LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2302503

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2302503

lundi 23 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2302503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2023, Mme C B, représentée par Me Enam, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 26 juin 2023 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre aux services préfectoraux de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement, sous la même condition d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la décision de refus de séjour :

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; il est entaché d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête de Mme B.

Il fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bernabeu a été entendu lors de l'audience publique du 2 octobre 2023 où les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne née le 17 avril 1970 à Annaba, soutient être entrée en France le 10 juin 2021 à la suite de son mariage avec M. A-C. B, de nationalité française. Elle a bénéficié d'un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " valable du 26 février 2020 au 25 février 2021. Elle a sollicité, le 18 décembre 2020, le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 26 juin 2023, le préfet du Var a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée. Par sa requête, Mme B demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il a été fait application, notamment l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de Mme B, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également précisé l'identité, la date et le lieu de naissance de l'intéressée, ainsi que les conditions de son entrée en France, et exposait les raisons pour lesquelles le préfet a considéré qu'elle ne remplissait pas les conditions pour obtenir le renouvellement du titre de séjour qu'elle sollicitait en qualité de conjointe de français. Il a également fait état d'éléments suffisants sur la situation personnelle de Mme B, en précisant qu'elle avait quitté le domicile conjugal selon les conclusions d'un rapport d'enquête administrative des services de police. La décision de refus de titre de séjour opposée à Mme B comporte ainsi, de manière précise et circonstanciée, les considérations de fait et de droit qui constituent son fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée au regard des exigences des articles L. 211-2 et L 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

3. En deuxième lieu, la requérante ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas applicables aux ressortissants algériens.

4. En troisième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence portant la mention ''vie privée et familiale'' est délivré de plein droit : () / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; () / Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre époux ". Aux termes de l'article 7 bis de cet accord : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2) et au dernier alinéa de ce même article () ".

5. Si Mme B est mariée avec un ressortissant français et a obtenu à ce titre un premier titre de séjour valable du 26 février 2020 au 25 février 2021, les services préfectoraux ont sollicité, le 27 janvier 2023, dans le cadre de l'examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour, une enquête de communauté de vie auprès des services de police de Hyères-les-Palmiers, dont le rapport a été versé à l'instance. Lors de leur visite de contrôle au domicile des époux le 25 mai 2023, ces services ont constaté l'absence de la requérante ainsi que de l'ensemble de ses effets personnels. En outre, M. B a indiqué aux services de police que son épouse avait quitté le domicile la semaine précédente, que la rupture faisait suite à une dispute et que l'intéressée était hébergée à Paris chez sa nièce, ce que la requérante a elle-même confirmé à la suite d'un appel téléphonique des services de police, tout en demeurant floue sur ses intentions futures quant à la poursuite d'une vie commune. Si la requérante soutient que le préfet n'indique pas la date de la rupture de la vie commune et que le couple connaissait de " petites difficultés comme cela peut arriver dans tous les couples, au moment où l'enquête a été effectuée ", elle ne produit aucun élément permettant de justifier d'une vie commune effective à la date à laquelle l'arrêté a été pris. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Var, qui n'a commis aucune erreur de fait ou d'appréciation de la situation des époux, aurait méconnu les stipulations précitées en lui opposant l'absence de communauté de vie avec son époux.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, qui produit très peu de pièces attestant de l'ancienneté et des conditions de sa présence sur le territoire national, n'est entrée en France, qu'en juin 2021, à l'âge de 51 ans, et ne se prévaut d'aucune attache familiale forte en France autre que son époux avec laquelle la communauté de vie n'est pas établie. En outre, la requérante ne justifie d'aucune insertion socioprofessionnelle. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur sa situation.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté contesté.

Sur les conclusions accessoires :

8. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant au remboursement des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au préfet du Var.

Délibéré après l'audience du 2 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Bernabeu, présidente-rapporteure,

- M. Cros, premier conseiller,

- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2023.

La présidente-rapporteure,

Signé

M. BERNABEUL'assesseur le plus ancien,

Signé

F. CROS

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

Le greffier.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions