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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200789

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200789

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200789
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantBRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 27 septembre 2021 par le maire de Roquebrune-sur-Argens à la SAS Vif pour la réhabilitation et l'extension d'une villa. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 121-16, L. 111-3, L. 111-4, L. 153-11 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, en considérant que le projet se situait dans un espace urbanisé et ne compromettait pas l'exécution du futur plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la SAS Vif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


B... une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 23 mars 2022 et 25 avril 2023, Mme F... E..., M. G... H..., M. D... H..., M. I... H... et Mme C... H..., représentés par la SELARL Saout & Galia agissant par Me Saout, demandent au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 27 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Roquebrune-sur-Argens a délivré un permis de construire à la société par actions simplifiée (SAS) Vif en vue de réhabiliter, restructurer et réaliser l’extension d’une villa ;

2°) d’annuler la décision implicite née le 22 janvier 2022 par laquelle le maire de la commune de Roquebrune-sur-Argens a rejeté leur recours gracieux demandant le retrait de cette autorisation ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Roquebrune-sur-Argens la somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le projet méconnait les dispositions de l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme, dès lors qu’il se situe dans un secteur d’urbanisation diffuse ;
- les dispositions des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l’urbanisme ont été également méconnues dès lors qu’à la date de la délivrance du permis de construire, la commune n’était pas couverte par un document d’urbanisme, que le terrain n’est pas situé dans la partie urbanisée de la commune et que le projet n’est pas seulement une extension d’une villa mais consiste en une construction nouvelle ;
- en ne décidant pas de surseoir à statuer sur la demande de permis de construire, le maire a commis une erreur manifeste d’appréciation et méconnu les dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, le projet compromettant à l’évidence l’exécution du futur plan local d’urbanisme et le classement du terrain d’assiette du projet en zone Nli ;
- l’arrêté attaqué méconnait l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en ce que le terrain d’assiette du projet est classé par les services de l’Etat en « Territoire à risque important d’inondation » (TRI) avec une forte probabilité de crue et de submersion marine.


B... des mémoires en défense enregistrés les 8 juin 2022 et 9 juin 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Vif, représentée par la SELARL CDMF-Avocats agissant par Me Fiat, conclut au rejet de la requête et, dans le dernier état de ses écritures, à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 6 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable en raison d’un défaut d’intérêt à agir des requérants et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.


B... des mémoires en défense enregistrés les 14 juin 2022 et 10 mai 2023, la commune de Roquebrune-sur-Argens, représentée par la SELARL Bauducco Rota Lhotellier agissant par Me Bauducco, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, demande au tribunal de surseoir à statuer et d’inviter le pétitionnaire à déposer une demande de permis de construire modificatif régularisant les irrégularités constatées, et de mettre à la charge des requérants la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.


Vu :
- l’ordonnance n° 2202194 du 29 août 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande des requérants présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ;
- la lettre enregistrée le 26 septembre 2022 par laquelle les requérants ont maintenu leur requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 17 septembre 2025 :

- le rapport de M. Hamon,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique,
- les observations de Me Le Baron pour les requérants, de Me Lhotellier pour la commune de Roquebrune-sur-Argens et de Me Burlet pour la SAS Vif.


Considérant ce qui suit :

1. B... un arrêté du 27 septembre 2021, le maire de la commune de Roquebrune-sur-Argens a délivré un permis de construire à la SAS Vif, afin de réhabiliter, restructurer et réaliser l’extension d’une villa sise 866 Corniche des Issambres, sur une parcelle cadastrée BZ 168pB, cette opération prévoyant également la construction d’une piscine, d’un préau, d’une pergola et la rénovation d’un garage. Les requérants demandent au tribunal d’annuler l’arrêté du 27 septembre 2021 précité, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux demandant le retrait de cette autorisation d’urbanisme.


Sur les conclusions à fin d’annulation :


En ce qui concerne la méconnaissance de l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme :


2. Aux termes de l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme : « En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage ou des plus hautes eaux pour les plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement ». Il résulte de ces dispositions, qui n’ont au demeurant pas pour objet d’interdire tout aménagement des constructions ou installations déjà existantes, que, sur la bande littorale des cent mètres, ne peuvent être autorisés que les projets réalisés dans des espaces urbanisés, caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions, eux-mêmes contenus dans l’enveloppe urbaine d’un village ou d’une agglomération, à la condition qu’ils n’entraînent pas une densification significative de ces espaces.

3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites à l’instance que le terrain d’assiette du projet se situe dans une zone très largement construite et desservie par une route départementale longeant le bord de mer. Ledit terrain, bien qu’en bordure immédiate de la mer, se situe dans un secteur présentant une densité significative de constructions comprenant également un hôtel, un club de vacances, un restaurant, et dont le port des Issambres se situe à 1,6 km. Le projet qui consiste en l’extension d’une construction existante déjà desservie par le réseau public d’eau et d’électricité, qui a pour objet la démolition de bâtis existants et la construction de surfaces nouvelles, créant une surface supplémentaire de 67,9 m2, n’est pas de nature à entraîner une densification significative de cet espace. Si les requérants se prévalent de certaines jurisprudences et de photographies présentant des zones urbaines diffuses censées démontrer que le site du projet contesté ne s’inscrirait pas dans une zone urbanisée, les secteurs présentés ne sont toutefois pas comparables au site du terrain d’assiette du projet en ce qu’ils présentent de nombreux espaces vides autour des projets considérés et une densité faible de constructions. La circonstance que le futur plan local d’urbanisme (PLU) ait décidé de classer ce bord de mer en zone Nli et qu’il existe à proximité du terrain d’assiette du projet une parcelle boisée ne signifie pas en elle-même que cette partie ne se situerait pas en lien avec l’espace urbanisé environnant. Ainsi, compte tenu de la configuration des lieux, de la densité des constructions autour du terrain d’assiette du projet et des caractéristiques du secteur, le terrain d’assiette du projet ne peut être regardé comme se situant dans une enclave du bord de mer, séparée par la route départementale, laquelle créerait une rupture d’urbanisation. B... suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le terrain d’assiette du projet ne se situerait pas dans un espace urbanisé et qu’il méconnaîtrait ainsi les dispositions précitées de l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme.


En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l’urbanisme :

4. Aux termes de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme : « En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ». Aux termes de l’article L. 111-4 du même code alors applicable : « Peuvent toutefois être autorisés en dehors des parties urbanisées de la commune : 1° L'adaptation, le changement de destination, la réfection, l'extension des constructions existantes ou la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation à l'intérieur du périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole, dans le respect des traditions architecturales locales ; 2° Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole, à des équipements collectifs dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées, à la réalisation d'aires d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage, à la mise en valeur des ressources naturelles et à la réalisation d'opérations d'intérêt national ; 2° bis Les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l'acte de production et dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées. Ces constructions et installations ne peuvent pas être autorisées dans les zones naturelles, ni porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. L'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ; 3° Les constructions et installations incompatibles avec le voisinage des zones habitées et l'extension mesurée des constructions et installations existantes ; 4° Les constructions ou installations, sur délibération motivée du conseil municipal, si celui-ci considère que l'intérêt de la commune, en particulier pour éviter une diminution de la population communale, le justifie, dès lors qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, à la salubrité et à la sécurité publiques, qu'elles n'entraînent pas un surcroît important de dépenses publiques et que le projet n'est pas contraire aux objectifs visés à l'article L. 101-2 et aux dispositions des chapitres I et II du titre II du livre Ier ou aux directives territoriales d'aménagement précisant leurs modalités d'application ».
5. Pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus au point 3 du présent jugement, le terrain d’assiette du projet se situant dans un espace urbanisé de la commune, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l’urbanisme ne peuvent qu’être écartés.


