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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200190

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200190

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200190
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantHOFFMANN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 janvier 2022 et le 13 février 2024, sous le numéro 2200190, Mme H A, représentée par Me Hoffmann, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2021-1557 en date du 26 novembre 2021 et l'arrêté n°2022-0012 du 3 janvier 2022 par lesquels la vice-présidente du centre communal d'action sociale (CCAS) de Toulon l'a placée en congé pour raison de santé dans l'attente de l'avis de la commission de réforme sur sa demande de prolongation de son accident de service intervenu le 3 mars 2020 ;

2°) de mettre à la charge du CCAS de Toulon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'auteur de ces décisions était incompétent pour les signer ;

- les décisions attaquées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne présentait aucun antécédent médical antérieurement à son accident de trajet, que ses douleurs et les soins ont persisté au-delà de la date de consolidation, fixée par le Docteur B le

4 octobre 2021, dont elle a contesté l'expertise le 9 décembre 2021 ;

- la CCAS devait lui reconnaître un congé d'invalidité temporaire imputable au service.

Par des mémoires en défense enregistrés le 22 mars 2022 et le 1er mars 2024, le CCAS de Toulon, représenté par sa vice-présidente en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.

Par une ordonnance du 10 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 juillet 2024.

II- Par une requête, enregistrée le 22 mars 2022, sous le numéro 2200803, Mme H A, représentée par Me Hoffmann, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2022/0644 en date du 1er mars 2022 par lequel la vice-présidente du CCAS de Toulon s'est prononcée défavorablement sur ses demandes de prolongation d'arrêt de travail consécutives à l'accident de travail du 3 mars 2020 et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 25 septembre 2021 au 31 mars 2022 ;

2°) de mettre à la charge du CCAS de Toulon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'auteur de ces décisions était incompétent pour les signer ;

- le CCAS a méconnu l'étendue de sa compétence en s'estimant lié par l'avis rendu par la commission de réforme ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne présentait aucun antécédent médical antérieurement à son accident de trajet, que ses douleurs et les soins ont persisté au-delà de la date de consolidation, fixée par le Docteur B le 4 octobre 2021, dont elle a contesté l'expertise le 9 décembre 2021 ;

- le CCAS devait lui reconnaître un congé d'invalidité temporaire imputable au service.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2022, le CCAS de Toulon, représenté par sa vice-présidente en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.

Par une ordonnance du 10 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 juillet 2024.

III- Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2022, sous le numéro 2202694, Mme H A, représentée par Me Hoffmann, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés n°2022-1340 et n°2022-1341 en date du 5 septembre 2022 par lesquels la vice-présidente du CCAS de Toulon, d'une part, a prolongé son congé pour raison médicale à plein puis demi-traitement, d'autre part, l'a placée en disponibilité d'office pour raison médicale à demi-traitement ;

2°) de mettre à la charge du CCAS de Toulon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'auteur de ces décisions était incompétent pour les signer ;

- les décisions attaquées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne présentait aucun antécédent médical antérieurement à son accident de trajet, que ses douleurs et les soins ont persisté au-delà de la date de consolidation, fixée par le Docteur B le

4 octobre 2021, dont elle a contesté l'expertise le 9 décembre 2021 ;

- la CCAS devait lui reconnaître un congé d'invalidité temporaire imputable au service.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2022, le CCAS de Toulon, représenté par sa vice-présidente en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.

Par une ordonnance du 10 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 juillet 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 septembre 2024 :

- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur,

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,

- et les observations de Me Hoffmann pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjointe administrative principale de 2ème classe, est affectée au service restauration du centre communal d'action sociale de Toulon (CCAS) en tant que secrétaire administrative- économe. Le 3 mars 2020, l'intéressée a été victime d'un accident de trajet survenu sur le parc de stationnement de son lieu de travail en descendant de son véhicule, lui occasionnant des traumatismes aux genou et poignet gauches. Une expertise médicale a été diligentée par le CCAS le 4 octobre 2021 et, par un arrêté du 18 octobre 2021, ce dernier a décidé que l'état de santé de Mme A était consolidé avec séquelles au 3 mai 2020. Adressant un certificat médical rédigé par le Docteur F le 19 octobre 2021, Mme A a demandé au CCAS une prolongation de son arrêt de travail consécutif à son accident de trajet précité. Par arrêté n°2021-1557 du 26 novembre 2021, puis n° 2022-0012 du 3 janvier 2022, l'intéressée a été placée en congé pour raison de santé dans l'attente de l'avis de la commission de réforme. Par sa première requête, l'intéressée demande l'annulation de ces deux arrêtés.

2. Par un procès-verbal de séance du 24 février 2022, la commission de réforme a rendu un avis défavorable quant à l'imputabilité au service de la prolongation des arrêts de travail demandée par la requérante et, par un arrêté n°2022-0644 du 1er mars 2022, le CCAS a décidé que les arrêts de travail de la période du 25 novembre 2021 au 31 mars 2022 ne sont pas en lien avec l'accident de trajet du 3 mars 2020, les qualifiant de congés de maladie ordinaire. Par sa deuxième requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.

3. La période de congé de maladie ordinaire ayant été prolongée à deux reprises, le CCAS a informé Mme A, par un courrier du 5 septembre 2022, que ses droits seraient épuisés à compter du 25 novembre 2022 et que le conseil médical en formation restreinte serait consulté en vue de son placement en disponibilité d'office pour raisons médicales à demi-traitement. Par avis du 5 septembre 2022, le conseil médical a rendu un avis favorable au placement de Mme A en disponibilité d'office pour des raisons médicales et, par arrêtés n°2022-1340 et n°2022-1341 du

5 septembre 2022, l'intéressée a été placée, d'une part, en congé de maladie ordinaire du

1er septembre 2022 au 24 novembre 2022, à plein puis à demi-traitement, d'autre part en disponibilité d'office pour raisons médicales à demi-traitement à compter du 25 novembre 2022. Par sa troisième requête, l'intéressée demande l'annulation de ces deux arrêtés.

4. Les requêtes n°2200190, n°2200803 et n°2202694 introduites par Mme A, concernent la situation de cette même fonctionnaire. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens tirés de la compétence des auteurs des décisions attaquées :

5. Il ressort des pièces du dossier que par délibérations n°2020-1202 du 23 juillet 2020 et n°2022-1446 du 6 octobre 2022, le président du CCAS a donné délégation de fonctions à Mme G E afin de signer les " actes et correspondances de gestion administrative du personnel relatifs au déroulement de la carrière des agents, (arrêtés, décisions, ordres de services, congés, absences, promotion interne, avancement de grade) ". Par ailleurs, l'article 3 de ces délégations prévoit que " En cas d'absence ou d'empêchement de Madame E, la signature des actes pour lesquels délégation de fonctions lui a été consentie sera exercée par Madame D C, Directeur Général ". Il s'ensuit que les moyens tirés de l'incompétence des auteurs des décisions attaquées signées par Madame D C manquent en fait.

En ce qui concerne l'erreur de droit quant à l'absence de reconnaissance d'imputabilité au service des prolongations d'arrêt de travail de Mme A :

6. D'une part, aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, codifié aux articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique : " I- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service (). / III- Est reconnu imputable au service, lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit en apportent la preuve ou lorsque l'enquête permet à l'autorité administrative de disposer des éléments suffisants, l'accident de trajet dont est victime le fonctionnaire qui se produit sur le parcours habituel entre le lieu où s'accomplit son service et sa résidence ou son lieu de restauration et pendant la durée normale pour l'effectuer, sauf si un fait personnel du fonctionnaire ou toute autre circonstance particulière étrangère notamment aux nécessités de la vie courante est de nature à détacher l'accident du service () ".

7. D'autre part, aux termes de l'article 37-5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 susvisé : " Pour se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident ou de la maladie, l'autorité territoriale dispose d'un délai : / 1° En cas d'accident, d'un mois à compter de la date de réception de la déclaration prévue à l'article 37-2 ; () / Au terme de ces délais, lorsque l'instruction par l'autorité territoriale n'est pas terminée, l'agent est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire pour la durée d'incapacité de travail indiquée sur le certificat médical prévu au 2° de l'article 37-2 ou au dernier alinéa de l'article 37-9. () ". De même, l'article 37-9 du même décret prévoit que : " Au terme de l'instruction, l'autorité territoriale se prononce sur l'imputabilité au service et, le cas échéant, place le fonctionnaire en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la durée de l'arrêt de travail. Lorsque l'administration ne constate pas l'imputabilité au service, elle retire sa décision de placement à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service et procède aux mesures nécessaires au reversement des sommes indûment versées ".

8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le CCAS a saisi le 14 décembre 2021 la commission de réforme afin qu'elle se prononce sur la prolongation de l'arrêt de travail de Mme A à compter du 25 novembre 2021 et qu'elle donne un avis sur son taux d'incapacité permanente partielle. Ladite commission a rendu son avis par un procès-verbal de séance du

24 février 2022. Dès lors, en plaçant Mme A en " congé pour raison de santé dans l'attente de l'avis de la commission de réforme " par arrêtés du 26 novembre 2021 et du 3 janvier 2022, sous le régime du congé maladie ordinaire, le CCAS de Toulon a méconnu les dispositions citées au point 6 qui prévoient le placement provisoire en congé d'invalidité temporaire imputable au service. Il s'ensuit que les arrêtés du 26 novembre 2021 et du 3 janvier 2022 doivent être annulés.

9. En second lieu, la requérante soutient qu'elle aurait dû également être placée provisoirement en congé d'invalidité temporaire imputable au service postérieurement à l'avis du 24 février 2022 de la commission de réforme. Toutefois, dès lors que le CCAS s'est prononcé défavorablement sur l'imputabilité au service des demandes de prolongations des arrêts de travail de Mme A, par ses arrêtés n°2022/0644 du 1er mars 2022, n°2022/1340 et n°2022/1341 du

5 septembre 2022, visant l'avis de la commission de réforme intervenu dès le 24 février 2022, Mme A ne pouvait ainsi être légalement placée provisoirement en congé d'invalidité temporaire imputable au service. Dès lors, la requérante ne peut utilement invoquer les dispositions citées au point 6 concernant les arrêtés n°2022/0644 du 1er mars 2022, et les arrêtés n°2022-1340 et n°2022-1341 du 5 septembre 2022.

En ce qui concerne l'erreur d'appréciation quant à l'imputabilité au service de la prolongation des arrêts de travail de Mme A :

10. Selon l'article 37-17 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 : " Lorsqu'il est guéri ou que les lésions résultant de l'accident de service, de l'accident de trajet ou de la maladie professionnelle sont stabilisées, le fonctionnaire transmet à l'autorité territoriale un certificat médical final de guérison ou de consolidation. / Toute modification de l'état de santé du fonctionnaire constatée médicalement postérieurement à la date de guérison apparente ou de consolidation de la blessure qui nécessite un traitement médical peut donner lieu à un nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. / La rechute est déclarée dans le délai d'un mois à compter de sa constatation médicale. La déclaration est transmise dans les formes prévues à l'article 37-2 à l'autorité territoriale dont relève le fonctionnaire à la date de cette déclaration. / L'autorité territoriale apprécie la demande de l'agent dans les conditions prévues au présent titre ". Lorsqu'elle apprécie la date de consolidation de la blessure ou de l'état de santé d'un agent à la suite d'un accident de service, la commission de réforme se borne à émettre un avis. Le pouvoir de décision appartient à l'autorité administrative dont relève l'agent, éclairée par cet avis. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur la date de consolidation retenue par l'autorité administrative.

11. En premier lieu, en mentionnant l'avis défavorable du 24 février 2022 de la commission de réforme, le CCAS s'en est approprié la teneur, sans qu'il soit établi qu'il se serait estimé lié par un tel avis, tel que le soutient Mme A, pour fonder sa décision de la placer en congé de maladie ordinaire par son arrêté n°2022-0644 du 1er mars 2022.

12. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté n°2021-1381 du 18 octobre 2021, le CCAS a fixé au 30 septembre 2021 la date de consolidation des séquelles subies par Mme A lors de son accident de trajet survenu le 3 mars 2020. La requérante, qui soutient que les prolongations de ses arrêts de travail sont imputables au service, doit être ainsi regardée comme excipant de l'illégalité de l'arrêté n°2021-1381 du 18 octobre 2021 précité dans ses trois requêtes. Elle expose que, consécutivement à sa date de consolidation, ses douleurs ont perduré et que des soins ont dû lui être prescrits. Toutefois, d'une part, le CCAS de Toulon fait valoir dans son mémoire en défense du 2 juin 2022, sans être contesté, que l'arrêté du 18 octobre 2021 et l'expertise médicale du 4 octobre 2021 ont été notifiés à l'intéressée par courrier interne le

21 octobre 2021. Dans ces conditions, l'arrêté du 18 octobre 2021 est devenu définitif faute d'avoir fait l'objet d'un recours contentieux dans les délais et son illégalité invoquée par la requérante par la voie de l'exception doit ainsi être écartée comme étant irrecevable. D'autre part, en toute hypothèse, il ressort du courriel en réponse du Docteur B à Mme A, en date du

9 décembre 2021, que les lésions occasionnées par l'accident de trajet se sont limitées à une " entorse bégnine " du genou dont la guérison est intervenue au bout de deux mois. Par ailleurs, selon l'expert médical, la survenance dudit accident a révélé une pathologie préexistante et asymptomatique d'arthrose du genou dont les lésions, n'étant pas dues à l'accident, ne sauraient être reconnues comme étant imputables au service. Par ailleurs, les seules circonstances que les douleurs subies par l'intéressée et la prise de son traitement aient perduré au-delà de la date de consolidation contestée ne suffisent pas à établir que le CCAS aurait commis une erreur d'appréciation s'agissant de la date de consolidation fixée par son arrêté n°2021-181 du 18 octobre 2021. Ainsi, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la pathologie ayant conduit à une prolongation de ses arrêts de travail, postérieurement à la consolidation de ses blessures, est imputable au service.

13. Il résulte de tout ce qui précède que seuls les arrêtés n°2021-1557 du 26 novembre 2021 et n°2022-0012 du 3 janvier 2022 doivent être annulés.

Sur les frais liés à l'instance :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CCAS de Toulon la somme de 1 000 euros demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens conformément aux dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions du CCAS de Toulon au titre de ce même fondement sont, en revanche, rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté n°2021-1557 du 26 novembre 2021 et l'arrêté n°2022-0012 du 3 janvier 2022 sont annulés.

Article 2 : Le CCAS de Toulon versera à Mme A la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 : Les conclusions du CCAS de Toulon présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme H A et au centre communal d'action sociale de Toulon.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Sauton, président,

M. Quaglierini, premier conseiller,

Mme Martin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

B. Quaglierini

Le président,

Signé

J.-F. Sauton

La greffière

Signé

B. Ballestracci

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier.

2,2200803,2202694

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