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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2300529

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2300529

mercredi 10 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2300529
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationAide sociale

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 février 2023 et le 3 avril 2024, Mme A G, représentée par Me Carlhian, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la lettre de relance de la direction générale des finances publiques du 23 juin 2022 concernant des créances d'indu de revenu de solidarité active et d'amende administrative d'un montant total de 8 385,74 euros ;

2°) d'annuler la décision du président du conseil départemental du Var du 13 septembre 2022 rejetant le recours gracieux de Mme G ;

3°) d'annuler le titre exécutoire n°1802 émis par la direction générale des finances publiques à l'encontre de Mme G le 21 février 2022 pour le paiement d'une amende administrative d'un montant de 3 000 euros ;

4°) de prononcer le non-lieu à statuer concernant d'une part, le titre exécutoire n°1800 émis le 21 février 2022 d'un montant de 4 160,19 euros, et d'autre part, le titre exécutoire n° 1801 émis le 21 février 2022 d'un montant de 1 225,55 euros, dès lors que ceux-ci ont été annulés en cours d'instance ;

5°) de condamner la direction générale des finances publiques de Toulon et le département du Var à verser à Me Carlhian, conseil de Mme G, la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi de 1991.

Elle soutient que :

- Il y a non-lieu à statuer sur les titres exécutoires n°1800 et 1801 du 21 février 2022 qui ont été annulés par le président du conseil départemental du Var ;

- le titre exécutoire n°1802 est irrégulier en ce qu'il ne lui a pas été notifié ;

- le titre exécutoire n°1802 est illégal car il ne comporte pas la signature de son auteur et a été adopté par un auteur incompétent ;

- en outre, ce titre n'est pas motivé en méconnaissance des dispositions des articles L211-1 et L21-5 du code des relations entre le public et l'administration ; en l'espèce faute d'être destinataire des titres exécutoires dont s'agit, elle n'a pas connaissance des motifs qui ont conduit l'administration à retenir qu'elle serait redevable de la somme demandée ;

- ce titre exécutoire aurait dû être annulé, comme l'ont été les titres exécutoires n°1800 et 1801, pour défaut d'indication des bases de la liquidation de la créance ;

- l'annulation des titres exécutoires doit entraîner l'annulation de la lettre de relance ;

- les titres exécutoires ne lui ayant pas été notifiés, il n'y avait pas lieu d'émettre une lettre de relance.

Par des mémoires en défense, enregistré le 18 décembre 2023 et le 15 avril 2024, le département du Var conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les titres exécutoires ont été notifiés à l'adresse communiquée par la requérante lors de la constitution de son dossier d'allocataire de revenu de solidarité active, adresse de ses parents avec laquelle elle a conservé des liens effectifs ;

- les titres exécutoires sont motivés, la méconnaissance, par Mme G de la motivation de ces actes est due à son manque de diligence ;

- les titres exécutoires n'ont été annulés que pour vice de forme, leur bien-fondé n'a pas été remis en cause ;

- les titres attaqués mentionnent bien le nom, prénom et qualité de la personne qui les a émis, le bordereau de titres de recettes s'y rattachant est signé par cette même personne ;

- la décision de rejet du recours gracieux est fondée ;

- L'indu de revenu de solidarité active et l'amende administrative sont fondés au regard de l'omission de communication de ressources, supérieures au plafond de revenu de solidarité active, des fausses déclarations, des réitérations dans le temps et du niveau de connaissance juridique de Mme G ;

- Le Département du Var ne pouvant être considéré comme la partie perdante, il ne peut être condamné à verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L 761-1 du CJA.

Mme G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

-le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

La présidente, juge statuant seule, a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme E.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le département du Var a émis à l'encontre de Mme G les 15 juin 2017, 31 août 2017 et 13 février 2018, des titres exécutoires relatifs à un indu de RSA socle INK 002 pour la période de décembre 2014 au 31 octobre 2015, à une amende administrative de 3 000 euros et à un indu de RSA socle INK 003 pour la période de juillet 2014 au 30 novembre 2014. Par un jugement n° 1902182 du 10 décembre 2021, devenu définitif, le tribunal a annulé les titres exécutoires émis le 15 juin 2017, le 31 août 2017 et le 13 février 2018 ainsi que la décision implicite de rejet du président du département du Var, seulement en ce qu'elle concerne lesdits titre, a enjoint au département du Var de restituer à Mme G les sommes éventuellement prélevées sur le fondement des titres exécutoires annulés, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement, s'il n'avait pas été émis, avant l'expiration de ce délai, de nouveaux titres dans des conditions régulières et a rejeté le surplus des conclusions de la requête. Le 21 février 2022, le département du Var a émis trois nouveaux titres exécutoires, d'une part, les titres exécutoires n° 1800 et 1801 correspondants aux indus de revenu de solidarité active d'un montant de 4 160,19 euos et de 1 225,55 euros, d'autre part, le titre exécutoire n°1802 relatif à l'amende administrative d'un montant de 3000 euros. Le 23 juin 2022, une lettre de relance a été adressée à Mme G pour le paiement de ces sommes. Le 29 juillet 2022, Mme G a formé un recours gracieux auprès du président du conseil départemental du Var afin de contester la dette de 8 385,74 euros et d'en demander l'effacement. Par un courrier du 13 septembre 2022, le président du conseil départemental du Var a rejeté le recours gracieux de Mme G. Par la présente requête enregistrée le 20 février 2023, Mme G demande au tribunal d'annuler la lettre de relance de la direction générale des finances publiques du 23 juin 2022 concernant les créances d'indu de revenu de solidarité active d'un montant total de 8 385,74 euros, d'annuler la décision du président du Conseil départemental du Var du 13 septembre 2022 rejetant son recours gracieux, d'annuler le titre exécutoire n°1802 émis par la direction générale des finances publiques à son encontre le 21 février 2022 pour un montant de 3 000 euros et de prononcer le non-lieu à statuer sur ses demandes d'annulation d'une part, du titre exécutoire n°1800 émis le 21 février 2022 d'un montant de 4 160,19 euros, d'autre part, du titre exécutoire n° 1801 émis le 21 février 2022 d'un montant de 1 225,55 euros, dès lors que ceux-ci ont été annulés en cours d'instance et enfin de condamner la direction générale des finances publiques de Toulon et le département du Var à verser à Me Carlhian, son conseil, la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi de 1991.

Sur l'étendue du litige :

2. Il est constant que les titres exécutoires n° 1800 (créance INK002) et n°1801 (INK 003) émis le 21 février 2022 ont été annulés par le département du Var postérieurement à l'enregistrement de la présente requête. Dans ces conditions, les conclusions de Mme G tendant à l'annulation de la décision de ces deux états exécutoires sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions :

Sur les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire n°1802 :

3.En premier lieu, aux termes du 4ème alinéa de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation ".

4.Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire n°1802 a été envoyé à Mme G à l'adresse à laquelle elle a déclaré résider au moment de la création de son dossier d'allocataire de revenu de solidarité active, jamais modifiée ensuite. Dès lors et en application des dispositions précitées au point précédent, cet envoi vaut notification. Par suite, le moyen tiré de l'absence de notification du titre exécutoire n°18202 doit être écarté.

5.En deuxième lieu, aux termes du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours ". Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".

6. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

7. Le département produit l'arrêté n°AI 2019-1064 du 2 septembre 2019, publié au recueil des actes administratifs le 9 septembre 2019, portant délégation de signature aux responsables des services de la direction des finances. Il résulte de son article 2 qu'une délégation de signature a été accordée à Mme D F, exerçant les fonctions de directeur des finances, à l'effet de signer les décisions, actes et documents visés en annexe et qu'en cas d'absence ou d'empêchement, délégation est accordée à M. B C, attaché principal, exerçant les fonctions de directeur adjoint et responsable du pôle budgets. Or, il est constant que le titre exécutoire contesté, qui n'est pas signé de façon manuscrite, mentionne que le signataire est B C, directeur adjoint de la direction des finances. Ainsi, M.C, signataire du titre exécutoire, avait reçu délégation pour le signer. En outre, il ressort des pièces produites par le département du Var que M. B C est le signataire du bordereau de titre de recettes n°160 d'un montant total de 8 385,74 euros dont le titre n° 1802 d'un montant de 3000 euros. Par suite, le moyen tiré de ce que le titre exécutoire en litige n'aurait pas été signé par une personne compétente pour le faire, manque en fait et doit être écarté.

8.En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième et huitième alinéas du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale . La décision est prise par le président du conseil départemental après avis de l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 262-39 du présent code (). Aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

