vendredi 24 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201211 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | VANZO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 mai 2022, la SARL Casa del Sol, représentée par Me Vanzo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 17 mars 2022 par lequel le maire de la commune de Sainte-Maxime a prononcé la péremption du permis de construire n°8311508X0107 portant sur la construction de 6 maisons d'habitation, sur des parcelles situées sur le territoire de la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Maxime une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle justifie que des travaux, de nature à faire obstacle à la péremption de son permis de construire, ont été réalisés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 février 2023 et le 9 juillet 2024, la commune de Sainte-Maxime, représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SARL Casa del Sol la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que l'arrêté attaqué est confirmatif de la décision du 7 janvier 2022 prononçant la péremption du permis de construire en cause, de telle sorte que ledit arrêté ne lui fait pas grief et ne rouvre pas le délai de recours contentieux à l'encontre de la décision du 7 janvier 2022 précitée ;
- à titre subsidiaire, le moyen invoqué est infondé.
Par une ordonnance du 6 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 juillet 2024.
Un mémoire présenté par la commune de Sainte-Maxime a été enregistré le 9 juillet 2024 sans être communiqué, en application des dispositions de l'article R. 613-3 du code de justice administrative.
Vu :
- les jugements du tribunal administratif de Toulon n°0901169 du 9 juin 2011 et n°2200307 du 26 juin 2024 ;
- l'arrêt de la cour administrative de Marseille n°l1MA03231 du 19 décembre 2013 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 janvier 2025 :
- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur,
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,
- et les observations de Me Plenot, substituant Me Orlandini, pour la commune de Sainte-Maxime.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 4 novembre 2016, la commune de Sainte-Maxime a accordé une prorogation d'une année au permis de construire qu'elle a délivré à la SARL Casa del Sol en vue de construire six maisons d'habitation sur des terrains cadastrés AH 1119 et AU 124, situés sur le territoire de la commune. L'ouverture du chantier a été déclarée le 23 octobre 2017. Par un courrier du 21 novembre 2018, la commune de Sainte-Maxime a constaté une interruption d'une année des travaux et a demandé à la société précitée de justifier des travaux intervenus durant cette période. L'intéressée y a procédé par courrier du 3 décembre 2018. Par un courrier du
3 décembre 2021, la commune de Sainte-Maxime a constaté, rapidement, une interruption des travaux durant une année, a demandé à la société bénéficiaire du permis de construire de justifier des travaux réalisés depuis novembre 2020 et a indiqué, qu'à défaut, son autorisation d'urbanisme serait périmée. Par un courrier en réponse du 16 décembre 2021, la SARL Casa del Sol a communiqué des documents afin de justifier de travaux accomplis durant la période concernée, mais, par une décision du 7 janvier 2022, la commune de Sainte-Maxime a confirmé la péremption du permis de construire. Par un jugement n°2200307 du 26 juin 2024, le Tribunal a rejeté la requête de la SARL Casa del Sol visant à annuler cette décision du 7 janvier 2022, confirmant ainsi la péremption du permis de construire en litige. Par un arrêté du 17 mars 2022, la commune de Sainte-Maxime a prononcé la péremption du permis de construire n°083 11508 X0107. Par sa requête, la SARL Casa del Sol demande l'annulation de cette dernière décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année ".
3. Pour prononcer la caducité du permis de construire en cause, dans son arrêté du 17 mars 2022, la commune relève que les éléments produits par la SARL Casa del Sol ne font apparaître que des travaux mineurs compte tenu de l'ampleur globale du projet autorisé, à savoir la réalisation d'un ensemble de 6 villas. La SARL Casa del Sol soutient, quant à elle, que durant l'année 2021, des travaux significatifs de " second œuvre " sont intervenus à l'intérieur du bâtiment et que la commune de Sainte-Maxime n'a pas été en mesure d'apprécier ces derniers du fait que ses constats ont été réalisés à l'extérieur du chantier.
4. Il ressort des pièces du dossier que la SARL Casa del Sol s'est acquittée de factures de travaux datées de février et mars 2021 concernant, plus particulièrement, les travaux du lot n°6 " cloisons, isolation et faux-plafond " pour un montant de 15 312,02 euros, du lot n°7 "menuiseries intérieures " pour un montant de 3 295,08 euros et du lot n°9 " carrelage et faïences" pour un montant de 8 798,85 euros. Si les constats établis exclusivement depuis l'extérieur du chantier ne sauraient être sérieusement opposés à la SARL Casa del Sol, les documents qu'elle produit, concernant des travaux qu'elle affirme avoir réalisés à l'intérieur, ne sont toutefois pas de nature à établir que lesdits travaux ont été réalisés tout au long de l'année 2021 dès lors que les pièces qu'elle fournit ne mentionnent pas la date à laquelle les travaux ont été réalisés mais font seulement état d'une situation comptable des sommes exigées au titre des travaux de chantier. Ainsi la société requérante ne justifie pas avoir poursuivi les travaux sans interruption pendant un délai inférieur à une année. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le maire de la commune a pu prononcer la péremption du permis de construire n° PC 083 115 08 X0107 du 22 août 2008.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du
17 mars 2022 doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la partie défenderesse.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SARL Casa del Sol la somme demandée par la commune de Sainte-Maxime au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Casa del Sol est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Sainte-Maxime présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Casa del Sol et à la commune de Sainte-Maxime.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2025 à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller,
Mme Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.
Le rapporteur,
Signé
B. Quaglierini
Le président,
Signé
J.-F. Sauton
La greffière
Signé
B. Ballestracci
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026