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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2301066

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2301066

vendredi 17 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2301066
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantITEM AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°/ Par une requête enregistrée le 11 avril 2023 sous le n°2301066 et un mémoire complémentaire enregistré le 11 août 2023, la SARL Vertes Collines représentée par la SCP d'avocats Bérenger-Blanc-Burtez-Doucède et Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de la commune du Val lui a refusé la délivrance d'un permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de 24 lots à bâtir, dénommé " Le Clos de Mimi ", sur un terrain cadastré section B n°s1273p,1275,1587p et 1589p, situé lieudit les Grandes Aires sur le territoire de cette commune, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'elle a formé le 21 décembre 2022, reçu par la commune le 22 décembre suivant ;

2°) d'enjoindre à la commune du Val de lui délivrer le permis d'aménager sollicité dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 € par jour de retard, à défaut, de reprendre l'instruction et de statuer sur la demande de permis d'aménager, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Val une somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- par jugement du 17 août 2022, le tribunal a annulé l'arrêté du 1er février 2021 par lequel le maire de la commune du Val lui avait refusé un permis d'aménager et a enjoint le réexamen du dossier de demande ; contre toute attente, par l'arrêté attaqué, la commune a réitéré son refus ;

- en application de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, la commune, ainsi qu'il lui appartenait de le faire en raison de la confirmation de la demande, devait statuer sur la base du droit applicable à la date de la décision annulée ; elle n'avait donc pas à procéder à une nouvelle consultation des services gestionnaires (eau, électricité, ENEDIS etc.) et ne pouvait donc retenir un nouvel avis d'ENEDIS du 29 septembre 2022 pour justifier son refus ; en admettant même qu'il ait pu être légalement sollicité, ce nouvel avis est illégal dès lors qu'on ne comprend pas pourquoi ENEDIS évoque une extension de réseau sur la voie publique alors qu'il suffit de se brancher au droit de la parcelle ; la commune n'était aucunement liée par cet avis illégal ;

- par un arrêt du 22 juin 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé le refus de permis d'aménager du 1er juin 2021 et a enjoint à la commune de délivrer ce permis, en écartant explicitement le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme qui fonde le présent refus attaqué ;

- l'arrêté attaqué procède d'un détournement de pouvoir.

Par des mémoires en défense enregistrés le 10 juillet 2023 et le 10 octobre 2023, la commune du Val, agissant par son maire en exercice et représentée par la SELARL LLC et Associés, devenue ITEM Avocats, agissant par Me Reghin, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la SARL Vertes Collines, une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée à cette même date, par application des articles R. 611-11 et R. 613-1 du code de justice administrative.

II°/ Par une requête enregistrée le 13 novembre 2023 sous le n°2303684, la SARL Vertes Collines représentée par la SCP d'avocats Bérenger-Blanc-Burtez-Doucède et Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler les dispositions et prescriptions des articles 3, 4 et 11 du permis d'aménager qui lui a été délivré le 13 septembre 2023 par la commune du Val ;

2°) d'enjoindre à la commune du Val de délivrer le permis d'aménager sans prescription dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 € par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Val une somme de 5 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- ces prescriptions ne sont nullement motivées ;

- elles méconnaissent l'autorité de chose jugée attachée à l'arrêt de la cour administrative d'appel qui a enjoint la délivrance sans aucune prescription ;

- les prescriptions sont illégales dans la mesure où elles sont contraires aux motifs retenus par la cour ;

- elles révèlent un détournement de procédure dans la mesure où elles tendent en réalité à faire obstacle à l'exécution du permis d'aménager délivré.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 janvier 2024, la commune du Val, agissant par son maire en exercice et représentée par la SELARL LLC et Associés, devenue ITEM Avocats, agissant par Me Reghin, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la SARL Vertes Collines une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 31 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 1er mars 2024 à 12 heures, par application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces des dossiers ;

- l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille n°22MA02596 du 22 juin 2023.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bonmati ;

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Claveau représentant la SARL Vertes Collines et de Me Faure-Bonaccorsi représentant la commune du Val.

Considérant ce qui suit :

1. Par les deux requêtes ci-dessus visées, lesquelles, présentant à juger des questions semblables, doivent être jointes, la SARL Vertes Collines demande l'annulation d'une part, de l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de la commune du Val lui a refusé la délivrance d'un permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de 24 lots à bâtir, dénommé " Le Clos de Mimi ", sur un terrain cadastré Section B n°s1273p,1275,1587p et 1589p, situé lieudit les Grandes Aires, en zone 1AUb du PLU, sur le territoire de cette commune, ensemble de la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'elle a formé le 21 décembre 2022, reçu par la commune le 22 décembre suivant, d'autre part, des dispositions divisibles des articles 3, 4 et 11 du permis d'aménager qui lui a été délivré le 13 septembre 2023 par la commune du Val sur une demande ayant le même objet.

