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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2302254

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2302254

mercredi 17 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2302254
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantHOFFMANN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, un mémoire enregistré le 8 avril 2024 et un mémoire enregistré le 12 juin 2024 qui n'a pas été communiqué, la société Cap Grand Sud, agissant par son gérant, M. C B, et représentée par Me Fatovich-Royer de Véricourt, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le maire de la commune de Toulon a accordé à la SCI Majic un permis de construire en vue de l'édification d'une maison d'habitation avec piscine sur un terrain cadastré 137 BO 500, situé corniche Général de Gaulle, sur le territoire de cette commune ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Toulon une somme de 6 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

agir ;

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ; elle justifie de sa qualité de propriétaire et de son intérêt pour

- le dossier contient un document dénommé " intégration " qui n'est aucunement conforme à

-

l'article R.431-10 du code de l'urbanisme et n'a pas permis au service instructeur d'apprécier convenablement l'impact visuel réel du projet dans son environnement ; le dossier présente également d'autres lacunes en ce qu'il ne précise pas le type d'arbres et d'essences qui seront supprimés pour aménager la voie d'accès, les abords et la construction projetée, de sorte qu'il est impossible d'apprécier si les arbres abattus seront compensés par des plantations de taille et d'essence équivalentes, en méconnaissance des prescriptions de l'article UE13 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le dossier ne comporte aucune étude technique relative à l'aménagement d'un bassin de rétention conforme aux prescriptions des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ; la fiche de calcul du bassin de rétention jointe au dossier est erronée quant au volume du bassin de rétention ; le PLU ne fait pas de différence entre les différentes zones recevant les eaux pluviales et, au cas d'espèce, l'insuffisance du bassin de rétention conduirait à ce que le trop-plein d'eaux pluviales se déverserait dans la mer ;

- la création d'une voie d'accès et de restanques et d'un mur de soutènement à travers un EBC constitue un changement d'affectation proscrit par l'article L.113-2 du code de l'urbanisme ; le tracé de la voie n'est pas strictement conforme au document graphique annexé au PLU et les plans annexés à la demande de permis contredisent l'affirmation selon laquelle cette voie située hors espaces boisés classés pourra disposer d'une largeur en tout point égale à 4 m ;

- la voie d'accès, en impasse, ne comporte aucune aire de retournement et l'aire de manœuvre prévue au droit du garage ne permet pas aux véhicules de faire aisément demi-tour, en méconnaissance de l'article UE3 du PLU ;

- les plans de coupe font apparaître que les garages et aires de stationnement ne seront pas aménagés en excavation, en méconnaissance de l'article UE6 ; la seule dérogation citée par la commune de Toulon elle-même ne s'applique pas au projet et vise uniquement une impossibilité tenant à la longueur du tènement foncier, ce qui n'est pas l'hypothèse en l'espèce ;

- l'article UE10 limite la hauteur des constructions dans le secteur UEp à 6 mètres à l'égout du toit et à R+1, soit un étage sur rez-de-chaussée : or, il résulte de la consultation du plan de coupe BB que la hauteur maximale est dépassée (6,80 m au lieu de 6 mètres maximum) de même que le nombre de niveaux, qui sera porté à 3 ;

- l'intervention de la société Tomtif n'est pas recevable et les demandes indemnitaires sont infondées en ce qui concerne la société Majic et irrecevables en ce qui concerne la société Tomtif.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 octobre 2023, la SCI Majic, agissant par ses représentants légaux, M. et Mme A, et représentée par Me Hoffmann, conclut au rejet de la requête, subsidiairement à ce qu'il soit fait application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme et demande que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable faute d'intérêt pour agir et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 janvier 2024, la commune de Toulon, agissant par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire distinct enregistré le 2 avril 2024, la SCI Majic, agissant par ses représentants légaux, M. et Mme A, et représentée par Me Hoffmann, demande que la société requérante soit condamnée à lui payer une indemnité de 105 000 euros sur le fondement de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme.

Elle fait valoir que l'action engagée est abusive et lui cause un préjudice matériel et financier pouvant être évalué à la somme demandée.

Par un mémoire enregistré le 2 avril 2024, la SCI Tomtif, agissant par son représentant légal et représentée par Me Hoffmann, déclare intervenir en défense à l'instance en sa qualité de

propriétaire du terrain d'assiette du projet, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société requérante une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable et les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire distinct enregistré le 2 avril 2024, la SCI Tomtif, agissant par son représentant légal et représentée par Me Hoffmann, demande que la société requérante soit condamnée à lui payer une indemnité de 123 500 euros sur le fondement de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme.

Elle fait valoir que l'action engagée est abusive et lui cause un préjudice financier pouvant être évalué à la somme demandée.

