mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2302980 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 septembre 2023 et 13 novembre 2023 sous le n°2302980, M. A C, Mme E C et Mme D B, représentés par Me Consalvi, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 juin 2023 par laquelle le maire de la commune de la Valette-du-Var ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par l'association " Nos Petites Pattes Valettoises " en vue de l'édification d'une clôture et la construction d'abris destinés aux chats, sur un terrain cadastré en section AD 21 situé 979 chemin de l'Ozone ;
2°) de mettre à la charge de la commune de la Valette-du-Var la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2024, la commune de la Valette-du- Var conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Une lettre a été adressée le 2 janvier 2024 aux requérants, réceptionnée le 3 janvier 2024 sur l'application électronique Télérecours les invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de leurs conclusions.
Par une lettre enregistrée le 16 janvier 2024, les requérants ont maintenu les conclusions de leur requête.
II. Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2023 sous le n°2303254, M. A C, Mme E C et Mme D B, représentés par Me Consalvi, demandent au tribunal ;
1°) d'ordonner la jonction de l'instance 2303254 avec l'instance n° 2302980 ;
2°) d'annuler la décision de rejet du 14 septembre 2023, par laquelle la commune de la Valette-du-Var a rejeté leur recours gracieux dirigé à l'encontre de la décision de non-opposition à déclaration préalable du 30 juin 2023 aux fins d'autoriser l'association " Nos Petites Pattes
Valettoises " à édifier une clôture et quatre abris pour chats, sur un terrain cadastré AD n°21 situé 979 chemin de l'Ozone.
Vu :
- l'ordonnance n°2303110 du 12 octobre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2302980 et 2303254 présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la requête n°2302980 :
3. Il ressort des termes de l'ordonnance n°2303110 du 12 octobre 2023 que le juge des référés a simplement ordonné la suspension de l'arrêté du maire de la commune de La Valette-du- Var en date du 30 juin 2023. En revanche, cette ordonnance n'a pas enjoint au maire de la commune de retirer son arrêté.
4. Par un arrêté du 23 novembre 2023, le maire de la commune de la Valette-du-Var a procédé au retrait de la décision de non-opposition à la déclaration préalable.
5. Cette décision de retrait n'est pas intervenue pour l'exécution de l'ordonnance de suspension mais à la demande de l'association pétitionnaire. Par suite, elle ne revêt pas un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours en annulation. Au contraire, n'ayant pas été contestée, cette décision de retrait à désormais un caractère définitif.
6. Par suite, la requête n°2302980 de M. et Mme C Frié est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
Sur la requête n°2303254 :
7. Par arrêté du 23 novembre 2023, le maire de la commune de la Valette-du-Var a procédé au retrait de la décision de non-opposition à la déclaration préalable
8. Si dans leur requête n°2303254, les requérants demandent l'annulation de la décision du 14 septembre 2023, il s'agit de la décision par laquelle la commune de la Valette-du-Var a rejeté leur recours gracieux dirigé à l'encontre de la décision de non-opposition à déclaration préalable du 30 juin 2023.
1.
9. Il y a donc lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer un non-lieu d'expédient à statuer sur la requête n°2303254.
10. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de la Valette-du-Var la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme C et Mme B dans les affaires n° 2302980 et 2303254.
Article 2 : La commune de la Valette-du-Var versera aux requérants la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Mme E C, à Mme D B, à la commune de la Valette-du-Var et à l'association " Nos Petites Pattes Valettoises ".
Fait à Toulon, le 7 mai 2024.
Le président de la 2ème chambre, Par délégation,
Signé
S. FAUCHER
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme, La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026