mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301653 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MEUNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 26 mai 2023, enregistrée le 30 mai suivant au greffe du tribunal de céans, la présidente du Tribunal administratif de Marseille a transmis au tribunal la requête présentée par M. A B.
Par une requête et deux mémoires enregistrés le 20 et le 23 mai 2023, M. A B, représenté par Me Meunier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2023 par lequel le préfet du Var l'a placé en rétention administrative pour une durée de 48 heures ;
3°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2023 par lequel le préfet du Var l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
4°) d'enjoindre au préfet du Var de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, dans l'attente, de lui délivrer un certificat de séjour provisoire à compter de la notification de ce même jugement ;
5°) de condamner l'Etat à verser à Me Meunier, laquelle renonce à se prévaloir de l'indemnité qui lui revient à ce titre, la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision de placement en rétention et la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, sont fondées sur un arrêté portant obligation de quitter le territoire français en date du 28 mars 2023, non exécuté, qui ne pouvait tenir lieu de base légale, alors que cet arrêté ne lui a jamais été notifié, comme l'atteste le suivi en recommandé du pli concerné envoyé au centre d'hébergement où il ne résidait plus depuis le mois de janvier 2023.
La décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- est illégale par la voie de l'exception d'illégalité de l'arrêté précité du 28 mars 2023 ;
- est insuffisamment motivée du fait d'un défaut d'examen des quatre critères énoncés pour fixer la durée de la mesure ;
- méconnait les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée de disproportion et d'une erreur d'appréciation quant à la durée de l'interdiction, les circonstances humanitaires, la menace à l'ordre public ;
- méconnait les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990, en ce qu'il ne pourra plus venir voir ses enfants en Allemagne du fait de la décision contestée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant sont infondés.
Par un courrier du 8 septembre 2023 les parties ont été informé de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision du 19 mai 2023 par laquelle le préfet du Var a placé M. B en rétention administrative, portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 19 septembre 2023, le rapport de M. Angéniol, rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1 M. A B, de nationalité tunisienne ou algérienne et né en Algérie en 1979, allègue être entré pour la première fois en France le 30 avril 2003. Il a obtenu, par la suite, une carte de résident, en qualité de réfugié, valable du 25 mars 2005 au 24 mars 2015. Alors qu'il séjournait depuis sans titre sur le territoire français, par un arrêté en date du 28 mars 2023, le préfet du Var a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un premier arrêté du 19 mai 2023, le même préfet l'a placé en rétention administrative pour une durée de 48 heures. Par un second arrêté du même jour, le préfet a assorti l'obligation de quitter le territoire français qui lui avait été faite d'une interdiction de séjour sur ledit territoire pour une durée d'un an. M. B demande au tribunal l'annulation de ces deux derniers arrêtés.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'accorder à M. B l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, en application des dispositions précitées, sous réserve de la réalité du dépôt d'une telle demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 19 mai 2023 portant placement en rétention :
3. Aux termes de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le juge des libertés et de la détention, dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa notification. / Il est statué suivant la procédure prévue aux articles L. 743-3 à L. 743-18. ".
4. Les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de la décision du 19 mai 2023 par laquelle le préfet du Var l'a placé en rétention administrative ne peuvent qu'être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, en application des dispositions mentionnées au point précédent.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 19 mai 2023 portant interdiction de retour sur le territoire français :
5. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français " et de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Par ailleurs l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des termes mêmes des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
7. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en date du 28 mars 2023 par lequel le préfet du var a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours lui a été notifié à la dernière adresse connue par l'administration, au centre d'hébergement LOGIVAR à Toulon. Le pli contenant cet arrêté a été retourné le 4 avril 2023 à la préfecture du Var avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Alors que M. B n'établit ni n'allègue qu'il aurait informé les services de la préfecture d'un changement d'adresse cet arrêté doit donc être réputé comme lui ayant été régulièrement notifié le 3 avril 2023. Il s'ensuit que le préfet du Var pouvait se fonder, pour prendre sa décision du 19 mai 2023, portant interdiction de retour sur le territoire français de l'intéressé pendant un an, sur le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours non exécuté préalablement décidés par son arrêté du 28 mars 2023 précité.
9. En deuxième lieu, si M. B soutient que la décision attaquée est illégale par la voie de l'exception d'illégalité de l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français, il ne présente aucun moyen dirigé contre l'arrêté du 28 mars 2023 à l'appui de l'exception d'illégalité qu'il soulève. Par suite, cette dernière ne peut qu'être rejetée.
10. En troisième lieu, il est soutenu que la décision attaquée est insuffisamment motivée en ce que les quatre critères d'appréciation posés par L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour édicter une décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'ont pas été pris en compte. Il apparait toutefois à la lecture de la décision, que cette dernière a pris en compte dans ses considérants, chacun de ces critères et les a analysés de façon motivée en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être rejeté.
11. En quatrième lieu, si M. B peut se prévaloir de la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans qui lui a été délivrée en qualité de réfugié en 2005, cette seule circonstance ne permet pas d'établir la réalité d'une présence en France habituelle au cours de cette période et au surplus pendant plus de vingt ans, alors qu'il est constant et non contesté que le requérant est le père de deux enfants résidant en Allemagne, que par ailleurs, si l'intéressé invoque son dossier " administratif et pénal " pour établir la réalité de cette présence habituelle, ses condamnations à une peine de prison en 2017, 2018 et 2019 et l'emprisonnement qui en a découlé ne permettent pas plus d'établir la réalité d'une présence habituelle en France depuis vingt ans. De même, si M. B allègue qu'il partage la vie d'une ressortissante française depuis plus de trois ans il ne produit aucun document pour en attester. Par ailleurs, si le requérant soutient qu'il ne dispose pas de liens familiaux en Algérie il a également reconnu lors de son audition par les forces de police le 19 mai 2023 ne pas disposer d'autres attaches familiales en France. Enfin il est constant que M. B a été condamné à une peine d'un an d'emprisonnement le 28 aout 2017 pour recel de biens provenant d'un délit, à quatre mois d'emprisonnement pour vol en récidive le 6 mars 2018, et enfin, à trois mois d'emprisonnement pour voyage habituel dans un transport public sans titre valable le 26 février 2019. Par voie de conséquence le préfet du Var pouvait se fonder sur l'absence d'exécution de l'obligation de quitter le territoire français du 28 mars 2023, ainsi que sur la menace pour l'ordre public que représente le requérant pour l'interdire de retour sur le territoire français pour une durée d'un an sans méconnaitre les dispositions précitées des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni celles de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard de sa situation personnelle, dont l'appréciation n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
13. Le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait atteinte à l'intérêt supérieur des ses enfants résidant en Allemagne, alors qu'il n'établit en rien la réalité d'un quelconque lien entretenu avec ces derniers. Par, suite, le moyen tiré d'une méconnaissance des stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 mai 2023 décidant de son placement en rétention administrative et de la décision du même jour lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : M. A B est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision susvisée portant placement en rétention administrative sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Angéniol, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
Le rapporteur,
Signé :
P. ANGENIOL
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026