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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2301394

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2301394

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2301394
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantPLENOT - SUARES - BLANCO - ORLANDINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 juillet 2023 et le 22 avril 2024, sous le n°2301394, Mme B C, M. E C, M. A C, Mme F C et Mme G C, représentés par Me Arpino, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 17 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Sainte-Maxime a délivré à la SAS SERIP un permis de construire n° PC 083 115 22 00107, en vue de bâtir une piscine et un garage sur la parcelle cadastrée AH 608 située à Sainte-Maxime, ensemble la décision du 9 mars 2023 rejetant son recours gracieux en date du 17 janvier 2023 ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 15 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Sainte- Maxime a délivré à la SAS SERIP un permis de construire modificatif n° PC 083 115 22 00107 M01 portant sur le même objet que le permis de construire délivré par l'arrêté du 17 novembre 2022 précité ;

3°) de joindre les affaires n°2301394 et n°2302487 à la même instance ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Maxime et de la SAS SERIP solidairement une somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- que le permis de construire n° PC 083 115 22 00107 :

- n'est pas signé par une personne compétente pour y procéder et la signature figurant sur l'acte attaqué est illisible ;

- méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que la demande ne comportait pas de plans cotés, de reports des surfaces et n'apporte aucune précision sur la nature, les matériaux et la hauteur de la clôture de la parcelle ;

- méconnaît les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dès lors que la demande ne comportait pas un plan de masse coté en ses trois dimensions et que la surface de plancher supplémentaire n'apparaît pas comptabilisée ;

- méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 a) et b) du code de l'urbanisme dès lors que la demande ne comportait aucun plan faisant apparaître les constructions existantes, les toits existants, le dénivelé du terrain et les affouillements ;

- méconnaît les dispositions des articles R. 421-14 et R. 151-28 du code de l'urbanisme dès lors qu'il a été opéré un changement de sous-destination de parties du bâti pour les intégrer dans le volume habitable, créant ainsi une surface de plancher non déclarée ;

- méconnaît les dispositions du plan de prévention des risques naturels incendies de forêt (PPRIF) dès lors que les travaux projetés vont aboutir à l'extension du bâtiment en créant une surface de plancher supérieure à 20m2 ;

- méconnaît les dispositions des articles R. 431-10 c) et d) ainsi que de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que la demande ne comportait pas de photographie permettant de situer le terrain dans son environnement proche, ne fait pas mention des angles de vues et qu'il ne permet pas de comparer les constructions existantes avec celles projetées ;

- méconnaît les dispositions de l'article UD11.2 c) du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) dès lors que la demande n'apporte aucune précision sur la consistance et la conformité aux règles en vigueur de la clôture existante, ni sur les affouillements du sol réalisés afin de contrôler la hauteur des constructions ;

- méconnaît les dispositions de l'article UD11-2 a) alinéa 4 du règlement précité dès lors que la pétitionnaire a considéré une toiture-terrasse comme étant une seule terrasse et a ainsi omis de reporter cette dernière dans le tableau des superficies et sur le plan ;

- méconnaît les dispositions de l'article DG14 du règlement précité dès lors que le garage aurait dû être sous la construction et que sa superficie au-dessus du terrain naturel aurait dû être comptabilisée en tant que surface de plancher ;

-que le permis de construire n° PC 083 115 22 00107 et le permis de construire modificatif n° PC 083 115 22 00107 M01 :

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que les notices descriptives ne précisent pas les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement ;

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucun plan de masse n'est produit au dossier des demandes ;

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que la demande de permis de construire modificatif ne comporte pas de photographie permettant de situer la parcelle de la pétitionnaire dans son environnement proche ;

- sont assortis de prescriptions spéciales de nature à remettre en cause l'économie générale du projet dès lors qu'elles ne portent pas sur des points précis et limités ;

- méconnaissent les dispositions du PPRIF et procèdent d'une fraude de la pétitionnaire dès lors que le dossier des demandes ne permet pas de s'assurer de la conformité des matériaux

-

utilisés aux critères de résistance et de réaction au feu et ne précise pas la surface de plancher supplémentaire qui sera créée ;

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la création d'une surface de plancher supplémentaire augmente le risque d'incendie et sa propagation aux propriétés voisines ;

- auraient dû faire l'objet d'un sursis à statuer dès lors que la construction est de nature à compromettre l'exécution du nouveau PLU dont l'article UD4-1 prévoit une limite à l'emprise au sol ;

- méconnaissent les dispositions de l'article UD7 du règlement du PLU du 20 décembre 2018 et de l'article UD4-2 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que le dossier des demandes ne permet pas de contrôler que la construction en litige se situe à 5 mètres des limites séparatives ;

- méconnaissent les dispositions de l'article UD11 du règlement du PLU du 20 décembre 2018 et de l'article DG5 et UD5 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que le garage est recouvert d'une toiture-terrasse qui n'est pas comptabilisée dans le calcul du quota des 30% de la surface totale de la toiture du bâtiment ;

- méconnaissent les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que les propriétés avoisinantes ne comportent pas de toit-terrasse ;

- méconnaissent les dispositions de l'article UD13 du règlement du PLU du 20 décembre 2018 et de l'article UD6 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que les dossiers de demande ne permettent pas de contrôler le respect de la surface d'espaces libres ;

- méconnaissent les dispositions de l'article DG22 du règlement précité dès lors qu'un mur de remblai bâti devant la piscine n'est pas justifié et ne tient pas compte de la topographie du terrain ;

Par un mémoire en défense enregistré le 13 septembre 2023, la SAS SERIP, représentée par Me Mendes Constante, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C et autres la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir dès lors que le projet en litige a pour objet la rénovation d'une construction existante, sans création de surface de plancher et qu'ainsi les vues sur le fonds des requérants existent déjà et qu'elles sont dues aux propres travaux réalisés par ces derniers sur leur propre construction.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 avril 2024, la commune de Sainte-Maxime, représentée par Me Orlandini, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en toute hypothèse, à ce que soit mise à la charge de Mme C et autres la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir dès lors que les vues sur leur fonds procèdent des travaux qu'ils ont eux-mêmes réalisés.

