lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200552 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | FREICHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 10 décembre 2021 par laquelle le directeur opérationnel NOD Côte d'Azur de la société anonyme (SA) La Poste l'a informée de l'émission par la commission de réforme d'un avis défavorable à la reconnaissance des maladies professionnelles MP 57 droite et gauche.
Elle soutient que :
- ses deux maladies professionnelles ont été reconnues par des décisions des 30 juin et 20 juillet 2021, sur lesquelles il n'est pas justifié de revenir ;
- certains éléments de la décision attaquée sont troublants, comme le nom du médecin agréé suivant le dossier, qui est erroné ;
- l'expertise du 20 octobre 2021 a conclu à un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 1 % pour ses deux maladies professionnelles ;
- aucune guérison n'a été prononcée pour ces dernières ;
- une consolidation avec séquelles a été indiquée sur les deux certificats médicaux finaux établis le 17 juin 2021.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2024, la SA La Poste, représentée par Me Freichet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la décision attaquée n'a pas remis en cause la reconnaissance des maladies professionnelles de la requérante ;
- celle-ci n'invoque aucun moyen justifiant l'annulation de cette décision.
Par une lettre du 15 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête dès lors que l'acte attaqué, qui se borne à porter l'avis défavorable de la commission de réforme à la connaissance de la requérante sans en tirer aucune conséquence, ne constitue pas une décision susceptible de recours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 juin 2024 :
- le rapport de M. Cros ;
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est agent titulaire de la fonction publique de l'Etat au sein de la société La Poste, au grade de cadre de second niveau. Elle est affectée à la plateforme de préparation et distribution du courrier de Brignoles. Par deux décisions des 30 juin et 20 juillet 2021, le directeur du centre de service ressources humaines Méditerranée a fait droit à sa demande tendant à reconnaître ses pathologies comme maladies professionnelles correspondant au tableau n° 57 C des maladies professionnelles annexé au code de la sécurité sociale, à compter du 6 août 2020 pour le côté gauche et du 1er février 2021 pour le côté droit. Selon des conclusions administratives du 20 octobre 2021, le médecin expert a évalué le taux d'IPP à 1 % et la date de consolidation au 30 juin 2021 pour chacune de ces maladies professionnelles. Par une lettre du 21 octobre 2021, la société La Poste a informé l'intéressée de ce taux d'IPP. Mme B demande l'annulation de la décision du 10 décembre 2021 par laquelle le directeur opérationnel NOD Côte d'Azur de la SA La Poste l'a informée de l'émission le même jour, par la commission de réforme, d'un avis défavorable à la reconnaissance de ses pathologies droite et gauche comme maladies professionnelles au sens du tableau n° 57 C annexé au code de la sécurité sociale, au motif que les éléments de ce tableau ne sont pas réunis.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Bien qu'il s'intitule formellement " décision " et mentionne qu'il peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif, l'acte attaqué se borne à porter à la connaissance de Mme B l'avis défavorable émis par la commission de réforme, sans en tirer aucune conséquence. S'il vise la " demande d'ATI " présentée par la requérante, il ne prend pas position sur cette demande. Il ne retire pas non plus les décisions des 30 juin et 20 juillet 2021 portant reconnaissance de maladies professionnelles en faveur de l'intéressée, ni ne modifie le taux d'IPP et la date de consolidation retenus par le médecin expert. Au surplus, la fiche individuelle de gestion de Mme B actualisée au 14 novembre 2022 mentionne les deux maladies professionnelles et leur taux d'IPP respectif, ce qui confirme que ni les unes ni les autres n'ont été remis en cause. Dans ces conditions, ainsi que les parties en ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, l'acte attaqué, qui ne fait pas grief à la requérante, ne constitue pas une décision susceptible de recours. Par suite, les conclusions de l'intéressée tendant à l'annulation de cet acte doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la SA La Poste en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la SA La Poste au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la société anonyme La Poste.
Délibéré après l'audience du 3 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Cros, premier conseiller,
M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. CROS
La présidente,
Signé
M. BERNABEU
La greffière,
Signé
G. BODIGER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026