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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200703

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200703

jeudi 23 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200703
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVARRON CHARRIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 10 mars 2022, le 28 mars 2022,

le 11 janvier 2024 et le 9 février 2024, Mme A B, représentée par Me Varron Charrier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le maire de la commune de Toulon l'a placé en congé de maladie ordinaire à demi traitement du 28 novembre 2021 au 27 février 2022 ;

2°) à titre principal, d'enjoindre à la commune de Toulon de prolonger son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) jusqu'au 31 mars 2022 et de lui reverser rétroactivement son plein traitement ainsi que ses primes et indemnités, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de la commune de Toulon de procéder au réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la commune de Toulon conclut au non-lieu à statuer sur la requête dès lors que l'arrêté attaqué du 9 février 2022 a été retirée par l'arrêté du 15 avril 2022.

Une lettre a été adressée le 11 janvier 2024 à Mme B, qui en a accusé réception

le 11 janvier 2024 sur l'application électronique Télérecours l'invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Par une lettre enregistrée le 9 février 2024, la requérante déclare maintenir ses conclusions au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par un arrêté en date du 15 avril 2022, postérieure à l'introduction de la requête et devenu définitif, la commune de Toulon a, d'une part, retiré l'arrêté litigieux en date du 9 février 2022, et, d'autre part, procédé au renouvellement de congé pour invalidité temporaire imputable au service à plein traitement de Mme B du 22 novembre 2021 au 31 mai 2022. Par suite, les conclusions de Mme B à fin d'annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet.

3. Par une lettre enregistrée le 9 février 2024, Mme B informe le tribunal qu'elle estime inutile de répliquer mais qu'elle entend maintenir les conclusions de sa requête et notamment celles formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Toulon la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés en cours d'instance et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par

Mme B.

Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 2 000 euros au titre des frais de l'instance non compris dans les dépens.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Toulon.

Fait à Toulon, le 23 mai 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Par délégation,

Signé

S. FAUCHER

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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