Par courrier du 29 janvier 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de la date à partir de laquelle l'instruction était susceptible d'être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1.

Par une ordonnance du 15 mai 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée à effet immédiat.

Un mémoire présenté par la commune de Sainte-Maxime a été enregistré le 16 mai 2024 sans être communiqué, en application des dispositions de l'article R. 613-3 du code de justice administrative.

II- Par une requête et des mémoires, enregistrés le 28 juillet 2023 et le 22 avril 2024, souss le n°2302487, Mme B C, M. E C, M. A C, Mme F C et Mme G C, représentés par Me Arpino, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 15 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Sainte- Maxime, a délivré à la SAS SERIP un permis de construire modificatif n° PC 083 115 22 00107 M01 en vue de régulariser le permis de construire délivré par l'arrêté du 17 novembre 2022 ayant pour objet de bâtir une piscine et un garage sur la parcelle cadastrée AH 608 située à Sainte- Maxime ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Maxime et de la SAS SERIP solidairement une somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- le permis de construire modificatif attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que la demande de permis de construire ne comportait pas de plans cotés, de report de surface explicite et de tableau des surfaces de plancher sincère et véritables ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dès lors que le plan de masse paysager n'est pas coté dans ses trois dimensions, les plans ne prévoient pas l'altimétrie du projet ainsi que du terrain, les légendes sur les plans sont illisibles et des surfaces de plancher créées ne sont pas comptabilisées ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 a) et b) du code de l'urbanisme dès lors que des surfaces de plancher ont été volontairement omises d'être mentionnées, les façades initiales ne sont pas renseignées, les plans présentant les constructions existantes et celles projetées ne sont pas alignés, à l'échelle et cotées, les toitures à deux pentes des constructions existantes n'apparaissent pas, aucune mention n'est faite sur la pente du terrain et les affouillements réalisés ;

- il méconnaît les dispositions du PPRIF et procède d'une fraude de la pétitionnaire dès lors que le dossier de demande ne permet pas de s'assurer de la conformité des matériaux utilisés aux critères de résistance et de réaction au feu et ne précise pas la surface de plancher supplémentaire qui sera créée ;

- il méconnaît les dispositions des articles R. 421-14 et R. 151-28 du code de l'urbanisme dès lors qu'il a été opéré un changement de sous-destination de parties du bâti pour les intégrer dans le volume habitable, créant ainsi une surface de plancher non déclarée ;

- il méconnaît les dispositions des articles R. 431-10 c) et d) ainsi que de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que la demande ne comportait pas de photographie permettant de situer le terrain dans son environnement proche, ne fait pas mention des angles de vues et qu'il ne permet pas de comparer les constructions existantes avec celles projetées ;

-

- il est assorti de prescriptions spéciales de nature à remettre en cause l'économie générale du projet dès lors qu'elles ne portent pas sur des points précis et limités ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UD11 du règlement du PLU du 20 décembre 2018 et de l'article DG5 et UD5 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que le garage est recouvert d'une toiture-terrasse qui n'est pas comptabilisée dans le calcul du quota des 30% de la surface totale de la toiture du bâtiment ;

- il méconnaît les dispositions de l'article DG14 du règlement précité dès lors que le garage aurait dû être sous la construction et que sa superficie en dessus du terrain naturel aurait dû être comptabilisé en tant que surface du plancher ;

- il méconnaît les dispositions de l'article DG22 du règlement précité dès lors qu'un mur de remblai bâti devant la piscine n'est pas justifié et ne tient pas compte de la topographie du terrain ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dès lors que les notices descriptives ne précisent pas les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la création d'une surface de plancher supplémentaire augmente le risque d'incendie et sa propagation aux propriétés voisines ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UD4-1 du règlement du PLU dès lors que le projet dépasse l'emprise au sol autorisée de 26% ;

- il méconnaît l'article UD4-2 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que le dossier de demande ne permet pas de contrôler que la construction en litige se situe à 5 mètres des limites séparatives ;

- il méconnaît les dispositions de l'article DG5 du règlement du PLU et de l'article R. 111- 27 du code de l'urbanisme dès lors que les propriétés avoisinantes ne comportent pas de toit- terrasse ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UD6 du règlement du PLU du 13 avril 2023 dès lors que le dossier de demande ne permet pas de contrôler le respect de la surface d'espaces libres ;

Par un mémoire en défense enregistré le 28 mars 2024, la SAS SERIP, représentée par Me Mendes Constante, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C et autres la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

À titre principal :

- la requête portant sur un permis de construire modificatif est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas sollicité son annulation dans le cadre de l'instance n°2301394 relative au permis de construire initial délivré le 17 novembre 2022 ;

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir dès lors que le projet en litige a pour objet la rénovation d'une construction existante, sans création de surface de plancher et qu'ainsi les vues sur le fonds des requérants existent déjà et qu'elles sont dues aux propres travaux réalisés par ces derniers sur leur propre construction ;

À titre subsidiaire, les moyens invoqués sont infondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 avril 2024, la commune de Sainte-Maxime, représentée par Me Orlandini, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C et autres la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les moyens portant sur d'autres irrégularités que celles pour lesquelles le permis de construire modificatif a été délivré sont inopérants ;

- les autres moyens invoqués sont infondés.

