LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200923

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200923

lundi 28 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200923
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantBARTHELEMY - DESANGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 avril 2022, l'association syndicale autorisée (ASA) Domaine Bella Vista, représentée par Me Desanges, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Tropez s'est opposé à sa déclaration préalable déposée en vue de l'édification d'un portail d'accès au domaine privé de Bella Vista ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Tropez la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.

Elle soutient que :

- son projet vise uniquement à remplacer la barrière préexistante ; l'appréciation de l'interruption du paysage ne repose sur aucun critère objectif ;

- la propriété voisine dispose d'un portail similaire à celui de son projet ; la décision attaquée crée ainsi une rupture d'égalité devant la loi ;

- son projet ne contrevient à aucune disposition du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), et plus particulièrement ni à son article UD 3 ni à son article UD 11.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, la commune de Saint-Tropez, représentée par la société d'avocats Legal Performances agissant par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, la requête de l'ASA Domaine Bella Vista est irrecevable dès lors qu'elle ne justifie ni du respect des formalités de publicité prévues à l'article 15 de l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004, ni d'une délibération du syndicat autorisant son président à agir en justice ;

- à titre subsidiaire, les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martin,

- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Houssel, substituant Me Antoine, pour la commune de Saint-Tropez.

Considérant ce qui suit :

1. L'ASA Domaine Bella Vista a déposé le 23 décembre 2021 une déclaration préalable en vue de l'édification d'un portail d'accès privé en lieu et place d'une barrière levante existante à l'entrée du domaine privé de Bella Vista sur la parcelle de terrain cadastrée section BI n° 74, sise avenue Colette à Saint-Tropez. Par un arrêté du 10 février 2022, le maire de la commune de Saint-Tropez s'est opposé à cette déclaration. L'intéressée entend contester, par sa requête, cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France ". Aux termes de l'article R. 111-27 du même code : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

3. Pour refuser de faire droit à la demande de l'ASA Domaine Bella Vista, la commune de Saint-Tropez, suivant l'avis négatif de l'architecte des bâtiments de France, a considéré que le projet était de nature à porter atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants ainsi qu'aux sites et paysages.

4. En premier lieu, la requérante fait valoir que son projet vise uniquement à remplacer la barrière préexistante par un portail et que l'appréciation de l'interruption du paysage ne repose sur aucun critère objectif. Toutefois, il résulte de la déclaration de travaux déposée par l'ASA Domaine Bella Vista que le projet en litige concerne la création d'un mur bahut de 2 mètres de haut sur une longueur respective de 5,32 mètres et 1,84 mètre de part et d'autre du portail battant. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'alors que l'entrée du lotissement ménageait avant le projet un espace d'ouverture sur le paysage, la construction du portail crée une interruption dans le paysage et une artificialisation des lieux. Dès lors, un tel projet apparaît, ainsi que le relève l'avis de l'architecte des bâtiments de France, de nature à interrompre le paysage et à porter atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux. Par suite, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, la circonstance que la propriété située face à l'entrée du domaine soit équipée d'un portail similaire à celui projeté est sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant. En toute état de cause, ce portail qui ne dispose d'aucun mur bahut de part et d'autre du battant n'apparaît pas comparable à celui prévu par l'association requérante.

6. En dernier lieu, l'intéressée fait valoir que le projet ne méconnaît aucune des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme et est notamment conforme aux articles UD 3 et UD 11. Toutefois, un tel moyen est également inopérant dès lors que la décision en litige n'est pas fondée sur la méconnaissance d'une des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme en vigueur.

7. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que l'ASA Domaine Bella Vista n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 10 février 2022 par laquelle le maire de la commune de Saint-Tropez s'est opposé à sa déclaration préalable.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Tropez, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'ASA Domaine Bella Vista au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun dépens n'ayant été exposé dans la présente instance, les conclusions présentées par la requérante au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'en tout état de cause, être rejetées.

9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de mettre à la charge de l'ASA Domaine Bella Vista la somme demandée par la commune de Saint-Tropez au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'ASA Domaine Bella Vista est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre de dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative présentées par la commune de Saint-Tropez sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association syndicale autorisée Domaine Bella Vista et à la commune de Saint-Tropez.

Délibéré après l'audience du 7 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bernabeu, présidente,

- M. Cros, premier conseiller,

- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. MARTIN

La présidente,

Signé

M. BERNABEULa greffière,

Signé

G. BODIGER

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/ le Greffier en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions