mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201947 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | FARHAT-VAYSSIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2022, Mme B E, représentée par Me Farhat-Vayssiere, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 3 février 2022 par laquelle la commission de médiation du Droit au Logement Opposable dite DALO du Var a rejeté son recours du 8 novembre 2021 en vue d'être reconnue prioritaire et devant être logée en urgence dans un logement locatif social, présentée en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que la décision explicite de rejet de son recours gracieux du 5 mai 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Farhat-Vayssiere, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- les décisions contestées sont entachées d'incompétence de leur auteur ; la commission de médiation DALO du Var doit justifier de la compétence de M. A C en ce qui concerne la décision initiale du 3 février 2022 et la compétence de Mme D pour ce qui concerne la décision de rejet du recours gracieux ;
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure car il n'est pas justifié de leur notification au préfet du Var ;
- les décisions en litige du 3 février 2022 et 5 mai 2022 sont entachées d'une erreur de fait ; Mme E s'est vu signifier, le 3 janvier 2022, une ordonnance de référé du 7 décembre 2021 et un commandement de quitter les lieux dans les deux mois à compter du 3 mars 2022 ;
- les décisions attaquées sont entachées d'erreur d'appréciation ; Mme E a trois enfants à charge et la faiblesse de ses ressources ne lui permet pas d'accéder à un logement dans le parc privé.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 mars 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive ; la décision de rejet du recours gracieux a été notifiée quelques jours après avoir été prise le 5 mai 2022 ; la requête enregistrée le 19 juillet 2022 est manifestement hors délai ;
- M. A C était compétent conformément au procès-verbal du 11 décembre 2019 ; Mme D était compétente conformément à l'arrêté préfectoral du 3 décembre 2019 ;
- le jour où la commission s'est prononcée, la requérante n'a pas démontré que la procédure d'expulsion était avérée ; une clause résolutoire est suspendue le temps de l'exécution de l'échéancier ; la procédure d'expulsion était, à la date des décisions attaquées, suspendue grâce à la mise en place d'un échéancier judiciaire ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2023, la présidente du tribunal a désigné M. Bailleux en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Bailleux, magistrat désigné.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E a saisi la commission de médiation DALO du Var, en vue d'une offre de logement en date du 8 novembre 2021, en vue d'être déclarée prioritaire et logée en urgence. La commission de médiation DALO du Var a rejeté son recours amiable par une décision initiale du 3 février 2022 au motif que la requérante n'établissait pas que la procédure d'expulsion locative n'était pas attestée, la requérante ne produisant pas de commandement de quitter les lieux, qu'elle ne se trouvait pas privée de logement et donc qu'elle ne pouvait pas être déclarée prioritaire et devant être logée en urgence. La requérante a alors effectué un recours gracieux en date du 30 mars 2022 à l'encontre de la décision du 3 février 2022, qui a été rejeté par une nouvelle décision de la commission de médiation DALO du Var du 5 mai 2022. Dans la présente requête, Mme E doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision initiale de la commission de médiation DALO du Var du 3 février 2022 et également de la décision explicite de rejet du recours gracieux du requérant du 5 mai 2022.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet du Var
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Le préfet du Var fait valoir que la commission de médiation DALO du Var s'est prononcée en dernier lieu par une décision du 5 mai 2022 et que cette décision a été notifiée dans les jours qui ont suivi. Toutefois, le préfet du Var n'apporte aucune précision sur la date exacte à laquelle cette décision du 5 mai 2022 de la commission de médiation DALO a été notifiée, ni aucune preuve de la notification de ladite décision. Il ressort donc des pièces du dossier que le préfet du Var n'est pas fondé à soutenir que le recours introduit par Mme E le 19 juillet 2022 serait tardif. Par suite, la fin de non-recevoir pour tardiveté opposée par le préfet du Var doit être écartée.
Sur les conclusions présentées afin de se voir accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire
4. Il résulte de l'instruction que, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Toulon du 18 octobre 2022, Mme E a obtenu l'aide juridictionnelle totale dans le cadre de la présente instance. Ainsi, il n'y a pas lieu de faire droit à sa demande de se voir accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions initiale du 3 février 2022 et de rejet du recours gracieux du 5 mai 2022 :
5. En premier lieu, il est constant que la décision initiale du 3 février 2022 a été signée par M. A C, dont il n'est pas contesté qu'il est le vice-président de la commission de médiation DALO du Var. La requérante a contesté la compétence de M. C pour signer la décision en litige. Le préfet du Var, en réponse, fait référence à un procès-verbal du 11 décembre 2019 pour faire valoir que M. C serait compétent pour signer la décision attaquée. Toutefois, en s'abstenant de produire à l'instance ledit procès-verbal du 11 décembre 2019, le préfet du Var n'apporte pas la preuve que M. C était compétent pour signer la décision en litige du 3 février 2022. Il ressort donc des pièces du dossier que la requérante est fondée à soutenir que la décision en litige du 3 février 2022 est illégale, et entachée d'une incompétence de son auteur. Ainsi, il y a lieu d'accueillir le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en ce qu'il concerne la décision initiale de la commission DALO du Var du 3 février 2022.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Le droit à un logement décent et indépendant, mentionné à l'article 1er de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ". En outre, aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du même code : " Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, () ". Enfin, l'article R. 441-14-1 du même code dispose que : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes :-ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; () -avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; () ".
7. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.
8. Il est constant que, par une ordonnance de référé du 7 décembre 2021, le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon a constaté que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire étaient réunies au 8 mars 2021 et a condamné Mme E à payer la somme de 3047 euros correspondant aux loyers, charges et indemnités d'occupation de l'appartement que celle-ci occupait. Si le juge des référés a décidé d'accorder des délais de paiement à la requérante sous la forme de 36 mensualités d'un montant de 84 euros payables le 10 de chaque mois, l'ordonnance des référés indique qu'à défaut de paiement d'une seule mensualité ou du loyer à son terme exact, la clause résolutoire retrouvera ses entiers effets et il pourra être procédé à l'expulsion de Mme E, si besoin avec l'assistance de la force publique, au plus tard deux mois après la notification au préfet du commandement de quitter les lieux. Il n'est en outre pas contesté que la requérante a été destinataire, par voie d'huissier, en date du 3 janvier 2022, d'un commandement de quitter les lieux.
9. Le préfet du Var fait valoir que l'ordonnance de référé produite à l'instance par la requérante ne démontre pas une situation d'urgence car, selon lui, la procédure d'expulsion ne peut être attestée car l'ordonnance ne mentionnerait pas explicitement l'acquisition de la clause résolutoire ni un délai de paiement, et la requérante n'a pas été en mesure de démontrer la poursuite de la procédure d'expulsion suite au non-respect de l'échéancier de paiement. Toutefois, contrairement à ce que fait valoir le préfet du Var, l'ordonnance de référé a indiqué qu'un commandement de payer la somme de 1 504 euros a été délivré à Mme E par exploit d'huissier du 8 janvier 2021 et que les sommes dues n'ont pas été payées dans le délai de deux mois après ce commandement de payer. Par suite, l'ordonnance de référé indique que la résiliation du bail a été constatée à compter du 8 mars 2021 et qu'il y a lieu d'ordonner l'expulsion de Mme E et de tous occupants des lieux loués. Si l'ordonnance de référé accorde des délais de paiement, celle-ci indique encore que si une seule des mensualités n'est pas versée, à la date du 10, la clause résolutoire retrouvera ses entiers effets, et si Mme E n'a pas libéré les lieux situés La Grande Plaine, Bld des Armaris à Toulon, dans le délai de deux mois après la notification du commandement de quitter les lieux au préfet du Var, il sera alors procédé à son expulsion, si besoin avec l'assistance de la force publique. En outre, il n'est pas contesté que Mme E s'est vue notifier un commandement de quitter les lieux en date du 3 janvier 2022, avant le 3 mars 2022. Ce commandement de quitter les lieux indique que : " A défaut d'avoir satisfait à ce commandement il sera procédé à votre expulsion, avec, si nécessaire, le concours de la Force Publique ".
10. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que Mme E remplissait les conditions pour être déclarée prioritaire et devant être logée en urgence, dès le 3 janvier 2022. Par suite, la commission de médiation DALO du Var a commis une erreur d'appréciation en ne la déclarant pas prioritaire et devant être logée en urgence, à la fois dans la décision du 3 février 2022 et également dans celle du 5 mai 2022.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler la décision de la commission de médiation DALO du Var du 3 février 2022 et la décision de rejet de son recours gracieux du 5 mai 2022, et ce sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante, tirés d'une part de l'incompétence de l'auteur de l'acte en ce qui concerne la décision de rejet du recours gracieux du 5 mai 2022, d'autre part du vice de procédure des décisions en raison de l'absence de transmission au préfet du Var et de l'erreur d'appréciation du fait de la situation de la requérante qui a trois enfants et des ressources limitées ne lui permettant pas de trouver un logement dans le secteur privé.
Sur les conséquences de cette annulation
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre à la commission de médiation DALO du Var de déclarer Mme E prioritaire et devant être logée en urgence dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.
Sur les conclusions présentées par la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat à verser à Me Farhat-Vayssiere, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
DECIDE
Article 1er : La décision du 3 février 2022 de la commission de médiation DALO du Var à l'encontre de Mme E est annulée.
Article 2 : La décision du 5 mai 2022 de la commission de médiation DALO du Var de rejet du recours gracieux de Mme E exercé à l'encontre de la décision initiale du 3 février 2022 est annulée.
Article 3 : L'Etat versera à Me Farhat-Vayssiere une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à condition que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme B E, à Me Farhat-Vayssiere et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 17 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
F. BAILLEUX
La greffière,
Signé :
K. BAILET
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026