Par courrier du 2 avril 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de la date à partir de laquelle l'instruction était susceptible d'être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1.

Par une ordonnance du 15 mai 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée à effet immédiat.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de justice administrative, de ce que le tribunal est susceptible de surseoir à statuer estimant, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, que des vices entraînant l'illégalité du permis de construire modificatif sont susceptibles d'être régularisés :

- la méconnaissance de l'article R. 431-8 a) du code de l'urbanisme dès lors que le projet n'indique pas l'aménagement du terrain modifié ou supprimé ;

- la méconnaissance de l'article R. 431-9 dudit code dès lors que le projet ne comporte pas de plan de masse coté dans ses 3 dimensions et permettant d'identifier les constructions existantes de celles projetées ;

- la méconnaissance de l'article R. 431-10 du même code dès lors que le projet ne comporte pas un plan de coupe présentant les façades de la construction existante et celle projetée ;

- l'état initial du terrain par rapport à son état futur et un plan des toitures présentant la construction existante par rapport à celle projetée.

Les observations présentées par la SAS SERIP le 10 juin 2024 en réponse à cette information ont été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier. Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 juin 2024 :

- le rapport de M. Quaglierini, rapporteur,

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,

-

- les observations de Me Arpino et Me Humbert-Simeone pour Mme C et autres, celles de Me Orlandini pour la commune de Sainte-Maxime et celles de Me Mendes Constante pour la SAS SERIP.

Une note en délibéré présentée par la SAS SERIP a été enregistrée le 17 juin 2024 et non communiquée.

Une note en délibéré présentée par Mme C et autres a été enregistrée le 24 juin 2024 et non communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 17 novembre 2022, la SAS SERIP s'est vu délivrer un permis de construire pour bâtir une piscine et un garage sur son terrain cadastré AH 608, situé à Sainte- Maxime. Mme C et autres, voisins immédiats du terrain précité, ont adressé un recours gracieux au maire de Sainte-Maxime le 17 janvier 2023 afin qu'il soit procédé au retrait du permis de construire accordé. Le maire ayant rejeté leur recours gracieux par un courrier du 8 mars 2023, les requérants demandent notamment, dans leur première requête enregistrée sous le numéro 2301394, l'annulation de ces deux décisions.

2. Par ailleurs, par une ordonnance du 26 mai 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a fait droit à la demande les consorts C visant à la suspension de l'arrêté du 17 novembre 2022 et de la décision du maire de Sainte-Maxime rejetant leur recours gracieux, en jugeant qu'étaient propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées les moyens tirés de la carence de la notice descriptive s'agissant de l'organisation des constructions au regard des articles R. 431-7 et R. 431-8 du code de l'urbanisme, de la méconnaissance de l'article R. 431-9 et de la méconnaissance du a) et du b) de l'article R. 431-10 du même code. À la suite de la délivrance d'un permis de construire modificatif (PCM) par le maire de Sainte-Maxime le 15 juin 2023, les consorts C ont demandé, dans l'instance n°2301394 précitée, l'annulation du PCM tandis que la société SERIP a saisi à deux reprises le juge des référés du tribunal administratif de Toulon afin qu'il soit mis fin, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, à la suspension prononcée par l'ordonnance du 26 mai 2023. Par deux ordonnances des 21 juin et 4 juillet 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté ces demandes. Par deux décisions du Conseil d'État du 23 février 2024 n° 475706 et 476101, les ordonnances des 21 juin et 4 juillet 2023 précitées ont été annulées, mettant fin aux effets de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Toulon du 26 mai 2023 ayant fait droit à la demande de suspension présentée par les consorts C. Par leur seconde requête, Mme C et autres demandent l'annulation de l'arrêté du 15 juin 2023 du maire de Sainte-Maxime délivrant à la SAS SERIP un permis de construire modificatif afin de régulariser les vices du permis de construire initial du 17 novembre 2022.

Sur la jonction :

3. Les requêtes n°2301394 et n°2302487 de Mme C et autres portent sur la contestation de permis de construire initial et modificatif relatifs au même projet de construction. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

1.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'arrêté du 17 novembre 2022 :

4. Il ressort des pièces du dossier que M. H D, premier adjoint délégué à l'aménagement du territoire, a reçu du maire de la commune de Sainte Maxime une délégation de fonctions et de signature relative notamment à l'urbanisme, en particulier concernant " le droit des sols, documents de planification, procédures d'aménagement urbain, toute affaire régie par le code de l'urbanisme ", l'autorisant à signer " les délivrances et refus d'autorisations d'urbanisme " par arrêté du 11 juin 2020 régulièrement affiché et transmis au contrôle de légalité, le 12 juin 2020.

5. Si les requérants soutiennent que sa signature est illisible, il résulte toutefois de l'arrêté attaqué que ladite signature est précédée des nom, prénom et qualité du signataire permettant son identification. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur du permis de construire accordé le 17 novembre 2022 doit être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :

6. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : /1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; /2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". De même aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan ". Enfin, l'article R. 431-10 du même code dispose que : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier

1.

l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

7. D'une part, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

8. D'autre part, lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.

S'agissant de la méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme :

9. En premier lieu, les requérants soutiennent que la notice descriptive ne précise pas le parti retenu pour assurer l'insertion du projet. Il résulte toutefois de ladite notice, insérée dans le dossier de demande de permis de construire, que " le projet correspond à la rénovation d'une nouvelle villa à usage d'habitation " sans création de surface de plancher. Ladite notice ajoute que : " Compte-tenu du terrain et la configuration des lieux, le projet a été particulièrement étudié pour être en harmonie avec l'environnement ainsi que la règlementation en vigueur. En cela les hauteurs imposées par rapport au terrain naturel sont respectées (voir Plan des façades). La conception architecturale moderne de type méditerranéen est discrète, avec des volumes simples s'intégrant parfaitement dans son environnement. Les façades alternent entre ouvertures et enduits permettant d'avoir des maisons très lumineuses en hiver et bénéficiant de casquettes en partie haute afin de limiter les entrées de soleil en été ". De même, la pièce " insertion du site - Photomontage " jointe au dossier de permis de construire permet à l'autorité administrative d'apprécier les partis retenus pour l'insertion du projet dans son environnement.

10. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que la demande de permis de construire ne comportait pas de plans cotés et de reports des surfaces, ainsi que d'un plan des sous-sols et qu'elle n'apporte aucune précision sur la nature, les matériaux et la hauteur de la clôture. Toutefois, d'une part, les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme n'exigent pas que la notice du projet architectural comprenne des plans cotés, d'autre part, cette dernière indique que la hauteur des murs de clôtures avec grillages sera inférieure à 2 mètres et que les clôtures existantes seront conservées, et détaille les matériaux et les couleurs des constructions.

1.

En outre, si les requérants soutiennent que des surfaces de plancher supplémentaires auraient dû être mentionnées, une telle exigence n'est pas non plus prévue par l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.

11. En troisième et dernier lieu, les requérants soutiennent que la demande de permis de construire ne comporte pas de photographie permettant de situer le terrain dans son environnement proche, ne fait pas mention des angles de vues et qu'elle ne permet pas de procéder à une comparaison des constructions existantes avec celles projetées. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que dans sa demande de permis de construire, la SAS SERIP a joint, d'une part, des photographies du paysage lointain représentant notamment les constructions existantes sur la parcelle en litige ainsi que celles des parcelles avoisinantes, dont la parcelle des requérants, d'autre part, un photomontage faisant apparaître les constructions projetées ainsi que les propriétés voisines. Par ailleurs, il ressort du plan altimétrique joint au dossier de demande de permis modificatif que le terrain présente des dénivelés positifs traversant ce dernier du Sud (117.18 NGF) au Nord (137.78 NGF) et de l'Ouest (118.16 NGF) à l'Est (137.08).

12. Il résulte de ce qui précède que la notice jointe au projet architectural comprenait des éléments suffisants au regard des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme contrairement à ce que soutiennent les requérants.

S'agissant de la méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme :

13. Les requérants soutiennent que la demande de permis de construire ne comporte pas de plan de masse coté dans ses trois dimensions, qu'une surface de plancher supplémentaire induite par le projet n'est pas comptabilisée dans le tableau des surfaces de plancher et qu'aucun plan de masse n'est produit au dossier des demandes.

14. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que le permis de construction initial ne comportait pas de plan de masse coté dans les trois dimensions, il ressort du dossier de demande de permis de construire modificatif que la société pétitionnaire a joint, d'une part, un " plan de masse paysager " mentionnant les longueurs ainsi que les largeurs de toutes les constructions et que les plans des façades mentionnent les hauteurs de ces dernières, d'autre part, les plans des constructions projetées et ceux de la construction telle qu'elle a été autorisée par le permis de construire délivré le 27 juillet 1987 et qu'elle a ainsi complété utilement sa demande. En revanche, la circonstance selon laquelle la construction projetée créerait une surface de plancher supplémentaire non comptabilisée dans le tableau de surface de plancher, est sans incidence sur la conformité du projet aux dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme.

15. Il résulte de ce qui précède que les éléments transmis par la SAS SERIP lors de sa demande de permis de construire modificatif ont régularisé les vices relevés par Mme C et autres, rappelés au point 13, lors de la délivrance du permis de construire en litige. Il s'ensuit que le permis de construire ne méconnaît pas les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme précité.

S'agissant de la méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme :

16. En premier lieu, les requérants soutiennent qu'une surface de plancher est créée par la construction projetée sans être expressément mentionnée dans le tableau des surfaces de

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plancher, toutefois cette circonstance, à la supposer établie, ne relève pas davantage du contrôle sur la conformité du projet aux dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.

17. En deuxième lieu, les requérants relèvent l'absence de plan présentant les constructions existantes dans le dossier de demande de permis de construire. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire initial ne comportait pas de tels éléments, tel qu'il a été dit au point 14, la société pétitionnaire a joint, dans son dossier de demande de permis de construire modificatif, une annexe à la notice descriptive présentant les plans des constructions projetées et ceux de la construction telle qu'elle a été autorisée par le permis de construire délivré le 27 juillet 1987. Ainsi, la comparaison entre la construction existante et celle projetée dans le dossier de permis de construire modificatif, concernant les façades et les toitures, a régularisé le vice affectant le permis de construire initial contesté.

18. En troisième lieu, les requérants soutiennent que le plan de coupe ne fait pas apparaître l'état initial du terrain par rapport à son état futur alors que les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain. Toutefois, tel qu'il a été dit au point 10, il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire initial joint un " plan altimétrique " mentionnant des courbes de niveau et de nombreuses cotes du terrain naturel permettant d'apprécier le profil du terrain et la situation de la construction existante sur ce dernier. De même, le plan de coupe AA' matérialise par une ligne rouge le tracé du terrain naturel par rapport à l'implantation des constructions projetées. Si le plan de façade Est fait, quant à lui, apparaître la construction en litige comme ne suivant pas le tracé du terrain naturel, il ressort en revanche des autres pièces du dossier que la construction projetée, et plus particulièrement la terrasse de plain-pied ainsi que la piscine, suit au contraire la courbe du terrain naturel. Cette circonstance est néanmoins sans incidence sur la régularité du permis dès lors que l'autorité communale a pu apprécier la conformité de la construction projetée au regard des autres pièces du dossier et, plus particulièrement, du plan altimétrique et du plan de coupe AA' précité.

19. Il résulte de ce qui précède que le permis de construire modificatif a régularisé les vices tirés de la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme affectant le permis de construire initial. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés.

En ce qui concerne l'accroissement non déclaré de la surface de plancher de la construction projetée :

20. Aux termes de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme : " La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : / 1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ; / 2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ; / 3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ; / 4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres () ".

21. En premier lieu, les requérants soutiennent que les travaux projetés ont pour effet de créer une surface de plancher nouvelle non déclarée, en opérant un changement de sous-

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destination du porche d'entrée et de la terrasse en intégrant ces derniers dans le volume habitable. Toutefois, d'une part, la trémie, le porche d'entrée et la terrasse en litige constituent des éléments de la construction et ont, par conséquent, les mêmes destination et sous-destination que cette dernière. D'autre part, à supposer que la modification des façades et, plus particulièrement la fermeture du porche et de l'escalier, ait eu pour conséquence d'accroître le volume de la construction, les requérants n'établissent pas pour autant, par cette seule circonstance, une augmentation de la surface de plancher, laquelle est déterminée en application des dispositions de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme précité, après déduction d'autres surfaces.

22. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que le garage projeté est illégal dès lors qu'il n'est pas situé sous la construction et que sa surface de plancher non enterrée aurait dû être nécessairement comptabilisée. Toutefois, d'une part, si l'article 14 du règlement du plan local d'urbanisme exige que les constructions souterraines doivent être réalisées en totalité sous l'emprise de la construction principale, il prévoit expressément une exception pour les garages. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme, citées au point 20, que la surface de plancher est déterminée après déduction des aménagements en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non. Par ailleurs, si les requérants ajoutent " qu'il est peu probable et vraisemblable que l'autorisation porte réellement sur un garage " dès lors que

" des travaux d'excavation et d'affouillement de plus de 3 m de hauteur ont eu lieu jusqu'à la base de la construction ", la seule circonstance que de tels travaux soient intervenus ne saurait à elle seule établir la création d'une surface de plancher. En toute hypothèse, il ressort du " tableau des surfaces de plancher ", inséré dans la notice descriptive jointe dans le dossier de demande du permis de construire modificatif, que la construction en litige ne prévoit aucune augmentation de surface de plancher. En outre, il ressort de la notice descriptive précitée qu'un " plan du sous-sol garage " mentionnant " un sous-sol comprenant un garage de 161m2 pour cinq voitures et quatre 2 roues (cette surface est donc sortie du calcul conformément aux règles de calcul de l'état), un local technique accessible depuis l'extérieur pour la piscine de 10 m2 et d'une hauteur inférieure à 1.80 mètre donc non compris dans la surface de plancher " a été ajouté, matérialisant également les cotes de la construction.

23. En troisième lieu et dernier lieu, les requérants soutiennent que la confrontation des plans de l'état existant à ceux des façades annexées au dossier de demande de permis de construire modificatif révèle que le projet de construction procède à une extension de la maison d'habitation, générant nécessairement de la surface de plancher. Toutefois, une telle comparaison ne saurait à elle seule démontrer un agrandissement de la surface de plancher dès lors qu'il résulte des dispositions de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme, précitées au point 19, que l'extension de la surface d'une construction n'implique pas nécessairement l'accroissement de sa surface de plancher.

24. Il résulte de ce qui précède que les requérants n'établissent pas que les travaux projetés par le permis de construire initial puis par le permis de construire modificatif aboutissent à accroître la surface de plancher de l'habitation en litige. Ainsi, il convient d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 412-14 et R. 151-28 du code de l'urbanisme, des dispositions du plan de prévention des risques naturels incendies de forêt (PPRIF), des dispositions de l'article 14 du règlement du plan local d'urbanisme et, partant, d'écarter le moyen tiré de la fraude de la SAS SERIP.

En ce qui concerne la légalité des prescriptions assortissant les permis de construire initial et modificatif en litige :

25. Les requérants soutiennent que les décisions attaquées sont assorties de prescriptions de nature à remettre en cause l'économie générale du projet. D'une part, il ressort des

" prescriptions générales " des permis de construire attaqués que le maire de Sainte-Maxime a accordé ces derniers à condition de respecter des dispositions règlementaires applicables du PPRIF. Si les requérants relèvent que cette " prescription générale " démontre que la commune n'a pas été en mesure d'apprécier le respect des dispositions du PPRIF au projet de construction en litige, ils n'apportent pour autant aucun élément de nature à démontrer une telle allégation. D'autre part, il ressort des " prescriptions techniques " que le maire a assorti les permis de construire délivrés aux conditions précises et limitées de la puissance du raccordement électrique ainsi que de l'assainissement des eaux pluviales et usées du projet de construction en litige. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les prescriptions spéciales sont entachées d'illégalité.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions du PPRIF :

26. En premier lieu, aux termes de l'article 3.1.2. du PPRIF " Travaux exécutés sur des constructions existantes " : " L'extension d'un bâtiment implanté antérieurement à l'arrêté préfectoral portant opposabilité immédiate de certaines dispositions du projet de PPRIF et régulièrement autorisé, est admise sans pouvoir dépasser 20 m2 de surface de plancher, à condition d'être réalisée en conformité avec les " Dispositions constructives générales " (Titre 1 de la partie 2 du règlement " Dispositions applicables aux nouveaux projets "). Il est fortement recommandé de mettre la totalité du bâtiment en conformité avec ces mêmes dispositions constructives. Une seule extension sera admise ".

27. Les requérants soutiennent que le permis de construire contesté méconnaît les dispositions du PPRIF dès lors que ce dernier interdit les travaux sur des constructions existantes situées en zone EN1 et EN'1 du PPRIF qui entraînent une extension dépassant les 20m2 de surface de plancher. Toutefois, tel qu'il l'a été dit aux points 19 à 22, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet de construction ait pour objet ou effet une extension de la surface de plancher de l'habitation. Dans ces conditions les dispositions de l'article 3.1.2 du PPRIF, citées au point 25, ne font pas obstacle à des travaux portant sur des constructions existantes situées en zone rouge.

28. En second lieu, les requérants soutiennent que le dossier de demande de permis de construire en litige ne permet pas de s'assurer de la conformité des matériaux utilisés aux critères de résistance et de réaction au feu. Toutefois, d'une part, le contrôle des matériaux utilisées dans la construction est sans incidence sur la légalité du permis de construire attaqué dès lors qu'il relève de l'exécution des travaux, d'autre part, en toute hypothèse, le permis de construire contesté est assorti d'une prescription spéciale, prévoyant que le projet doit se conformer aux dispositions constructives générales fixées par le PPRIF. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du PPRIF doit être écarté comme n'étant pas fondé.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article UD11 :

29. Aux termes de l'article UD11 2° du PLU : " a) () Les toits-terrasses peuvent être admis s'ils sont justifiés par un parti architectural qualitatif dans un ensemble harmonieux, s'ils sont végétalisés avec des modalités de mise en œuvre garantissant sa pérennité et s'ils ne

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représentent pas plus de 30% de la surface totale des toitures. À ce titre, les constructeurs devront établir un plan de toiture, détaillant l'état précis des surfaces. Dans ce cas, les machineries d'ascenseur devront être en sous-sol et les conduits de ventilation installés en toiture devront être cachés par un système de caisson. () c) les clôtures : Les clôtures, tant à l'alignement que sur les marges de reculement et en limites de parcelle ou séparatives, doivent être aussi discrètes que possible. Elles doivent être constituées, soit par des haies vives, soit par des grilles, grillages ou tout autre dispositif assimilé, impérativement végétalisés comportant ou non un mur bahut, d'une hauteur maximum de 0,60 m, tolérée jusqu'à 0,80 m pour des motifs techniques dûment justifiés. / En aucun cas la hauteur totale de la clôture (mur bahut et grillage) ne peut excéder 2 mètres au-dessus du sol reconstitué. La hauteur étant mesurée par rapport au niveau de l'emprise publique ou du terrain naturel avant travaux pour les limites séparatives privées. / Les panneaux ajourés en béton moulé dits " décoratifs " sont interdits ".

30. En premier lieu, les requérants soutiennent que le permis de construire attaqué méconnait les dispositions de l'UD11 2° précitées dès lors que le taux de 30% fixé pour admettre les toits-terrasses est dépassé dans la mesure où la société bénéficiaire n'a pas intégré dans le calcul de la superficie totale des toitures celle de 138m2 correspondant à la terrasse de plain-pied qui couvre le garage. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et, plus particulièrement du plan altimétrique et du plan de coupe AA' que le garage sera situé sous la terrasse de plain-pied, elle- même principalement établie à hauteur du terrain naturel. Ainsi, les exigences prévues par l'article UD11 2° du PLU précité qui limitent l'impact visuel des toits-terrasses, situés en hauteur des bâtiments, pour des considérations d'insertion harmonieuse, ne sauraient également s'imposer à la terrasse de plain-pied en litige, quand bien même elle recouvre le garage, dès lors que, compte tenu de son implantation au niveau du terrain naturel, son impact visuel doit être nécessairement apprécié différemment que s'agissant de toitures. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD11 du PLU doit être écarté comme n'étant pas fondé.

31. En second lieu, les requérants soutiennent que le permis de construire contesté n'apporte aucune précision sur la consistance et la conformité aux règles en vigueur des clôtures existantes. Néanmoins, la notice descriptive précitée indique expressément que les clôtures existantes seront conservées, la hauteur des murs de clôtures avec grillages sera inférieure à 2 mètres et qu'elles seront composées d'un ensemble de piquets, grillage et muret. Si les requérants exposent également que le dossier de demande de permis de construire n'apporte aucune précision sur les affouillements réalisés et qu'il n'est pas non plus possible d'apprécier la hauteur des constructions par rapport au niveau du terrain, de telles circonstances sont sans incidence sur la conformité des clôtures avec les dispositions de l'article UD11 du PLU précitées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD11 du PLU doit être écarté comme étant infondé.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article 22 du règlement du PLU :

32. Aux termes de l'article 22 du règlement du PLU : " L'implantation des constructions devra tenir compte : / des arbres existants qui devront autant que possible être préservés sauf impossibilité technique dûment démontrée ; / de la topographie du terrain avant travaux qui doit être autant que possible préservée ; / du terrain naturel, en maintenant un équilibre entre déblais et remblais ".

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33. En premier lieu, les requérants soutiennent que la construction projetée créé un remblai et un mur de remblai non justifiés devant la piscine. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et, plus particulièrement du plan altimétrique joint aux demandes de permis de construire initial et modificatif qu'à l'endroit où est prévue la construction de la piscine, le terrain naturel présente une très légère déclivité du Nord au Sud, passant d'une cote de 136,53 NGF à 136,21 NGF et de l'Est à l'Ouest, passant d'une cote de 136,19 NGF à 136,53 NGF. Ainsi, contrairement à ce qu'affirment les requérants, il ressort des pièces du dossier que la piscine et la terrasse projetées respectent le tracé du terrain naturel, lequel est relativement plat à cet endroit, tel qu'il ressort des cotes altimétriques précitées. Par suite, le projet respecte la topographie du terrain et, par conséquent, ne créé ni de remblai ni de mur de remblai injustifié.

34. En second lieu, si les requérants soutiennent que les volumes souterrains autorisés sont anormalement étalés alors qu'ils auraient dû se trouver sous le bâtiment principal, une telle circonstance est sans incidence sur la conformité de la construction projetée aux dispositions de l'article 22 du règlement du PLU précitées. En toute hypothèse, il ressort des pièces du dossier que les volumes souterrains correspondent, au bassin de la piscine, au local technique attenant et au garage de 171,10m2, pour lesquels les dispositions de l'article 14 relatives aux constructions réalisées en souterrain ne s'appliquent pas.

35. Il résulte de ce qui précède que le moyen doit être écarté comme infondé.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme :

36. Les requérants soutiennent que l'augmentation de la surface de plancher en méconnaissance des dispositions du PPRIF est de nature à accroître le risque d'incendie et sa propagation au constructions avoisinantes. Toutefois, ainsi qu'il a été dit aux points 26 et 27, le projet ne prévoit pas de créer de surface de plancher supplémentaire et ne créera donc pas un risque accru d'incendie et de propagation au voisinage. Par suite le moyen invoqué et tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté comme infondé.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UD7 du règlement du PLU de 2018 :

37. Il ressort de ces dispositions que les constructions doivent être implantées de telle manière que la distance horizontale de tout point d'un bâtiment au point le plus proche de la limite séparative soit au moins égale à la moitié de la hauteur du bâtiment le plus élevé avec un minimum de 5 mètres.

38. Les requérants soutiennent qu'en l'absence de plan de masse coté dans ses trois dimensions, la SAS SERIP ne démontre pas que la construction se trouverait à une distance d'au moins 5 mètres des limites séparatives. Toutefois, d'une part, et tel qu'il a été dit aux points 9 et 12, le plan de masse paysager et les plans des façades, mentionnent les longueurs, largeurs et hauteurs des constructions en litige, d'autre part, il est matérialisé sur le plan de masse paysager un trait-pointillé rouge indiquant une " limite 5 m " vis-à-vis des propriétés voisines. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD7 du PLU doit être écarté comme infondé.

En ce qui concerne le défaut de sursis à statuer :

39. Aux termes de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".

40. Les requérants soutiennent que le maire aurait dû surseoir à statuer sur la demande de permis de construire initial déposée par la SAS SERIP dès lors que la révision du PLU était suffisamment avancée et que le permis de construire sollicité était de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse son exécution. Toutefois, bien que l'article UD4-1 du règlement du PLU approuvé le 13 avril 2023 prévoit que " l'emprise au sol maximale est fixée à 20% de l'unité foncière et est plafonnée à 400m2 par unité foncière ", cette contrariété ainsi constatée, prise isolément, ne suffit pas à établir, compte tenu de la taille du terrain d'assiette du projet de 3 244m2, et du faible dépassement de 103m2 (soit 25,75%), que ce dernier serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors que cette emprise au sol est une extension d'une construction existante sans création de surface de plancher supplémentaire. Par suite, le moyen tiré du défaut de sursis à statuer doit être écarté comme infondé.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UD11 du règlement du PLU de 2018 et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :

41. Il résulte de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.

42. Les requérants soutiennent que la construction ne s'intègre pas dans l'environnement existant dès lors que les propriétés avoisinantes sont constituées de constructions à l'architecture locale provençale avec des volumes simples, des toitures en pente en tuiles traditionnelles.

43. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige se situe dans une zone urbanisée résidentielle constituée majoritairement de villas avec piscine et que la construction projetée présente une architecture et des caractéristiques, notamment des enduits extérieurs et des matériaux apparents en façades, qui ne dénotent pas vis-à-vis des constructions du voisinage proche. D'autre part, la construction est également pourvue d'une toiture en pente à 27% comportant des " tuiles rondes canal vieillis de couleur paille rosé ". Si les constructions avoisinantes ne sont pas pourvues de toits-terrasses, la construction en litige comporte un toit- terrasse d'une superficie réduite, représentant moins de 30% de la surface totale de la surface

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totale des toitures et ne portant pas atteinte à l'environnement dans lequel elle s'insère. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté comme n'étant pas fondé.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UD13 du règlement du PLU de 2018 :

