vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200482 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 février 2022 et le 30 octobre 2023, la SAS Promotion Pichet, représentée par Me Stephan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 15 décembre 2021 par lequel le préfet du Var a refusé sa demande de défrichement de ses parcelles situées à Fréjus au lieu-dit Counillier ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var, à titre principal, de délivrer l'autorisation de défrichement sollicitée, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que :
- la demande de défrichement ne porte pas sur l'espace boisé classé qui jouxte le projet de construction, sans l'empiéter ;
- les études d'impact jointes au dossier de demande de défrichement démontrent l'absence d'incidence du projet sur les sites Natura 2000 ;
- le terrain d'assiette du projet a fait l'objet d'inventaires précis et approfondis pour procéder à la prospection de l'habitat, de la faune et de la flore en indiquant son état initial et les impacts du projet ;
- ledit terrain est situé à 200 mètres du Vallon de Valescure et n'est pas intégré dans la continuité écologique de ce dernier ;
- les mesures " éviter, réduire, compenser " dans les études d'impact jointes à la demande de défrichement suivent le protocole de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) concernant les tortues d'Hermann et le projet n'aura pas d'impact sur les chiroptères en l'absence d'espèce inventoriée ;
- les inventaires réalisés dans le cadre des études d'impact apportent des explications précises sur les recherches infructueuses d'espèces autres que les tortues d'Hermann sur les parcelles en cause ;
- le terrain d'assiette du projet ne se situe pas en risque " fort " d'inondation et le dossier de déclaration au titre de la loi sur l'eau ainsi que les études d'impact jointes au dossier de demande de défrichement concluent à l'absence de risques d'inondation par débordement et par ruissellement des eaux pluviales.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.
Par une ordonnance du 29 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code forestier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 septembre 2024 :
- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur,
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lopasso pour la SAS Promotion Pichet, ainsi que celles de Mme A pour le préfet du Var.
Considérant ce qui suit :
1. En vue de réaliser un ensemble immobilier comprenant 3 bâtiments d'une surface de plancher totale de 4 713 m² comportant 77 logements, dont 37 logements sociaux et 40 logements locatifs intermédiaires, ainsi que 113 places de stationnement, la SAS Promotion Pichet a déposé une demande d'autorisation de défrichement sur deux parcelles, cadastrées section AW n°113 et n°114, situées à Fréjus. L'autorité publique a confirmé la réception du dossier par lettre du 14 juin 2021 et a indiqué que l'opération était soumise à étude d'impact environnemental, à consultation publique, ainsi qu'à reconnaissance de l'état du bois à défricher. Par avis du 18 août 2021, la mission régionale d'autorité environnementale de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (MRAE) a formulé des recommandations appelant la société pétitionnaire à apporter des précisions portant sur son étude d'impact. Une étude d'impact complémentaire du 13 septembre 2021 a ainsi été jointe à la demande initiale de la pétitionnaire. Par un arrêté du 15 décembre 2021, le préfet du Var a refusé la demande de défrichement et, par sa présente requête, la SAS Promotion Pichet demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la protection de l'espace boisé classé sur les parcelles en litige :
2. Aux termes de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme : " Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. / Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier. () ".
3. Pour refuser la demande de défrichement sollicitée, le préfet a relevé que le plan de la zone à défricher transmis avec la demande d'autorisation empiète, pour partie, sur un espace boisé classé (EBC) défini dans le plan local d'urbanisme (PLU). La requérante soutient, au contraire, que le projet ne recouvre pas l'EBC qui jouxte les bâtiments projetés et que l'étude d'impact le précise expressément en prévoyant une mesure d'évitement visant à " préserver l'espace boisé classé ".
4. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la requérante a fourni des plans, également joints aux deux études d'impact, matérialisant une surface d'EBC ne coïncidant pas avec celle définie sur le site geoportail-urbanisme.fr, librement accessible tant au juge qu'aux parties. Il apparait ainsi un empiètement par le projet sur une partie de l'EBC. Il s'ensuit que le préfet était fondé à refuser la demande de défrichement demandée par la SAS Promotion Pichet.
En ce qui concerne les insuffisances de l'étude d'impact jointe à la demande de défrichement :
5. Aux termes de l'article R. 341-1 du code forestier : " La demande d'autorisation de défrichement est adressée par tout moyen permettant d'établir date certaine au préfet du département où sont situés les terrains à défricher. () La demande est accompagnée d'un dossier comprenant les informations et documents suivants : () 8° S'il y a lieu, l'étude d'impact réalisée en application de l'article L. 122-1 du code de l'environnement () ". L'article R. 122-5 du code de l'environnement définit le contenu de l'étude d'impact qui est proportionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d'être affectée par le projet, à l'importance et la nature des travaux, ouvrages et aménagements projetés et à leurs incidences prévisibles sur l'environnement ou la santé humaine. Les inexactitudes, omissions ou insuffisances d'une étude d'impact ne sont susceptibles de vicier la procédure et donc d'entraîner l'illégalité de la décision prise au vu de cette étude que si elles ont pu avoir pour effet de nuire à l'information complète de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative.
