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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2301620

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2301620

jeudi 25 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2301620
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 mai 2024, Mme A C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision de la caisse d'allocations familiales du Var du 15 mars 2023 lui notifiant un indu de prime d'activité et d'aide au logement de 153,96 euros.

Par un courrier du 8 juin 2023, le tribunal a invité l'auteure de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours, en lui adressant le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. A titre liminaire, après avoir invité en ce sens la requérante par courrier du 8 juin 2023, réceptionné le 12 juin, celle-ci a présenté une requête distincte enregistrée sous le n° 2301862, portant sur l'indu d'aide au logement initialement contesté dans la présente requête. Par une ordonnance du 13 mai 2024, la requête n° 2301862 précitée a été rejetée. Ne reste donc en litige, dans la présente requête, qu'un indu de prime d'activité.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

3. En outre, l'article R. 772-5 du code de justice administrative dispose que : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, sans préjudice des dispositions du chapitre VIII s'agissant du contentieux du droit au logement défini à l'article R.778-1 ". Aux termes de l'article R. 772-6 du code précité : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est invité à régulariser sa requête dans un délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". Et aux termes de l'article R. 772-7 du même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article ".

4. Pour contester le bien-fondé de la décision d'indu de prime d'activité en litige, Mme C se borne à faire état d'erreurs de calcul et de la prise en compte de créances contestées devant le tribunal. Toutefois ces moyens ne sont manifestement pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par un courrier recommandé du 8 juin 2023, réceptionné le 12 juin, auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 précité du code de justice administrative, Mme C a été invitée notamment à préciser les motifs de sa demande et informé de la nécessité, sous peine de voir son recours rejeté par une décision du juge sans convocation à une audience, de soumettre à ce dernier une argumentation destinée à établir que la décision contestée avait méconnu ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. Elle s'est toutefois bornée à produire, le 13 juin 2023, ce formulaire renseigné auquel était annexé un mémoire consistant en une copie de sa requête et ne comportant pas davantage d'explications. Par suite, cette requête, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis de précisions permettant d'en apprécier leur bien-fondé doit être rejetée en application des dispositions, précitées au point 1, du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Fait à Toulon, le 25 juillet 2024.

La présidente de la 4ème chambre,

Signé

M. B

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

N°2301620

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