vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2302703 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CGCB & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2023, et un mémoire enregistré le 29 avril 2024, la société civile immobilière (SCI) Tejedor, représentée par Me Ferouelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du conseil communautaire de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez du 21 juin 2023 approuvant la modification n°1 du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Golfe de Saint-Tropez ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, à la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez de réévaluer la modification n°1 du SCOT ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt à agir à l'encontre de la délibération en litige car elle est propriétaire de la parcelle de terrain cadastrée section AX n°52 et située sur le territoire de la commune de Saint-Tropez ;
- sa requête a été enregistrée dans le délai de recours contentieux ;
- le SCOT classe son terrain en réservoir de biodiversité principal, alors que ce terrain ne présente aucune caractéristique d'un milieu aquatique et humide ; le classement de son terrain en secteur de biodiversité n'est pas justifié ;
- le SCOT est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il identifie une coupure d'urbanisation sur le terrain appartenant à la requérante, qui est entouré de plusieurs constructions ;
- le SCOT classe son terrain en espace proche du rivage, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ; la délimitation des espaces proches du rivage telle qu'opérée par le SCOT méconnaît la loi " Littoral " ; cette délimitation amène à classer en espaces proches du rivage des terrains très éloignés du rivage de la mer et dépourvus de toute co-visibilité avec la mer ;
- son terrain est entouré de deux secteurs déjà urbanisés, les Parcs de Salins et de la Moutte ; la délimitation des secteurs déjà urbanisés (SDU) dans le SCOT est erronée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 janvier 2024 et 21 mai 2024, la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, représentée par Me Barbeau, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de l'illégalité du classement de la parcelle de la SCI Tejedor en réservoir de biodiversité est irrecevable ; ce classement n'a pas été modifié par la décision en litige par rapport au classement opéré par le SCOT approuvé le 2 octobre 2019 ; en tout état de cause, ce moyen est infondé ;
- le moyen tiré de l'erreur de droit d'avoir institué une coupure d'urbanisation au niveau de sa parcelle est également irrecevable ; cette coupure d'urbanisation n'a pas été instituée par la modification du SCOT du 21 juin 2023 ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une lettre du 4 juin 2024, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la SCI Tejedor pour défaut d'intérêt à agir en raison du fait qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle soit propriétaire de la parcelle cadastrée section AX n° 52, ainsi qu'elle l'allègue.
Par un mémoire enregistré le 5 juin 2024, la SCI Tejedor, représentée par Me Ferouelle, a répondu au moyen d'ordre public par des observations, qui ont été communiquées.
Un mémoire, enregistré le 6 juin 2024 et présenté par Me Ferouelle pour la SCI Tejedor, n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juin 2024 :
- le rapport de M. Bailleux ;
- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;
- les observations de Me Ferouelle, représentant la SCI Tejedor ;
- et les observations de Me Germe, représentant la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. En premier lieu, la SCI Tejedor, propriétaire de la parcelle cadastrée section AX n° 52 à Saint-Tropez, soutient que cette dernière est située au sein d'un réservoir de biodiversité principal identifié par le SCOT. Elle produit une vue aérienne et indique que sa parcelle n'a pas visuellement les mêmes caractéristiques que la zone de l'étang des Salins. La communauté de communes indique que l'objectif n° 9 du document d'orientation et d'objectifs (DOO) du SCOT, qui n'a pas été modifié par la modification en litige, répertorie le réservoir des Salins de Saint-Tropez comme un réservoir de type aquatique et humide, avec les espèces indicatrices suivantes : bruant des roseaux, cistude d'Europe, cisticole des joncs et couleuvre vipérine. Si la requérante produit à l'instance une photographie aérienne de sa parcelle et indique que les caractéristiques de son terrain ne sont pas identiques ni comparables avec celles de la zone de l'Etang des Salins, elle n'établit toutefois pas que les espèces constituant le réservoir de biodiversité de type aquatique et humide ne seraient pas présentes sur sa propre parcelle.
2. La requérante poursuit en soutenant que la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) établie en lien avec l'étang des Salins n'intègre pas son terrain, qui est situé en limite de cette zone. La communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez fait valoir que les auteurs du SCOT ne sont pas tenus par la cartographie et le périmètre établis pour la ZNIEFF, qui constitue seulement une base de référence pour les auteurs du SCOT, ainsi que le rappelle à ce titre le tome 5 du rapport de présentation de ce dernier relatif aux espaces remarquables, et ils peuvent ainsi délimiter une zone de biodiversité qui ne suit pas exactement le périmètre dans leur document d'urbanisme. La requérante soutient encore que la mission régionale d'autorité environnementale (MRAé) a souligné l'insuffisance de l'évaluation environnementale dès 2021, et l'analyse apportée par la nouvelle version de l'évaluation environnementale n'a fait apparaître aucune différence. Toutefois, cet argument est inopérant au soutien du moyen soulevé par la requérante du classement de la parcelle en réservoir de biodiversité.
