vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200116 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | RICHER & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 janvier 2022 et le 30 août 2022,
M. A Charlois doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du
12 décembre 2021 par laquelle le maire de la commune de La Garde a implicitement rejeté sa demande de modification du règlement intérieur, approuvé par le conseil municipal le 10 juillet 2020.
Il soutient que le maire aurait dû modifier le règlement intérieur contesté dès lors que ce dernier ne prévoit pas un espace d'expression de l'opposition dans le bulletin municipal " L'hebdo ", le site internet de la commune et sa page Facebook en méconnaissance de l'article L. 2121-17 du code général des collectivités territoriales.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 1er juillet 2022 et le 23 avril 2024, la commune de La Garde, représentée par le cabinet Richer et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. Charlois la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que la requête ne sollicite pas l'annulation d'une décision administrative, qu'elle ne contient pas l'exposé de faits et de moyens ;
- à titre subsidiaire, les moyens sont infondés.
Par une ordonnance du 23 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 septembre 2024 :
- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur,
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,
- et les observations de M. Charlois, ainsi que celles de Me Meyer pour la commune de La Garde.
Considérant ce qui suit :
1. M. Charlois, conseiller municipal de l'opposition de la commune de La Garde, a adressé au maire de la commune un courrier le 6 octobre 2022 afin qu'il modifie le règlement intérieur pour permettre aux élus de l'opposition de publier dans un espace d'expression réservé, sur le bulletin municipal dénommé " l'hebdo ", sur le site internet de la commune et sur sa page Facebook. En l'absence de réponse du maire à ce courrier le 12 décembre 2022, une décision implicite de rejet est née. Par sa requête, M. Charlois demande l'annulation de ce rejet implicite.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 30 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de La Garde : " Le présent règlement peut faire l'objet de modifications sur proposition du Maire ou à la demande d'un tiers des membres en exercice de l'assemblée communale ".
3. M. Charlois soutient que le maire de La Garde aurait dû modifier le règlement intérieur conformément à l'article 30 dudit règlement dès lors que son article 29 méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Toutefois, il ressort des pièces que la demande du 6 octobre 2021, adressée au maire de La Garde aux fins de modifier le règlement intérieur, n'émane pas d'au moins un tiers des membres de l'assemblée communale, tel que le prévoit l'article 30 du règlement intérieur précité, mais exclusivement de M. Charlois. Par suite, le maire de La Garde était fondé à refuser sa demande.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de
M. Charlois la somme demandée par la commune de La Garde au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. Charlois est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de La Garde présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A Charlois et à la commune de La Garde.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller,
Mme Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
B. Quaglierini
Le président,
Signé
J.-F. Sauton
La greffière
Signé
B. Ballestracci
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026