44. Les requérants soutiennent que le service instructeur de l'autorité territoriale n'a pas été en mesure de contrôler la surface d'espaces libres, le nombre d'arbre et plantations ainsi que l'exigence d'une superficie d'espaces verts fixée à 60% compte tenu des carences entachant les plans joints à la demande de permis de construire. Toutefois, selon la notice descriptive jointe au dossier de demande de permis de construire, la société pétitionnaire indique " Nous aurons donc un total de 101 arbres (67 existants et 34 arbres à planter), se décomposant de la façon suivante : 11 palmiers coco, 8 prunus, 8 citrus, 7 nouveaux oliviers ". En outre, le plan de masse paysager joint audit dossier répertorie et situe chacune des espèces sur le terrain d'assiette du projet. Si ce dernier plan ne comportait pas de cotes précises lors de la demande de permis de construire initial, la société pétitionnaire a joint dans son permis de construire modificatif un plan de masse paysager coté, tel qu'il a été dit au point 14. Dès lors, l'autorité territoriale était bien en mesure de contrôler la conformité du projet de construction aux dispositions de l'article UD13 dont les requérants ne soutiennent, au demeurant, aucune violation. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté comme étant infondé.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UD4-1 du règlement du PLU de 2023 :

45. Les requérants soutiennent que le permis de construire modificatif délivré le 15 juin 2023 méconnaît les dispositions de l'article UD4-1 du règlement du PLU approuvé le 13 avril 2023. Toutefois, tel qu'il a été dit au point 39, une telle disposition n'était pas applicable lorsque le maire de la commune de Sainte-Maxime délivrait le 17 novembre 2022 un permis de construire initial à la SAS SERIP et le maire a pu légitimement décider de ne pas surseoir à statuer. Ainsi, les dispositions applicables au permis de construire modificatif sont celles du PLU approuvé le 24 mars 2017, modifié le 20 décembre 2018 et arrêté le 18 novembre 2021 dans sa version en vigueur au 17 novembre 2022. Or, les règles d'emprise au sol des constructions prévues par l'article UD9, alors en vigueur, prévoient que : " L'emprise au sol des constructions, telle que définie dans les dispositions générales, ne peut être supérieure à 25% de la superficie des terrains en UD, UDL, UDq et UDs ; 30% en Udr. / Elle est non réglementée en UDa et UDc ". Il s'ensuit que le moyen doit être écarté comme étant inopérant.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UD4-2 du règlement du PLU de 2023 :

46. Il ressort de ces dispositions que les constructions doivent être implantées de telle manière que la distance horizontale de tout point d'un bâtiment au point le plus proche de la limite séparative soit au moins égale à la moitié de la hauteur du bâtiment le plus élevé avec un minimum de 5 mètres.

47. Les requérants soutiennent qu'en l'absence de plan de masse coté dans ses trois dimensions, la SAS SERIP ne démontre pas que la construction se trouverait à une distance d'au moins 5 mètres des limites séparatives. Toutefois, tel qu'il a été dit au point 38, il est matérialisé sur le plan de masse paysager un trait-pointillé rouge indiquant une " limite 5 m " vis-à-vis des propriétés voisines. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD4-2 du PLU doit être écarté comme infondé.

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En ce qui concerne la méconnaissance des articles UD5 et DG5 du règlement du PLU de

2023 :

48. Les requérants soutiennent que la construction ne s'intègre pas dans l'environnement existant dès lors que les propriétés avoisinantes sont constituées de constructions à l'architecture locale provençale avec des volumes simples, des toitures en pente en tuiles traditionnelles.

Toutefois, tel qu'il a été dit au point 33, la construction en litige ne porte pas atteinte à l'environnement dans lequel elle s'insère.

49. Il résulte de tout ce qui précède que, d'une part, le permis de construire modificatif délivré le 15 juin 2023 régularise les vices qui entachaient le permis de construire initial accordé le 17 novembre 2022, d'autre part, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation du permis de construire modificatif précité délivré à la SAS SERIP. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du 17 novembre 2022 et du 15 juin 2023 sont rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir.

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article DG6 du règlement du PLU de 2023 :

50. Les requérants soutiennent que le service instructeur de l'autorité territoriale n'a pas été en mesure de contrôler la surface d'espaces libres, le nombre d'arbre et plantations ainsi que l'exigence d'une superficie d'espaces verts fixée à 60% compte tenu des carences entachant les plans joints à la demande de permis de construire. Toutefois, tel qu'il a été dit au point 44, la société pétitionnaire a joint à son dossier de demande de permis de construire modificatif un plan de masse paysager coté contenant les éléments nécessaires à l'autorité territoriale pour contrôler la conformité du projet de construction aux dispositions de l'article DG6 de règlement du PLU de 2023 dont les requérants n'établissent pas la méconnaissance. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté comme n'étant pas fondé.

Sur les frais d'instance :

51. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par Mme C et autres au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Sainte-Maxime et de la SAS SERIP qui n'ont pas la qualité de parties perdantes dans la présente instance.

52. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme C et autres la somme de 2 000 euros demandée par le SAS SERIP au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, les conclusions de la commune de Sainte-Maxime au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er: Les requêtes sont rejetées.

Article 2 : Mme C et autres verseront à la SAS SERIP la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Sainte-Maxime présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à M. E C, à M. A C, à Mme F C, à Mme G C, à la commune de Sainte-Maxime et à la SAS SERIP.

Délibéré après l'audience du 14 juin 2024 à laquelle siégeaient : Mme Doumergue, présidente,

M. Quaglierini, premier conseiller, Mme Martin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.

Le rapporteur,

Signé

B. Quaglierini

La présidente,

Signé

M. Doumergue

La greffière, Signé

B. Ballestracci

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme, Le greffier

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