9. Il ressort des mentions du titre exécutoire n°1802 contesté, dans la partie " objet et pièces justificatives ", que la somme de 3000 euros, réclamée à Mme G, correspond au montant de l'amende administrative infligée à cette dernière au mois d'août 2017. Ainsi, le titre contenait les bases de liquidation de la créance du département du Var. En outre, la référence à l'amende administrative d'août 2017 renvoie à la décision du président du conseil départemental du Var du 24 août 2017, précédemment adressée à Mme G par lettre recommandée avec accusé de réception, dont elle est réputée avoir eu notification le 26 août 2017, cette lettre dont elle a été avisée le 26 août 2017, ayant été renvoyée à l'expéditeur avec la mention " avisé non réclamé ", ainsi qu'il résulte des termes du jugement n° 19 02182 du tribunal administratif de Toulon du 10 décembre 2021, produit par Mme G en pièce jointe à sa requête, lequel a rejeté ses conclusions à fin d'annulation du rejet opposé à son recours gracieux du 4 février 2019 contre la décision prononçant l'amende administrative. Ainsi, la requérante avait parfaitement connaissance des motifs qui ont conduit le département à lui demander, au titre de l'amende administrative infligée le 24 août 2017, le versement de 3 000 euros. Dans ces conditions, et contrairement à ce que soutient la requérante, l'état exécutoire est suffisamment motivé et indique les bases de liquidation de l'amende. Les moyens tirés du défaut de motivation et d'absence d'indication des baes de liquidation doivent donc être écartés.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de la lettre de relance :

10. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " () 5° Lorsque la mise en demeure de payer n'a pas été suivie de paiement, le comptable public compétent peut, à l'expiration d'un délai de trente jours suivant sa notification, engager des poursuites devant donner lieu à des frais mis à la charge du redevable dans les conditions fixées à l'article 1912 du code général des impôts. () 6° Pour les créances d'un montant inférieur à 15 000 euros, la mise en demeure de payer est précédée d'une lettre de relance adressée par le comptable public compétent. () ".

11.Il résulte de ces dispositions que la lettre de relance adressée par le comptable public au débiteur de l'administration visé par un titre exécutoire, avant l'envoi d'une mise en demeure et l'engagement d'une procédure de recouvrement forcé pour les créances d'un montant inférieur à 15 000 euros, n'emporte aucune conséquence de fait ou de droit et ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours. Ainsi, la lettre de relance de la direction générale des finances publiques du 23 juin 2022 qui se borne à inviter Mme G. à s'acquitter de la somme de 8 385,74 euros, correspondant au total des montants de trois titres exécutoires émis par le département du Var le 21 février 2022, ne comporte en elle-même aucune décision faisant grief. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette lettre sont irrecevables et doivent, par voie de conséquence, être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 13 septembre 2022 :

12.D'une part la requérante n'invoque aucun moyen au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 13 septembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Var a rejeté son recours contestant la dette de 8 385,74 euros mise à sa charge et en demandant l'effacement. D'autre part, il résulte de l'instruction que par un jugement n°1902182 du 10 décembre 2021, devenu définitif, le tribunal administratif de Toulon a rejeté les conclusions de Mme G à fin d'annulation des indus de RSA INK 003 d'un montant de 1 225,55 euros, INK 002 d'un montant de 4 160,19 euros et de l'amende administrative d'un montant de 3 000 euros. La demande présentée dans le cadre du présent litige se rattache à une cause juridique identique à celle déjà examinée par le tribunal. De plus, la demande de Mme G ne présente pas un objet différent de la demande précédemment portée devant le tribunal dès lors qu'elle tend, en réalité, à ce que Mme G soit déchargée du paiement de la somme de 8 385,74 euros restant à sa charge. Par suite, dès lors que la condition d'identité de parties est également remplie, l'autorité de la chose jugée qui s'attache au jugement du tribunal fait obstacle à ce qu'il soit statué à nouveau sur les demandes d'annulation desdits indus et amende administrative. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 13 septembre 2022 doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

13. Il résulte des dispositions de l'article 75 de la loi du 10 juillet 1991, codifiées à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et des articles 37 et 43 de la même loi, que le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle ne peut demander au juge de mettre à la charge, à son profit, de la partie perdante que le paiement des seuls frais qu'il a personnellement exposés, à l'exclusion de la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée à son avocat. Mais l'avocat de ce bénéficiaire peut demander au juge de mettre à la charge de la partie perdante la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à son client, si ce dernier n'avait eu l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit le recouvrement à son profit de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

14.D'une part, Mme G, pour le compte de qui les conclusions de la requête relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être réputées présentées, n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D'autre part, l'avocate de Mme G n'a pas demandé que lui soit versée par le département du Var et l'Etat la somme correspondant aux frais exposés qu'elle aurait réclamée à sa cliente si cette dernière n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit mis à la charge du département du Var et de la direction départementale des finances publiques du Var une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E:

Article 1er: Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme G tendant à l'annulation des titres exécutoires n° 1800 et n° 1801 émis le 21 février 2022.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme G est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G, Me Carlhian et au département du Var.

Copie de la présente décision sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Var et à la paierie départementale du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.

La présidente du tribunal

Signé

Mme ELa greffière,

Signé

G. BODIGER

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/ le Greffier en chef,

La greffière,

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