jeudi 24 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301119 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BOREL & DEL PRETE SCP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 14 avril 2023 et le 11 mai 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 14 avril 2023 par laquelle le président de l'université de Toulon a refusé son inscription en deuxième année de licence de droit pour l'année universitaire 2023/2024.
Il soutient qu'il possède l'ensemble des prérequis exigés pour la formation sollicitée dès lors qu'il a obtenu les crédits nécessaires suite à la validation de sa première année de licence et qu'il a un niveau B2 en français.
Par des mémoires en défenses, enregistrés le 11 décembre 2024 et le 20 janvier 2025, l'Université de Toulon, représentée par Me Del Prete, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le moyen invoqué n'est pas fondé.
Par une ordonnance du 21 janvier 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 février 2025 à 12h.
Un mémoire présenté par M. A, enregistré le 17 mars 2025, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Montalieu, conseillère,
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,
- et les observations de Me Baillargeon, substituant Me Del Prete, représentant l'Université de Toulon,
- M. A n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, étudiant au Sénégal, a demandé son inscription en deuxième année de licence de droit à l'Université de Toulon pour l'année universitaire 2023/2024, dans le cadre de la procédure " études en France ". Par une décision du 14 avril 2023, sa candidature a été rejetée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article D. 611-2 du code de l'éducation : " Chaque unité d'enseignement a une valeur définie en crédits européens, au niveau d'études concerné. / Le nombre de crédits par unité d'enseignement est défini sur la base de la charge totale de travail requise de la part de l'étudiant pour obtenir l'unité. La charge totale de travail tient compte de l'ensemble de l'activité exigée de l'étudiant et, notamment, du volume et de la nature des enseignements dispensés, du travail personnel requis, des stages, mémoires, projets et autres activités. / Afin d'assurer la comparaison et le transfert des parcours de formation dans l'espace européen, une référence commune est fixée correspondant à l'acquisition de 180 crédits pour le niveau licence et de 300 crédits pour le niveau master. Cette référence permet de définir la valeur en crédits de l'ensemble des diplômes. Les crédits sont obtenus lorsque les conditions de validation définies par les modalités de contrôle de connaissances et aptitudes propres à chaque type d'études sont satisfaites. ".
3. Pour contester la décision du 14 avril 2023 portant rejet de sa demande d'inscription en deuxième année de licence de droit à l'Université de Toulon, M. A fait valoir qu'il a obtenu " les 60 crédits requis " et qu'il a un niveau B2 en langue française. Toutefois, ainsi que le fait valoir le président de l'Université, le système européen de transfert et d'accumulation de crédits (ECTS) ne vaut que pour les établissements des pays membres de l'espace européen de l'enseignement supérieur, ce qui n'est pas le cas de l'Université virtuelle du Sénégal. Dans ces conditions, le requérant ne critique pas utilement l'appréciation portée par le président de l'Université de Toulon sur son niveau et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Université de Toulon.
Délibéré après l'audience du 3 avril 2025, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Harang, président,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller,
Mme Mathilde Montalieu, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2025.
La rapporteure,
Signé
M. MONTALIEU
Le président,
Signé
Ph. HARANGLa greffière,
Signé
F. POUPLY
La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N° 2201119
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026