3. Au surplus, la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez fait valoir, sans être utilement contestée sur ce point, que les dispositions du SCOT prétendument illégales dont se prévaut la requérante ont été approuvées par la délibération du 2 octobre 2019, et non par la délibération du 21 juin 2023. Il ressort donc des pièces du dossier que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le classement de sa parcelle cadastrée section AX n° 52 en réservoir de biodiversité serait entaché d'illégalité.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-22 du code de l'urbanisme : " Les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d'urbanisme doivent prévoir des espaces naturels présentant le caractère d'une coupure d'urbanisation ". Il résulte de ces dispositions qu'un espace urbanisé ne peut donc jamais entrer dans le champ d'une coupure d'urbanisation. En outre, les coupures d'urbanisation au sein d'un SCOT ont pour finalité de s'opposer à l'urbanisation continue des zones agglomérées bordant le littoral en préservant, au sein ou à proximité de ces zones, des espaces demeurés à l'état naturel et qui ne seraient pas protégés à cet égard à un autre titre.
5. La requérante soutient que la délibération contestée ne respecte pas les dispositions de l'article L. 121-22 du code de l'urbanisme, en ce que la zone retenue pour la coupure d'urbanisation comporte d'ores et déjà plusieurs constructions sur des terrains limitrophes de sa parcelle. La communauté de communes rappelle toutefois que les coupures d'urbanisation sont des espaces naturels, nonobstant quelques constructions et aménagements, et produit à l'instance une photographie aérienne montrant que la zone d'implantation de la coupure d'urbanisation est une zone à l'état naturel, qui est située entre deux secteurs fortement urbanisés. La circonstance que quelques constructions seraient situées à l'intérieur ou à proximité de cette zone ne lui enlève pas son caractère d'espace naturel, au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 121-22 du code de l'urbanisme. La communauté de communes poursuit en faisant valoir, sans être utilement contestée sur ce point, que l'objectif n° 2 du DOO identifie une coupure d'urbanisation aux Salins de Saint-Tropez entre les lotissements des Salins et la Moutte.
6. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la délibération attaquée serait illégale en ce que sa parcelle cadastrée section AX n° 52 est incluse au sein d'une coupure d'urbanisation, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-22 du code de l'urbanisme.
7. En troisième lieu, selon les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. En l'absence de ces documents, l'urbanisation peut être réalisée avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat après avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites appréciant l'impact de l'urbanisation sur la nature. Le plan local d'urbanisme respecte les dispositions de cet accord. Dans les communes riveraines des plans d'eau d'une superficie supérieure à 1 000 hectares et incluses dans le champ d'application de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985, les autorisations prévues aux articles L. 122-20 et L. 122-21 valent accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat au titre du troisième alinéa du présent article ".
8. La société requérante soutient d'abord que la délimitation des espaces proches du rivage est faite au niveau du SCOT, non en fonction des caractéristiques de chaque secteur, mais sur le fondement d'une vision générale du territoire, en utilisant des repères généraux. Ces considérations générales énoncées par la société requérante sont toutefois insuffisamment précises pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé.
9. La société requérante poursuit en indiquant que ces critères ont amené à une large délimitation des espaces proches du rivage, parfois à plusieurs kilomètres du bord de mer, couvrant ainsi tout le territoire de la commune de Saint-Tropez. Enfin, elle indique que de très nombreux espaces sont situés à plus d'un kilomètre du rivage, comme par exemple la plaine agricole de Ramatuelle, alors qu'il est impossible de voir la mer. La société requérante indique encore que le fait d'avoir fixé cette distance étalon d'un kilomètre influence la réflexion sur les espaces proches du rivage de manière injustifiée.