6. En premier lieu, pour refuser la demande de défrichement sollicitée par la société pétitionnaire, le préfet a relevé que n'était pas jointe à la demande une étude portant sur les continuités écologiques locales, alors que plusieurs espèces de chiroptères sont abritées à proximité du terrain d'assiette du projet et peuvent ainsi l'utiliser. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que dans son " formulaire simplifié des incidences Natura 2000 " du 10 décembre 2019, la société pétitionnaire a précisément situé chaque zone intégrée au réseau Natura 2000 vis-à-vis du terrain d'assiette du projet, lequel est éloigné et séparé desdites zones par une trame urbaine dense. Ce formulaire simplifié relève, en outre, qu'aucune espèce de chiroptères n'a été observée sur le site et que les espèces avifaunes qui s'y trouvent sont communes des zones boisées méditerranéennes. Ces constats ont, par la suite, été confirmés par " l'étude d'impacts complément 2021 - Addendum " qui, s'agissant des chiroptères, précise que lors de prospections sur le terrain, aucune espèce ni aucun gîte potentiel n'ont été recensés, envisageant tout de même la possibilité que le terrain en cause puisse être une zone de chasse ou de transit. Ainsi, compte tenu de la situation de terrain d'assiette du projet vis-à-vis des zones intégrées au réseau Natura 2000, de l'absence de chiroptères et de gîtes potentiels inventoriés sur le terrain, la société requérante a suffisamment démontré que le projet en litige est sans incidence sur les objectifs de Natura 2000. Il s'ensuit que le motif tiré de la méconnaissance des objectifs de conservation des sites Natura 2000 voisins n'est pas fondé.
7. En deuxième lieu, pour s'opposer à la demande de défrichement en litige, le préfet relève l'absence de cartographie localisant les espèces inventoriées et leurs habitats potentiels ainsi que l'absence d'éléments chiffrés objectifs concernant des espèces impactées.
8. Il ressort de " l'étude d'impacts complément 2021 - Addendum ", que des " prospections et inventaires terrains ont été effectués sur 3 saisons, allant de septembre 2020 à Mai 2021 afin d'apprécier les enjeux écologiques relatifs aux habitats naturels, à la flore ainsi qu'à la faune (insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères) " et qu'au total " 10 inventaires naturalistes sur site ont été réalisés ". En outre, ladite étude précise que " le site du projet étant localisé au sein de la Zone naturelle d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique " Plaine et Vallon de Valescure" il est indispensable d'étudier la potentialité de présence des espèces déterminantes de cette ZNIEFF afin de s'assurer qu'elles ont bien été prises en compte dans les mesures mises en place pour empêcher tout impact du projet sur ces espèces ". Ainsi, en procédant à l'inventaire des espèces présentes et potentielles sur le terrain d'assiette du projet, suivant une méthodologie n'étant pas contestée par le préfet, la SAS Promotion Pichet a suffisamment étayé et documenté son étude d'impact afin que l'autorité publique puisse apprécier l'état initial de l'évaluation écologique, ainsi que les impacts bruts du projet pour la faune. Il s'ensuit que le motif tiré de l'absence de cartographie localisant les espèces inventoriées et leurs habitats potentiels, ainsi que l'absence d'éléments chiffrés objectifs concernant des espèces impactées n'est pas fondé.
9. En troisième lieu, le préfet relève que la position du terrain d'assiette du projet n'est pas précisée au sein du réseau de continuités écologiques du vallon de Valescure et n'analyse pas les conséquences sur celles-ci. Toutefois, il ressort de " l'étude d'impacts complément 2021 - Addendum " que " l'implantation du projet n'est pas localisée dans une continuité écologique identifiée par le [schéma régional de cohérence écologique] SRCE " mais qu'il " est prévu en retrait du cours d'eau Vallon de Valescure, dans un terrain enclavé par une trame urbaine ", comprenant " des parcelles sous forte influence anthropique qui ne sont pas les plus propices à l'accueil de la faune, qui peut trouver un réseau conséquent d'habitats favorables à proximité au niveau de l'entité naturelle du Vallon de Valescure à l'Ouest du site ". En outre, ladite étude conclut que " L'accentuation de son artificialisation avec la réalisation du projet prévu par Promotion Pichet ne perturbe en outre pas les fonctionnalités du Vallon, dans la mesure où la zone d'étude vient en continuité d'une zone déjà urbanisée et qu'aucune continuité écologique ne sera interrompue ". Ainsi, contrairement à ce que fait valoir le préfet, l'étude d'impact contient des éléments suffisants pour apprécier les conséquences du projet sur les continuités écologiques du vallon de Valescure. Par suite, le motif tiré de l'absence d'analyse des continuités écologiques vis-à-vis du projet en litige n'est pas fondé.
10. En quatrième et dernier lieu, dans sa décision contestée, le préfet oppose à la société pétitionnaire de ne pas avoir prévu de mesures d'évitement ou de réduction pour supprimer le risque de destruction d'habitats favorables à la tortue d'Hermann ou l'altération de l'habitat de chasse des chiroptères. Toutefois, d'une part, il ressort de " l'étude d'impacts complément 2021 - Addendum " que des mesures d'évitement ont été spécifiquement prévues afin d'assurer " le sauvetage des tortues d'Hermann ", " visant à capturer et déplacer les individus fréquentant la zone d'étude ". D'autre part, ladite étude d'impact prévoit également des " mesures d'adaptation du calendrier des travaux de défrichement à la phénologie des espèces d'oiseaux et de chiroptères " visant à organiser les travaux en dehors des périodes d'hibernation ou de gestation durant lesquelles les chiroptères sont vulnérables. Si le préfet fait valoir que l'efficacité de cette dernière mesure n'est pas démontrée, il n'assortit son moyen en défense d'aucun élément permettant d'en apprécier son bien-fondé, se bornant seulement à alléguer que le calendrier de chantier serait bien trop contraignant à respecter. Partant, le motif tiré de l'absence de mesures " éviter, réduire, compenser " (ERC) n'est pas fondé.
En ce qui concerne la préservation de l'équilibre biologique du site en cause :
11. Aux termes de l'article L. 341-5 du code forestier : " L'autorisation de défrichement peut être refusée lorsque la conservation des bois et forêts ou des massifs qu'ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à une ou plusieurs des fonctions suivantes () 8° À l'équilibre biologique d'une région ou d'un territoire présentant un intérêt remarquable et motivé du point de vue de la préservation des espèces animales ou végétales et de l'écosystème ou au bien-être de la population () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que la demande de défrichement ne porte que sur une surface de 7 842 m2 sur laquelle l'étude d'impact n'inventorie la présence d'aucune espèce protégée à l'exception des tortues d'Hermann et, qu'en toute hypothèse, des mesures destinées à l'évitement, la réduction et la compensation ont été prévues afin de limiter les incidences du défrichement sur l'équilibre biologique des parcelles en cause. Dès lors, en se bornant à opposer les dispositions de l'article L. 341-5 du code forestier précité sans pour autant établir une atteinte à l'équilibre biologique du terrain d'assiette du projet, le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 341-5 du code forestier précité n'est pas fondé.
En ce qui concerne le risque inondation du site en cause :
13. Aux termes de l'article L. 341-5 du code forestier : " L'autorisation de défrichement peut être refusée lorsque la conservation des bois et forêts ou des massifs qu'ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à une ou plusieurs des fonctions suivantes : () 9° À la protection des personnes et des biens et de l'ensemble forestier dans le ressort duquel ils sont situés contre les risques naturels, notamment les incendies et les avalanches () ".
14. Pour s'opposer à la demande de défrichement, le préfet relève que, compte tenu du ruissellement des eaux pluviales sur les parcelles concernées, la suppression de leur état boisé et la perte de leur destination forestière sont susceptibles d'induire une augmentation du risque inondation qui n'a pas été suffisamment analysée dans l'étude d'impact. Toutefois, d'une part, il est constant que le site en cause n'est pas situé en zone inondable et il ressort de " l'étude d'impacts complément 2021 - Addendum " que les situations géographiques et topographiques des terrains d'assiette du projet, à distance éloignée de la Garonne et dont il n'est pas établi qu'ils se trouvent dans le lit majeur ordinaire de ladite rivière tel que le préfet l'allègue, ne les exposent pas à un risque inondation établi. D'autre part, en toute hypothèse, l'étude précitée prévoit expressément des mesures de réduction du risque inondation prévoyant notamment un " drainage des eaux de ruissellement pluviales " et la rétention dudit ruissellement par le stockage en bassin de rétention pouvant notamment contenir une pluie " cinq-centennale ". Il s'ensuit que le motif tiré du risque inondation du projet en litige n'est pas fondé.
15. Il résulte de tout ce qui précède que seul le motif tiré de ce que le projet de défrichement empiète sur l'espace boisé classé en méconnaissance de l'article L. 113-1 du code forestier est fondé. Néanmoins, le préfet aurait pu légalement se fonder sur ce seul motif pour s'opposer à la demande de défrichement déposée par la SAS Promotion Pichet et il ressort du dossier que le représentant de l'Etat aurait pris la même décision s'il n'avait adopté que ce motif. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'annulation de la requérante doivent être rejetées.
Sur l'injonction et l'astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la SAS Promotion Pichet au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Promotion Pichet est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Promotion Pichet et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller,
Mme Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
B. Quaglierini
Le président,
Signé
J.-F. Sauton
La greffière,
Signé
B. Ballestracci
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026