mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2103379 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | COUTELIER CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 décembre 2021, M. C et Mme B A, représentés par Me Coutelier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Sanary-sur-Mer a délivré à la société immobilière d'étude et de gestion le permis de construire en vue de la réalisation d'une villa sur la parcelle cadastrée section 123 AT n° 659 située avenue Marie Bonnafoux à Sanary-sur-Mer (83110), ensemble la décision portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sanary-sur-Mer une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir ;
- l'arrêté attaqué a été signé par une personne incompétente ;
- il est entaché de fraude eut égard à la hauteur de la construction et à la surface des espaces verts ;
- le dossier de permis de construire est insuffisant à l'aune des articles R. 431-8 et
R. 431-9 du code de l'urbanisme en raison de l'absence de mention de la surface de plancher démolie, de l'insuffisance des documents d'insertion du projet, de l'absence de production de l'acte authentique de servitude d'urbanisme et de l'absence de saisine pour avis du concessionnaire des réseaux d'eau.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, la commune de Sanary-sur-Mer conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2022, la société immobilière d'étude et de gestion, représentée par Me Consalvi, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose, à titre principal, une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants et fait valoir, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 20 mars 2024, M. et Mme A déclarent se désister de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 mars 2024 :
- le rapport de Mme Le Gars ;
- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;
- et les observations de Me Meulien représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 6 avril 2021, la société immobilière d'étude et de gestion a déposé une demande de permis de construire en vue de la réalisation d'une villa sur la parcelle cadastrée section 123 AT n° 659 située avenue Marie Bonnafoux à Sanary-sur-Mer. Par un arrêté du 13 juillet 2021, le maire de la commune de Sanary-sur-Mer a délivré le permis de construire sollicité. Par une décision du 12 octobre 2021, le maire de Sanary-sur-Mer a explicitement rejeté le recours gracieux exercé par M. et Mme A le 13 septembre 2021. M. et Mme A demandent l'annulation de ces deux décisions.
2. Par un mémoire enregistré le 20 mars 2024, les requérants déclarent se désister de l'instance à la suite d'un accord conclu avec la bénéficiaire du permis de construire en litige. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'une ou l'autre des parties, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les frais qu'elles ont exposés dans le cadre de la présente instance.
DECIDE
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. et Mme A.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société immobilière d'étude et de gestion et la commune de Sanary-sur-Mer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et à Mme B A, à la commune de Sanary-sur-Mer et à la société immobilière d'étude et de gestion.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
Signé :
H. LE GARS
Le président,
Signé :
J.-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026