10. Si la société requérante soutient ensuite que le critère de la distance a été utilisé de manière prépondérante par rapport aux deux autres critères, la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez indique qu'au contraire la modification du SCOT a précisément pour objet de minimiser l'importance du critère de la distance et de redonner leur importance aux deux autres critères. La communauté de communes fait valoir sur ce point, que le préfet du Var avait indiqué, dans son courrier du 20 décembre 2019, que le critère de la distance " étalon " d'un kilomètre était en l'espèce inapproprié et qu'il était nécessaire de le pondérer avec les deux autres critères fixés par la jurisprudence. La communauté de communes défenderesse fait encore valoir que la MRAé, dans son second avis en date du 8 décembre 2022, a d'une part souligné l'aspect positif pour l'environnement de la nouvelle délimitation des espaces proches du rivage et d'autre part indiqué que le recul par rapport à la mer de la limite intérieure des espaces proches du rivage était justifié pour tenir compte des spécificités topographiques du territoire. Sur ce point, la société requérante n'établit pas que l'appréciation de la communauté de communes des espaces proches du rivage et l'application des trois critères rappelés précédemment au territoire du SCOT serait erronées.
11. La requérante poursuit ensuite en soutenant que la délimitation des espaces proches du rivage faite par le plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Tropez est beaucoup plus fine. Elle ajoute que le déféré du préfet du Var à l'encontre de ce plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Tropez a été rejeté par le tribunal administratif de Toulon, dans son jugement n° 2103311 du 29 novembre 2022. La communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez fait toutefois valoir sur ce point que le jugement précité, qui rejette le déféré préfectoral, n'est pas revêtu de l'autorité absolue de chose jugée et ne s'impose pas dans le cadre de la présente instance. En outre, la communauté de communes précitée fait valoir à juste titre qu'en l'absence d'identité de partie, d'objet et de cause, la juridiction n'est pas liée, dans le cadre de la présente instance, par le jugement de rejet du 29 novembre 2022.
12. La communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez fait valoir qu'au surplus, la délimitation retenue pour les espaces proches du rivage dans le secteur des Salins par la délibération approuvant la révision du SCOT de 2019 intégrait déjà la parcelle appartenant à la SCI Tejedor.
13. Il ressort ainsi de ce qui a été exposé aux points 7 à 12 que la SCI Tejedor n'est pas fondée à soutenir que la délimitation des espaces proches du rivage opérée dans le cadre de la modification n° 1 du SCOT n'aurait pas été effectuée conformément aux dispositions des articles L. 121-1 et L. 121-13 du code de l'urbanisme.
14. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. ". La compatibilité du SCOT avec les dispositions littorales du code de l'urbanisme s'apprécie à l'échelle du territoire qu'il couvre et compte tenu de l'ensemble de ses orientations et prescriptions et non pas en examinant isolément les orientations arrêtées en ce qui concerne un point du territoire couvert, au regard des dispositions législatives de protection du littoral.
15. En l'espèce, la SCI Tejedor soutient que son terrain est entouré de deux secteurs déjà urbanisés, les Parcs des Salins, et de la Moutte, et de quelques constructions en dehors de ces secteurs. Elle soutient encore que la délimitation opérée par le SCOT des secteurs déjà urbanisés (SDU) est erronée et qu'il aurait fallu que sa parcelle, qui est située entre ces deux secteurs déjà urbanisés, soit elle-même qualifiée de secteur déjà urbanisé.
16. La communauté de communes fait valoir qu'au regard de l'objectif 26 du DOO du SCOT, " est considéré, au sein des communes littorales, comme autre secteur déjà urbanisé tout autre espace bâti, à vocation plutôt résidentielle, caractérisé par la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics ". En outre, il ressort des photographies produites à l'instance, que le secteur entourant la parcelle appartenant à la requérante n'est pas caractérisé comme un SDU présentant une urbanisation dense et continue, et des voies de circulation structurantes. Au contraire, il ressort de ces photographies que la zone considérée est une zone laissée à l'état naturel, qui ne présente pas les caractéristiques d'un SDU. En outre, et ainsi que le fait valoir la communauté de communes, la parcelle appartenant à la requérante est d'une part intégrée au sein d'un réservoir de biodiversité des Salins et identifiée comme faisant partie d'une coupure d'urbanisation, et ces classements n'ont pas été jugés illégaux par la présente décision. Par suite, cette parcelle, qui est caractérisée par un espace naturel, au sens de la loi littoral, ne pouvait pas être classée au sein d'un SDU.
17. Il en résulte que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la délimitation des SDU situés au nord et au sud de sa parcelle serait erronée. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que tous les moyens de la requête ayant été écartés, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de la requête de la SCI Tejedor.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Les conclusions à fin d'annulation ayant été rejetées, la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter également les conclusions à fin d'injonction de la présente requête.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis quelque somme que ce soit à la charge de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.
DECIDE
Article 1er : La requête de la SCI Tejedor est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Tejedor et à la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
La présidente,
Signé :
M. BERNABEU La greffière,
Signé :
K. BAILET
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
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03/08/2026
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03/08/2026