à un assuré social en application du code de la sécurité sociale et, par suite, à l'application de la législation relative à la sécurité sociale. Ainsi que le Tribunal des conflits l'a jugé dans sa décision n° C3699 du 2 mars 2009, un tel litige relève par nature de la compétence des juridictions judiciaires. Si la requérante soutient n'avoir perçu aucune indemnité journalière de sécurité sociale au titre de la période en cause, ce moyen qui porte sur le fond du litige est sans incidence sur la nature de celui-ci et donc sur la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, l'exception d'incompétence de la juridiction administrative, opposée par le ministre des armées, doit être accueillie dans cette mesure.
6. Il s'ensuit que les conclusions de la requête de Mme B tendant à l'annulation du titre de perception émis le 23 avril 2021 et de la décision du 28 octobre 2021 rejetant sa contestation contre ce titre ainsi qu'à la décharge de la somme réclamée doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, en tant que ce titre de perception a pour objet de récupérer, pour un montant de 261,55 euros, les indemnités journalières de sécurité sociale que Mme B aurait perçues au titre de la période du 24 juin au 8 juillet 2020 inclus.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
7. Il résulte de ce qui précède que seules doivent être examinées au fond les conclusions de la requête de Mme B aux fins d'annulation et de décharge, en tant que le titre de perception contesté a pour objet de recouvrer, pour un montant de 146,61 euros, la rémunération à plein traitement perçue par Mme B au titre de la période du 22 au 24 janvier 2020 inclus pendant laquelle elle a été placée en congé de maladie.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la régularité formelle du titre de perception :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 117 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Les titres de perception émis en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables : / 1° Soit d'une contestation portant sur l'existence de la créance, son montant ou son exigibilité ; / 2° Soit d'une contestation portant sur la régularité du titre de perception () ". Selon l'article 118 du même décret : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. / La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent ".
9. Eu égard à l'objet d'une contestation dirigée contre un titre de perception sur le fondement des dispositions citées au point précédent, la décision prise par l'ordonnateur sur cette contestation a pour seul effet de lier le contentieux. Dès lors, les éventuels vices propres entachant cette décision sont sans incidence sur la solution du litige. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 28 octobre 2021 par laquelle la directrice du CERH-PC du ministère de la défense a rejeté la contestation formée par Mme B contre le titre de perception émis le 23 avril 2021 est inopérant.
10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'auteur du titre de perception émis le 23 avril 2021 est Mme A C, adjointe administrative du ministère de la défense au sein du bureau des recettes non fiscales, qui avait reçu délégation à cette fin par l'article 2 de la décision du 5 janvier 2021 de la directrice du CERH-PC du ministère de la défense portant délégation de signature électronique dans Chorus, publiée à l'édition chronologique n° 6 du 27 janvier 2021 du bulletin officiel des armées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de ce titre manque en fait.
11. En revanche, en troisième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ". Selon le B du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 : " Pour l'application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation ".
12. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'Etat doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas, en revanche, de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire.
13. Le titre de perception individuel adressé à Mme B se borne à mentionner qu'il a été émis par Mme A C par délégation de la directrice du CERH-PC du ministère de la défense. La seule mention d'une délégation ne permet pas de déterminer la qualité de Mme C. Dans ces conditions, l'auteur du titre de perception ne peut pas être identifié. Il s'ensuit que ce titre est entaché d'un vice de forme au regard des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
S'agissant du bien-fondé de la créance :
14. Aux termes de l'article 12 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat pris pour l'application des articles 7 et 7 bis de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " L'agent non titulaire en activité bénéficie, sur présentation d'un certificat médical, pendant une période de douze mois consécutifs si son utilisation est continue ou au cours d'une période comprenant trois cents jours de services effectifs si son utilisation est discontinue, de congés de maladie dans les limites suivantes : / Après quatre mois de services : / - un mois à plein traitement ; / - un mois à demi-traitement () ".
15. Mme B se borne à soutenir qu'elle n'a perçu aucune indemnité journalière de sécurité sociale au titre des deux périodes litigieuses pendant lesquelles elle a été placée en congé de maladie. Toutefois, ce moyen porte exclusivement sur le bien-fondé de la créance relative à la récupération de ces indemnités journalières, pour laquelle le juge administratif n'est pas compétent, ainsi qu'il a été dit. Un tel moyen est sans incidence sur le bien-fondé de la créance liée au remboursement de la rémunération à plein traitement que la requérante ne conteste pas avoir perçue du 22 au 24 janvier 2020 inclus, rémunération à laquelle le ministre des armées fait valoir sans être contredit qu'elle n'avait pas droit dès lors qu'elle ne justifiait pas de quatre mois de service depuis son recrutement le 1er janvier 2020, en application des dispositions citées au point 14. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que le titre de perception émis le 23 avril 2021 doit être annulé en tant qu'il a pour objet de recouvrer, pour un montant de 146,61 euros, la rémunération à plein traitement perçue par Mme B au titre de la période du 22 au 24 janvier 2020 inclus pendant laquelle elle a été placée en congé de maladie. La décision du 28 octobre 2021 rejetant la contestation formée par l'intéressée contre ce titre doit être annulée dans la même mesure.
En ce qui concerne les conclusions à fin de décharge :
17. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.
18. Il résulte de ce qui a été dit que le titre de recettes émis le 23 avril 2021 doit être annulé en raison seulement d'un motif de régularité formelle. Dès lors, les conclusions de Mme B tendant à la décharge de la créance en litige doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de Mme B tendant à l'annulation du titre de perception émis le 23 avril 2021 et de la décision du 28 octobre 2021 rejetant sa contestation ainsi qu'à la décharge de la somme réclamée sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, en tant que ce titre de perception a pour objet de récupérer, pour un montant de 261,55 euros, les indemnités journalières de sécurité sociale que l'intéressée aurait perçues au titre de la période du 24 juin au 8 juillet 2020 inclus.
Article 2 : Le titre de perception émis le 23 avril 2021 à l'encontre de Mme B ainsi que la décision du 28 octobre 2021 rejetant sa contestation sont annulés en tant que ce titre de perception a pour objet de recouvrer, pour un montant de 146,61 euros, la rémunération à plein traitement perçue par l'intéressée au titre de la période du 22 au 24 janvier 2020 inclus pendant laquelle elle a été placée en congé de maladie.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 18 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Cros, premier conseiller,
M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 08 janvier 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. CROS
La présidente,
Signé
M. BERNABEU
La greffière,
Signé
G. GUTH
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026