Par une ordonnance du 2 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 9 avril 2024 à 12 heures, par application de l'article R.613-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bonmati ;

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Fatovich pour la société requérante, de Mme D pour la commune de Toulon et de Me Hoffmann pour la SCI Majic.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions d'annulation :

1. Par la présente requête, la société Cap Grand Sud demande l'annulation de l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le maire de la commune de Toulon a accordé à la SCI Majic un permis de construire en vue de l'édification d'une maison d'habitation avec piscine sur un terrain cadastré 137 BO 500, situé corniche Général de Gaulle, en zone UEp du PLU, sur le territoire de cette commune.

Sur l'intervention de la SCI Tomtif :

2. Il ressort du dossier que la SCI Tomtif, propriétaire du terrain d'assiette, liée au pétitionnaire du permis de construire par une promesse de vente dont la réalisation est subordonnée à l'issue du présent litige, a intérêt au maintien de la décision attaquée. Il s'ensuit que son intervention est recevable.

1.

Sur la légalité de l'arrêté attaqué :

3. Aux termes de l'article R.431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; // d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".

4. Il ressort de l'examen des pièces du dossier de permis de construire que la société pétitionnaire a produit des planches graphiques et photographiques lesquelles, associées aux vues aériennes figurant dans d'autres pièces, étaient de nature à permettre au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet et son impact visuel dans l'environnement proche et lointain et de prendre sa décision en toute connaissance de cause. Il s'ensuit que la société requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire.

5. Il ressort, de même, de la notice architecturale ainsi que des plans de masse que, contrairement à ce qui est soutenu, le nombre et les essences des arbres à abattre et de ceux à planter sont précisément indiqués et décomptés, les emplacements prévus étant également identifiés. Ces documents permettaient ainsi au service instructeur de se prononcer en toute connaissance de cause sur le respect des nombreuses prescriptions de l'article UE13 du PLU, dont la requérante ne précise, du reste, pas, laquelle ou lesquelles auraient été spécifiquement méconnues.

6. Il ressort également du dossier de permis de construire, tel que produit par toutes les parties à l'instance, qu'il comporte une notice hydraulique proposant la création d'un bassin de rétention ou d'infiltration techniquement conforme aux besoins du projet. Si, en effet, la superficie du terrain varie en fonction des documents qui en attestent et, notamment, comporte une différence de 224 m² entre la superficie évaluée par le géomètre expert et celle résultant des documents notariés et de demande de permis de construire, il ne saurait légalement être reproché au pétitionnaire d'avoir fait effectuer les calculs nécessaires au traitement des eaux pluviales et de ruissellement sur la base de la superficie du terrain qu'il a réellement acquis de la SCI Tomtif et dont il a la disposition effective. En outre, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à démontrer que l'absence de prise en compte de la superficie de 224 m² omise, dont il ressort au demeurant du dossier qu'elle n'en avait pas la disposition, aurait modifié le calcul de la capacité du bassin de rétention envisagé dans des proportions telles que le service instructeur n'aurait pas apprécié ces éléments en toute connaissance de cause.

7. Aux termes de l'article 2 des dispositions générales du PLU de la commune de Toulon, lesquelles renvoient aux termes des articles L.113-1 et L.113-2 du code de l'urbanisme : " Dans les espaces boisés classés, tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements est interdit. ". Si la requérante soutient que les plans feraient état d'une voie d'accès existante d'une largeur inférieure à 4m, de sorte que, pour porter ladite voie à 4m, il serait nécessaire d'empiéter sur un espace boisé classé (EBC), il ressort des pièces du dossier que les documents graphiques figurant en annexe au PLU prévoient l'aménagement de cette voie, d'une largeur de 4m et hors EBC, ce que confirme le plan de masse et la notice qui indiquent que la création d'une voie d'accès normalisée n'empiètera pas sur l'espace boisé classé. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la création de restanques ou la construction de murs de soutènement seraient prévues sur cet espace, la

1.

société requérante n'apportant, en outre, aucun élément susceptible de corroborer ses allégations. Il s'ensuit que le moyen invoqué n'est pas fondé.

8. Aux termes de l'article UE3 du PLU relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et accès aux voies ouvertes au public : " Les caractéristiques des accès et des voiries existantes doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte : défense contre l'incendie, protection civile, brancardage, etc // 1°) Accès // a) les accès doivent être en nombre limité, localisés et configurés en tenant compte des critères suivants : - la topographie et morphologie des lieux dans lesquels s'insère la construction ; - la nature des voies sur lesquelles les accès sont susceptibles d'être aménagés afin de préserver la sécurité des personnes (visibilité, vitesse sur voie, intensité du trafic.) ; - le type de trafic engendré par la construction (fréquence journalière et nombres de véhicules accédant à la construction, type de véhicules concernés.) ; - les conditions permettant l'entrée et la sortie des véhicules dans le terrain sans manœuvre sur la voie de desserte. // b) Pour être constructible, un terrain doit comporter un accès automobile à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin ou éventuellement obtenu par l'application de l'article 682 du code civil relatif aux terrains enclavés l'accès doit répondre à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiés ou dont l'édification est demandée. 2°) Desserte // - les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées ou dont l'édification est demandée. - la largeur des voies nouvelles desservant des constructions à usage d'habitation est fixée à 4 m minimum ou 3,50 m lorsqu'elles sont en sens unique. Pour les opérations de plus de 4 logements, elles devront en plus de ces 4 m ou 3,50 m comporter la réalisation d'aménagements (cheminement piétons, circulation des personnes à mobilité réduite, etc.). - aucune voie automobile nouvelle d'intérêt privé ne doit avoir une largeur utile inférieure à 4

