lundi 28 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GUISIANO CABINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mars 2022, et un mémoire, enregistré le 18 mars 2024, Mme C B divorcée A, représentée par Me Guisiano, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Zacharie ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. E D en vue de la construction d'une piscine avec plage de bois attenante sur la parcelle cadastrée section C n° 0062, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Zacharie la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt à agir en tant que voisine immédiate de la construction autorisée, laquelle lui cause des nuisances sonores et olfactives ;
- la décision de non-opposition n'ayant jamais été affichée, son recours n'est pas tardif ;
- les documents déposés par le pétitionnaire sont imprécis et ne permettaient pas au service instructeur de vérifier les distances d'implantation du projet de piscine par rapport aux limites séparatives des fonds voisins ;
- aucune précision n'est donnée sur l'implantation des plages autour du bassin, le type de fondations et de matériaux utilisés ainsi que les évacuations des eaux usées de la piscine ;
- la piscine et sa plage en bois sont installées à moins de 4 mètres de la limite séparant les deux fonds ; la décision attaquée méconnaît ainsi les dispositions de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU).
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2022, la commune de Saint-Zacharie conclut au rejet de la requête et à ce que la somme d'un euro symbolique soit mise à la charge de la requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2022, M. E D conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guisiano pour Mme B divorcée A.
Considérant ce qui suit :
1. M. E D a déposé le 7 novembre 2020 une déclaration préalable en vue de la construction d'une piscine avec plage de bois attenante au 34, rue Jean Jaurès à Saint-Zacharie. Par un arrêté du 8 janvier 2021, il n'a pas été fait opposition à ce projet. Par sa requête, Mme B divorcée A demande l'annulation de cette décision du 8 janvier 2021 ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci () ".
3. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. En l'espèce, le dossier de déclaration préalable déposé le 7 novembre 2020 par le pétitionnaire comprend un plan de situation, un plan cadastral, un plan de coupe et une photographie. S'il est exact qu'il ne comprend pas un plan de masse côté dans les trois dimensions, les pièces produites permettaient, notamment au regard de la faible superficie du terrain d'assiette, d'apprécier l'aspect visuel du projet et son lieu d'implantation. Ainsi, au vu de l'ensemble de ces pièces, le service instructeur de la commune de Saint-Zacharie a été mis à même de porter une appréciation, en toute connaissance de cause, sur la conformité du projet litigieux aux règles d'urbanisme applicables, et notamment aux dispositions de l'article UA 7 du règlement du PLU dont la méconnaissance est invoquée par la requérante. En outre, si cette dernière soutient qu'aucun élément n'est donné sur l'implantation des plages autour du bassin, le type de fondations et de matériaux utilisés ainsi que les évacuations des eaux usées de la piscine, d'une part, ainsi qu'il a été dit précédemment, les pièces produites permettaient d'apprécier l'implantation du projet et le formulaire cerfa indiquait les caractéristiques physiques de la piscine et de la plage construite en bois, et, d'autre part, s'agissant des autres éléments supposés manquants, un tel argument n'est assorti d'aucune précision sur les prescriptions relatives au contenu du dossier de déclaration préalable qui seraient en l'espèce méconnues. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article UA 7 du règlement du PLU de la commune de Saint-Zacharie, alors en vigueur : " Les constructions doivent être implantées de la manière suivante : - obligatoirement sur la limite séparative déjà bâtie ; - soit limite séparative ; - soit à une distance minimum de 4 mètres de la limite séparative ". Dès lors qu'en l'espèce, le projet en litige comprenant la piscine et sa plage de bois attenante, lesquelles forment un ensemble indissociable, est édifié en limite des parcelles appartenant à la requérante et au pétitionnaire, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UA 7 doit être écarté, ces dernières n'imposant pas, dans cette hypothèse, un retrait de l'implantation d'au moins 4 mètres avec la limite entre les deux fonds.
6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B divorcée A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de non-opposition du 8 janvier 2021 ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Zacharie, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme B divorcée A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la commune de Saint-Zacharie, au demeurant non assistée d'un conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B divorcée A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Zacharie au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B divorcée A, à la commune de Saint-Zacharie et à M. E D.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- M. Cros, premier conseiller,
- M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
La présidente,
Signé
M. BERNABEULa greffière,
Signé
G. BODIGER
La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ le Greffier en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026