mardi 12 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2302083 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | ANDREANI - HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2023, M. C A, représenté par Me Bourdelois, demande au tribunal d'annuler, d'une part, la décision du 21 mars 2023 par laquelle Pôle emploi PACA a prononcé sa radiation des listes des demandeurs d'emploi et, d'autre part, la décision du 27 mars 2023 confirmant la décision initiale.
Il soutient que sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi n'est pas fondée dès lors qu'il était dans l'incapacité de se rendre au rendez-vous programmé avec sa conseillère Pôle emploi et qu'il produit un certificat médical recevable justifiant de son incapacité médicale à être présent ce jour-là.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2024, France travail représenté, par Me Andreani, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la sanction de radiation est fondée dès lors que M. A n'a pas averti préalablement Pôle emploi qu'il se trouvait dans l'incapacité de se rendre à son rendez-vous, qu'il n'a pas demandé un report de ce rendez-vous, et que le certificat médical versé au dossier ne fait pas mention de l'impossibilité d'effectuer un entretien téléphonique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné Mme D, en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
La magistrate désignée, a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les observations de Me Bourdelois, représentant M. A, et de Me Sauret substituant Me Andreani, représentant France travail.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après les observations de Me Bourdelois et de Me Sauret à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été inscrit à plusieurs reprises sur la liste des demandeurs d'emploi entre le 1er septembre 2010 et le 4 mai 2023. Par une décision du 21 mars 2023, Pôle emploi l'a radié de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois en raison de son absence à l'entretien téléphonique auquel il avait été convoqué. La radiation a été confirmée par la décision du 27 mars 2023. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions du 21 mars 2023 et du 27 mars 2023.
2. Aux termes de l'article L. 5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui : () / 3° Soit, sans motif légitime : () / c) Est absente à un rendez-vous avec les services et organismes mentionnés à l'article L. 5311-2 ou mandatés par ces services et organismes ; ". Aux termes de l'article R. 5412-5 du même code : " La radiation de la liste des demandeurs d'emploi entraîne l'impossibilité d'obtenir une nouvelle inscription : / 1° Pendant une période d'un mois lorsqu'est constaté pour la première fois le manquement mentionné au c du 3° de l'article L. 5412-1. () ".
3. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 22 février 2023, M. A a fait l'objet d'une convocation pour un entretien téléphonique qui devait se dérouler avec une conseillère Pôle emploi le 7 mars 2023. Il n'a pas honoré cet entretien et a justifié son absence en transmettant à l'agence Pôle emploi, un certificat médical, du docteur B daté du 14 mars 2023 dans lequel le médecin certifie que l'état de M. A " ne lui permettait pas de se déplacer de son domicile le 7 mars 2023 ", sans plus de détail sur les causes de cet empêchement. En outre, M. A produit un certificat médical daté du 20 août 2024, soit plus de cinq mois après les faits, dans lequel le Docteur B certifie que le requérant était dans l'incapacité de satisfaire à la convocation du 7 mars 2023 car son état de santé l'empêchait de répondre de façon cohérente. Cependant, cette justification est très éloignée des termes de la requête qui attribue l'incapacité de M. A à des difficultés à se déplacer qui ont nécessité un traitement par infiltration sous scanner le 9 mars 2023, soit dans les jours ayant suivi la convocation. En toutes hypothèses, les éléments produits ne permettent pas d'établir qu'à la date de la convocation, le 7 mars 2023, M. A était dans l'impossibilité totale de communiquer par téléphone. En outre, le requérant n'explique pas pourquoi il n'a pu prévenir, à l'avance, sa conseillère Pôle emploi de son indisponibilité comme l'impose le courrier du 22 février 2023. En conséquence, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 21 mars 2023 et du 27 mars 2023.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à France travail PACA.
Copie en sera adressée à la ministre du travail et de l'emploi.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
M. D La greffière,
Signé
G. BODIGER
La république mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026