Sur la requête n°2301066 :

Sur la légalité de l'arrêté du 8 novembre 2022 portant refus de permis d'aménager :

2. Il ressort du dossier que par jugement n°2100868 du 17 août 2022, le tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 1er février 2021 par lequel le maire de la commune du Val avait refusé de délivrer à la requérante un permis d'aménager un lotissement de 24 lots à bâtir dénommé " Le Clos de Mimi ", sur des parcelles cadastrées section B, n° 1273p, 1275, 1587p et 1589p, sur le territoire de la commune et enjoint au maire de la commune du Val de réexaminer la demande de permis d'aménager déposée par la SARL Vertes Collines et de prendre une nouvelle décision dans le délai de 3 mois à compter de la notification de ce jugement. Ainsi, l'arrêté attaqué a été pris à l'issue du réexamen auquel la commune du Val a procédé en exécution de l'injonction qui lui avait été faite par ce jugement.

3. Pour refuser la délivrance du permis d'aménager après la nouvelle instruction ordonnée par le tribunal administratif, la commune du Val s'est fondée sur les dispositions de l'article

L. 111-11 du code de l'urbanisme aux termes desquelles : " " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. " et a retenu que, " selon Enedis, le projet nécessite l'extension du réseau public d'électricité HTA d'une longueur de 2 x 210 mètres sur la voie publique, d'une extension de 2 x 80 mètres du réseau HTA sur la parcelle et de la création d'un poste de distribution publique sur le terrain d'assiette de l'opération, que l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. ".

4. Toutefois, alors même que la légalité d'un refus de permis s'apprécie à la date à laquelle il a été pris, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de prendre acte de l'autorité de la chose jugée s'attachant, d'une part, à l'annulation juridictionnelle devenue définitive d'une décision portant sur une demande ayant le même objet, prise antérieurement ou postérieurement à la décision de refus attaquée, et, d'autre part, aux motifs qui sont le support nécessaire de cette annulation. Or, par un arrêt définitif du 22 juin 2023 revêtu de l'autorité absolue de chose jugée et dont les motifs sont le support nécessaire du dispositif, la cour administrative d'appel de Marseille, pour annuler un précédent arrêté du 1er juin 2021 portant refus de permis d'aménager portant sur le même projet que celui faisant l'objet de la décision attaquée, a explicitement jugé que le motif tel qu'énoncé au point 3 ci-dessus, dont la commune demandait alors qu'il soit substitué à ceux qu'elle avait initialement retenus, n'était pas de nature à justifier légalement le refus de délivrer le permis d'aménager demandé par la SARL Vertes Collines dès lors qu'il était démontré que la desserte du projet ne nécessitait pas obligatoirement une extension ou un renforcement du réseau public de distribution d'électricité dont la commune aurait dû supporter la charge mais pouvait être assurée par des équipements propres à l'opération et devant rester à la charge financière de l'aménageur. S'agissant d'une demande ayant le même objet et en l'absence de tout changement allégué dans les circonstances de droit ou de fait depuis le 1er juin 2021, lequel ne résulte pas non plus des pièces du dossier, la société requérante est fondée à soutenir qu'en retenant de nouveau cet unique motif, la commune du Val a entaché d'illégalité sa décision du 8 novembre 2022, dont il y a lieu, par conséquent, de prononcer l'annulation.

5. Pour l'application de l'article L.600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par la requête n'est de nature, en l'état du dossier, à fonder l'annulation demandée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

6. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 13 septembre 2023, la commune du Val a délivré à la société requérante le permis d'aménager qu'elle sollicitait. Il s'ensuit que la présente décision qui annule le refus opposé le 8 novembre 2022 n'appelle plus aucune mesure d'exécution et qu'il y a lieu, en conséquence, de rejeter les conclusions de la société requérante présentées à fin d'injonction et d'astreinte.

Sur la requête n°2303684 :

Sur la légalité des articles 3, 4 et 11 de l'arrêté du 13 septembre 2023 portant permis d'aménager :

7. Il ressort du dossier que l'arrêté du 13 septembre 2023, dont les articles 3, 4 et 11 sont contestés, a été pris en exécution de l'injonction faite à la commune du Val par l'arrêt ci-dessus mentionné de la cour administrative d'appel de Marseille du 22 juin 2023, de délivrer le permis d'aménager sollicité par la société requérante.