m. - Dans tous les cas, le pourcentage maximal de la pente de ces voies nouvelles sera de 15% en tout point dans l'axe de la voie. Pour les rampes d'accès en sous-sol, le pourcentage maximal de la pente sera de 18% en tout point dans l'axe de la voie. - les voies en impasse doivent être aménagées pour permettre le retournement et la manœuvre des véhicules y compris des véhicules de secours. Une aire de retournement aux dimensions adaptées sera obligatoire pour toute impasse de plus de 60 m. ".

9. Si la société requérante soutient que la voie d'accès, en impasse, ne comporte aucune aire de retournement et que l'aire de manœuvre prévue au droit du garage ne permet pas aux véhicules de faire aisément demi-tour, en méconnaissance de l'article UE3 du PLU, il résulte toutefois de ces dispositions citées au point 7 que ces exigences ne s'appliquent qu'aux voies de desserte et non aux voies d'accès, dont, en l'espèce, il n'est pas établi que leur configuration méconnaîtrait ces mêmes dispositions.

10. La requérante soutient que les garages qui ne sont pas prévus en sous-sol, contreviennent aux dispositions de l'article UE6 du PLU selon lesquelles : " Pour les terrains en contre - haut des voies, les garages et emplacements de stationnement seront édifiés en excavation ". Toutefois, ces dispositions n'exigent pas que les garages soient intégralement construits en sous-sol, de sorte que, contrairement à ce qui est soutenu, les garages qui, en l'espèce, seront semi-enterrés et, partant, édifiés en excavation, ne peuvent être regardés comme méconnaissant les dispositions précitées.

11. Aux termes de l'article UE10 du PLU : " Dans les secteurs UEb et UEp, la hauteur maximale des constructions est fixée à 6 m limitée à R+1, combles non compris. ". Il ressort toutefois du plan de coupe BB, que, contrairement à ce qui est soutenu, la hauteur maximale du bâtiment se situe à la cote de 63,85 m pour une cote du terrain naturel de 57,85m et n'excèdera donc pas 6m. Par ailleurs, il ressort également des plans produits que les locaux techniques, la cave et les

1.

garages, qui sont semi-enterrés, ne peuvent être regardés comme constituant un niveau au sens de ces dispositions. Il s'ensuit que le projet est bien constitué de deux niveaux en R+1, conformément aux dispositions précitées.

12. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la recevabilité de la requête, la société requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué accordant un permis de construire à la SCI Majic.

Sur les conclusions indemnitaires des SCI Majic et Tomtif :

13. Aux termes de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. (). ".

14. Il est constant, d'une part, que la SCI Tomtif, propriétaire du terrain d'assiette, n'est pas la bénéficiaire du permis de construire à laquelle les dispositions précitées réservent la possibilité de présenter des conclusions indemnitaires. Il s'ensuit que ses conclusions fondées sur l'article L.600- 7 du code de l'urbanisme, ne sont pas recevables et doivent être rejetées comme telles.

15. Il ne résulte par ailleurs pas de l'instruction que les conditions dans lesquelles le droit de former un recours contre le permis de construire en litige a été mis en œuvre, ne révèlent aucun comportement abusif de la société Cap Grand Sud. Il s'ensuit que les conclusions indemnitaires présentées à son encontre doivent être rejetées.

Sur les frais relatifs au litige :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la société Cap Grand Sud une somme de 2 000 euros à payer à la SCI Majic et de rejeter les conclusions de la société Cap Grand Sud, partie perdante à l'instance, de la SCI Tomtif, intervenante qui n'a pas la qualité de partie à l'instance, et de la commune de Toulon, laquelle n'a pas eu recours au ministère d'avocat.

DECIDE

Article 1er : L'intervention de la SCI Tomtif est admise.

Article 2 : La requête de la SARL Cap Grand Sud est rejetée.

Article 3 : La SARL Cap Grand Sud versera à la SCI Majic une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à la SARL Cap Grand Sud, à la SCI Majic, à la SCI Tomtif et à la commune de Toulon.

Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Harang, président,

M. Quaglierini, premier conseiller, Mme Bonmati, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.

La rapporteure, Signé

D. BONMATI

Le président, Signé

P. HARANG

Le greffier, Signé

P. BERENGER

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme, Pour la greffière en chef, Et par délégation,

Le greffier.

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