En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme :

6. Aux termes des dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme :  « L'autorité compétente mentionnée à l'article L. 153-8 prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme et précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation, conformément à l'article L. 103-3. (…) . L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ».
7. Les requérants soutiennent qu’en ne décidant pas à surseoir à statuer sur la demande de permis de construire litigieuse, le maire a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, dès lors que l’opération projetée méconnaîtrait, d’une part, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui a été débattu en conseil municipal le 5 novembre 2020, soit bien avant la délivrance du permis de construire attaqué et, d’autre part, l’exécution du futur plan local d’urbanisme en ce que le terrain d’assiette du projet doit être classé en zone Nli. Les requérants exposent que le projet de règlement prévoit que les constructions de logements sont interdites dans ladite zone et soutiennent que, s’agissant des logements, seules les piscines et les annexes dans la limite de 20 m2 de surface de plancher sur les unités foncières supportant au moins une construction à usage d’habitation sont autorisées. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que l’opération projetée serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan alors que le projet litigieux porte sur une construction existante bénéficiant déjà des équipements publics du réseau d’eau et d’électricité et qui fait l’objet d’une extension dont la différence entre les parties démolies et les parties construites s’élèvent à 69,7 m2. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, les requérants ne le démontrant d’ailleurs pas, que l’opération d’extension projetée irait à l’encontre des objectifs du PADD et notamment de ceux visant à renforcer l’accessibilité aux plages, à permettre l’exploitation commerciale de plages en lien avec la vitalité de la centralité des Issambres et à valoriser le patrimoine remarquable des Issambres en aménageant la promenade du littoral dans une optique de développement durable en conciliant préservation des milieux activités et usages littoraux. B... suite, en s’abstenant d’opposer un sursis à statuer au projet concerné en application de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, le maire de la commune de Roquebrune-sur-Argens n’a commis aucune erreur manifeste d’appréciation.


En ce qui concerne la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme :


8. Aux termes de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ».

9. Il ressort du plan de gestion des risques inondations 2016-2021 – Bassin Rhône Méditerranée portant sur les territoires à risque important (TRI), établi par la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (DREAL) de Provence –Alpes-Côte d’Azur en 2014, que la probabilité que le terrain d’assiette du projet soit impacté par une submersion marine ou le débordement de cours d’eau est inexistante, ainsi que cela résulte de la carte des risques. Si les requérants produisent un document intitulé « directive Inondations pour le Bassin Rhône Méditerranée » portant également sur la synthèse des surfaces inondables et submersions, celui-ci a été établi en septembre 2013, soit antérieurement à la carte des risques établies par la DREAL en 2014 pour la période 2016 - 2021. En outre, il ne résulte pas de l’avis en date du 13 septembre 2021 de la direction départementale des territoires et de la mer du Var, que les services de l’Etat auraient considéré l’existence d’un risque de submersion et d’inondation sur le secteur du terrain d’assiette du projet. Si, par ailleurs, les requérants se prévalent du rapport de présentation de l’élaboration du futur plan local d’urbanisme, lequel prévoit, d’une part, que pour les zones basse littorales sujettes à plus d’un mètre de hauteur d’eau, il convient de ne pas construire et, d’autre part, que pour les zones basses littorales avec moins d‘un mètres d’eau, le niveau de plancher de toute construction doit être porté à + 2,4 m A..., ils n’apportent aucun élément de preuve démontrant que ces prescriptions futures ne seraient pas respectées par le permis de construire litigieux alors qu’au surplus, il n’est pas contesté que les parties habitables du projet se situent à la cote A... minimum + 5,10 m. B... suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme doit être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non -recevoir opposée en défense ni surseoir à statuer dans l’attente d’une régularisation en application de l’article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées.


 Sur les frais liés au litige :
 

11. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ».
 
12. Dans les circonstances de l’espèce, les frais exposés à l’occasion de l’instance sont laissés à la charge de chacune des parties.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme F... E... et autres est rejetée.


Article 2 : Les conclusions de la commune de Roquebrune-sur-Argens et de la SAS Vif présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à  Mme F... E..., à M. G... H..., à M. D... H..., à M. I... H..., à Mme C... H..., à la commune de Roquebrune-sur-Argens et à la société par actions simplifiée Vif.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,
M. Hamon, premier conseiller.
Mme Soddu, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2025.

Le rapporteur,

Signé


L. HAMON

La présidente,

Signé


M. BERNABEU

La greffière,

Signé


G. BODIGER



La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.



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