8. Contrairement à ce qui est soutenu et comme le fait valoir à bon droit la commune du Val, l'article 11 en litige, qui s'en tient à rappeler que le terrain d'assiette du lotissement est concerné par un emplacement réservé n° 17 relatif à l'élargissement du boulevard Daniel Toscan, annexé au plan local d'urbanisme depuis son approbation, le 21 octobre 2019, n'a pas le caractère d'une prescription spéciale au sens auquel le code de l'urbanisme subordonne la délivrance d'un permis de construire ou d'aménager mais constitue un simple rappel de la réglementation effectivement applicable au projet, qui n'est pas, par lui-même, susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

9. En revanche, l'article 3 qui rappelle que : " La présente autorisation ne préjuge en rien l'obtention de permis de construire en ce qui concerne la capacité du réseau électrique. La présente décision est délivrée pour une puissance de raccordement au réseau de distribution d'électricité de 24 x 12 kVA monophasé foisonné d'après la C14-100 + 12kVA pour SG est raccordable avec une extension de 2 x 210 m de réseau HTA sur la voie publique et une extension HTA sur la parcelle et la création d'un poste sur le terrain d'assiette. " constitue une prescription spéciale divisible et susceptible d'être contestée. Une telle prescription n'apparaît, contrairement à ce qui est soutenu, explicitement proscrite ni par les motifs ni par le dispositif de l'arrêt ci-dessus évoqué du 22 juin 2023. Toutefois, en subordonnant la délivrance des permis de construire ultérieurs à la capacité du réseau électrique et en imposant, par cette prescription, les modalités de raccordement qu'elle énonce, alors que, comme il est dit au point 4 ci-dessus, la cour administrative d'appel avait retenu que des solutions alternatives étaient suffisantes, la commune a méconnu l'autorité de chose jugée qui s'attache aux motifs qui sont le support nécessaire du dispositif de l'arrêt sus évoqué et a, par suite, entaché cette prescription d'illégalité.

10. De même, si l'article 4 rappelle que " les futures constructions seront obligatoirement raccordées aux réseaux d'eau potable et d'assainissement collectif.", ce qui apparaît comme un simple renvoi aux dispositions de l'article 1AU4 du règlement du PLU applicable au terrain d'assiette du projet, il constitue également une réserve présentant le caractère d'une prescription en ce qu'il énonce que " La présente autorisation ne préjuge en rien l'obtention de permis de construire en ce qui concerne la capacité du réseau d'eau potable et d'assainissement collectif. ", subordonnant ainsi la délivrance des permis de construire ultérieurs à la capacité du réseau d'eau potable et d'assainissement collectif, alors que, selon les motifs de l'arrêt précité du 22 juin 2023 " () la nature même des travaux à exécuter () consisteraient à réparer ou à remplacer les parties du réseau d'assainissement défaillantes sans que ces travaux s'accompagnent de l'extension ou de l'augmentation de la capacité du réseau. ". Ainsi, en émettant une telle réserve, alors, au surplus, qu'elle n'allègue aucunement avoir procédé à la réfection de son réseau, la commune, a, de nouveau, méconnu l'autorité de chose jugée qui s'attache aux motifs qui sont le support nécessaire du dispositif de l'arrêt sus évoqué et, par suite, entaché cette prescription d'illégalité.

11. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante est seulement fondée à demander l'annulation des articles 3 et 4 de l'arrêté du 13 septembre 2023 par lequel le maire du Val lui a délivré un permis d'aménager.

12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par la requête n'est, en l'état du dossier, de nature à fonder l'annulation demandée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Le présent jugement qui prononce l'annulation des articles 3 et 4 de l'arrêté

du 13 septembre 2023 portant délivrance du permis d'aménager n'appelle aucune mesure d'exécution particulière. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par la société requérante.

Sur les frais relatifs au litige :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune du Val, partie perdante à l'instance, une somme globale de 3 000 euros à verser à la SARL Vertes Collines et de rejeter les conclusions présentées sur le même fondement par la commune du Val.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de la commune du Val a refusé à la SARL Vertes Collines la délivrance d'un permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de 24 lots à bâtir, dénommé " Le Clos de Mimi ", sur un terrain cadastré section B n°s1273p,1275,1587p et 1589p, situé lieudit les Grandes Aires sur le territoire de cette commune, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'elle a formé le 21 décembre 2022, sont annulés.

Article 2 : Les articles 3 et 4 de l'arrêté du 13 septembre 2023 par lequel le maire du Val a délivré à la SARL Vertes Collines un permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de 24 lots à bâtir, dénommé " Le Clos de Mimi ", sur un terrain cadastré section B n°s1273p,1275,1587p et 1589p, situé lieudit les Grandes Aires, sur le territoire de cette commune, sont annulés.

Article 3 : La commune du Val versera à la SARL Vertes Collines une somme globale de

3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à la SARL Vertes Collines et à la commune du Val.

Délibéré après l'audience du 12 avril 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Doumergue, présidente,

M. Quaglierini, premier conseiller,

Mme Bonmati, magistrate honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.

La rapporteure,

signé

D. Bonmati

La présidente,

signé

M. Doumergue

Le greffier,

signé

P. Bérenger

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

Le greffier.

N°2101066, 2303684

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