mardi 4 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301478 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 mai 2023 et 4 décembre 2024, M. C B et Mme A B, représentés par la SELAS Lawtec agissant par Me Zago demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise afin de déterminer l'importance et l'imputabilité de tous les préjudices subis du fait de l'implantation de jardins partagés sur le terrain voisin de leur propriété ;
2°) de fixer la provision concernant les frais d'expertise ;
3°) de condamner la commune de la Garde-Freinet au versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
4°) de réserver les dépens.
Ils soutiennent que :
- le projet ne respecte pas le zonage prévu par le Plan Local d'Urbanisme, risque de générer des troubles anormaux de voisinage et de dévaluer considérablement la valeur de leur propriété ;
-la responsabilité de la commune de la Garde-Freinet est susceptible d'être engagée ;
- la nomination d'un expert est nécessaire pour évaluer les préjudices subis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2024, la commune de la Garde-Freinet, représentée par Me Mas, conclut au rejet de la requête et à la condamnation des requérants au versement de la somme de 1.500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Sur les conclusions aux fins d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. L'expertise sollicitée par les époux B porte sur la création de jardins partagés à l'initiative de la commune de la Garde-Freinet et contigüe à leur propriété. En se bornant à invoquer des préjudices qui ne sont qu'hypothétiques et en n'apportant aucun élément de nature à démontrer des dommages certains à l'appui de leur demande d'expertise, les requérants n'établissent pas un lien de causalité direct entre l'implantation du projet litigieux et les troubles prétendus. Ainsi la demande de Mme et M. B n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, dès lors qu'elle ne présente pas un caractère utile. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, elle doit en conséquence être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, Mme A B et à la commune de la Garde Freinet.
Fait à Toulon, le 4 février 2025
Le président du Tribunal,
signé
D. SABROUX
La république mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026