jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201094 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LUCCIARDI BELLEMANIERE WATRIN GIRAUD |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 avril et 11 août 2022, M. B A, représenté par Me Giraud, doit être regardé comme demandant au tribunal : 1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 19 069 euros, mise à sa charge par 15 titres de perception émis le 25 mai 2022, en raison d'un trop-perçu d'aides versées dans le cadre du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19, au titre des mois de mars 2020 à mai 2021 ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens, au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'ordonnance du 25 mars 2020 ne prévoyait pas que les pensions de retraite devaient être déclarées et comptabilisées comme des ressources, tout comme le formulaire de demande pour le mois de mars 2020 ; - c'est en toute bonne foi qu'il a omis de déclarer le montant de sa pension de retraite ; il a toujours déclaré ses revenus auprès de l'administration fiscale, qui était donc informée du montant de ses revenus déclarés. Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête. Il soutient : - à titre principal, que la requête est irrecevable, car elle n'a pas été précédée d'une réclamation préalable adressée à l'administration, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 772-2 du code de justice administrative ; aucun titre de perception n'a été émis au jour de l'introduction de la requête ; - à titre subsidiaire, que la requête est infondée. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 modifiée ; - le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. M. B A, né le 11 janvier 1976, retraité, exerce une activité de professeur de danse en tant qu'autoentrepreneur. Il a perçu, entre les mois de mars 2020 et mai 2021, une somme totale de 19 489 euros, au titre de l'aide aux entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19. Par un courrier du 3 février 2022, le pôle de contrôle et d'expertise de la direction départementale des finances publiques du Var l'a informé de ce qu'il avait constaté son absence d'éligibilité pour bénéficier des aides d'Etat perçues. Par un courrier du 14 mars 2022, M. A a contesté cette absence d'éligibilité. Le 24 mars 2022, l'administration a entendu maintenir l'émission de titres de perception afin de recouvrer les aides qui lui avaient été octroyées. Le 25 mai 2022, 15 titres de perception ont été émis pour recouvrer lesdites sommes. Sur les conclusions aux fins de décharge : 2. Aux termes de l'article 1 de l'ordonnance du 25 mars 2020 portant création d'un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation : " Il est institué, jusqu'au 31 décembre 2021, un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation. () " Aux termes de l'article 3-1 de cette ordonnance : " I. - Les aides versées au titre du fonds le sont sur la base d'éléments déclaratifs prévus par décret. / () II. - Les documents attestant du respect des conditions d'éligibilité au fonds et du correct calcul du montant de l'aide sont conservés par le bénéficiaire pendant cinq années à compter de la date de versement de cette dernière. / Les agents de la direction générale des finances publiques et les agents publics affectés dans les services déconcentrés des administrations civiles de l'Etat peuvent demander à tout bénéficiaire du fonds communication de tout document relatif à son activité, notamment administratif ou comptable, permettant de justifier de son éligibilité et du correct montant de l'aide reçue pendant cinq années à compter de la date de son versement. Le bénéficiaire dispose d'un délai d'un mois pour produire ces justifications à compter de la date de la demande. / En cas d'irrégularités constatées, d'absence de réponse ou de réponse incomplète à la demande prévue au premier alinéa, les sommes indûment perçues font l'objet d'une récupération selon les règles et procédures applicables en matière de créances étrangères à l'impôt et au domaine. / La procédure prévue au présent II ne constitue pas une procédure de contrôle de l'impôt. () ". 3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la pension de retraite perçue par M. A (moyenne retenue de 615 euros par mois) devait venir en déduction du montant de l'aide accordée et que l'administration a entendu reprendre le montant de cette pension uniquement à compter du mois d'avril 2020. Ainsi, quand bien même l'article 2 du décret du 30 mars 2020 posait comme condition à l'octroi de l'aide, pour le mois de mars 2020, que le bénéficiaire ne soit pas titulaire d'une " pension de vieillesse ", M. A ne saurait utilement se prévaloir des textes en vigueur au mois de mars 2020. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant. 4. En second lieu, la circonstance, à la supposer établie, que M. A ait agi de bonne foi est également sans incidence sur la légalité des titres de perception contestés. 5. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le directeur départemental des finances publiques du Var, que les conclusions aux fins de décharge ne peuvent qu'être rejetées. Sur les frais du litige : 6. La présente instance n'ayant pas donné lieu à des dépens, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. D É C I D E :Article 1er : La requête de M. A est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Var.Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéA. CAILLEAUX La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2201094
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026