LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200441

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200441

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200441
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantHOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 février et 11 octobre 2022, M. C B, représenté par Me Hollet, demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision du 19 janvier 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers l'a suspendu de ses fonctions à compter du 20 janvier 2022, jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination ; 2°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers la somme de 960 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la décision a été édictée en méconnaissance du principe du contradictoire, en l'état d'une sanction disciplinaire ; - elle méconnaît son droit au travail ; - elle porte atteinte à sa liberté d'aller et de venir ; - elle porte atteinte, comme l'article 12 de la loi du 5 août 2021, au principe d'égalité ; elle instaure un traitement différencié contraire aux dispositions des articles L. 832-1 et L. 1121-1 du code du travail ; - elle méconnaît les principes du consentement libre et éclairé ; - elle contrevient à l'inviolabilité du corps humain ; - elle porte atteinte au principe de dignité de l'être humain, au regard des stipulations des articles 1 et 5 de la convention sur les droits de l'homme et de la biomédecine d'Oviedo du 4 avril 1997 ; les lois des 5 août et 9 septembre 2021 méconnaissent également ces stipulations ; - elle est incompatible avec la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie ; - elle est illégale, dès lors qu'il était placé en congé de maladie ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; - la vaccination des professionnels de santé n'est pas obligatoire, en l'absence d'un avis de la haute autorité de santé et du décret mentionné au II de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 ; - les vaccins disponibles sur le marché français ne le sont qu'à titre expérimental. Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2022, le directeur du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers conclut au rejet de la requête. Il soutient que : - le requérant ayant régularisé sa situation professionnelle, la requête est devenue caduque ; - les moyens soulevés ne sont pas fondés. Vu : - les autres pièces du dossier ; - l'ordonnance n° 2200551 du 10 mars 2022 du juge des référés. Vu le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public, - les observations de Me Hollet, représentant M. B. Considérant ce qui suit : 1. M. C B est technicien hospitalier, affecté au centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers. Le 2 décembre 2020, sa pathologie a été reconnue imputable au service, à compter du 27 juillet 2020. Le 19 janvier 2022, il a été suspendu de ses fonctions à compter du 20 janvier suivant. Le 6 avril 2022, il a transmis à son employeur un certificat de rétablissement. Par un arrêté du 4 mai 2022, la suspension prononcée à son encontre a été levée à compter du 4 avril 2022. Par deux arrêtés du 1er juin 2022, la suspension de fonctions a été levée à compter du 19 janvier 2022 et M. B a été placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service, du 19 janvier au 14 juin 2022. Sur l'exception de non-lieu à statuer : 2. Par un arrêté du 1er juin 2022, postérieur à l'introduction du recours, le directeur du centre hospitalier a " levé " la suspension de fonctions de M. B à compter du 19 janvier 2022, date de validité du certificat médical établi par le docteur A. Ce faisant, le directeur de l'établissement doit être regardé comme ayant retiré la décision attaquée. Ainsi les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. Sur les frais du litige : 3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers la somme de 960 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.D É C I D E :Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision du 19 janvier 2022 du directeur du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers.Article 2 : Le centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers versera à M. B la somme de 960 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur du centre hospitalier d'Hyères-les-Palmiers.Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,Signé A.CAILLEAUX La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2200441

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions