jeudi 15 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2303255 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LIZEE - PETIT - TARLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 octobre 2023 et le 27 novembre 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis le 13 juillet 2023 par lequel le directeur de l'Ehpad Saint-Jacques, à Rians, a mis à sa charge la somme de 614,22 euros ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) de mettre à la charge de l'Ehpad Saint-Jacques la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas été préalablement informée d'un éventuel trop-perçu de rémunération et n'a reçu aucune demande de remboursement ;
- la créance est infondée ; la décision portant radiation des cadres est illégale.
Par un mémoire, enregistré le 17 octobre 2023, la direction départementale des finances publiques du Var a présenté des observations.
L'ensemble de la procédure a été communiquée au directeur de l'Ehpad Saint-Jacques, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le
24 janvier 2025, en application des dispositions combinées des articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Montalieu, conseillère,
- et les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,
- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis des sommes à payer émis le 13 juillet 2023, le directeur de l'Ehpad Saint-Jacques, à Rians, a mis à la charge de Mme A, agent de service hospitalier qualifiée titulaire, la somme de 614,22 euros en raison d'un trop-perçu de rémunération au titre du mois de juin 2023.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
2. Mme A conteste le bien-fondé de l'avis des sommes à payer émis le 13 juillet 2023 par le directeur de l'Ehpad Saint-Jacques. Si la requérante suppose que la créance en litige fait suite à sa radiation des cadres, effective à compter du 10 juillet 2023, il résulte cependant de l'instruction que le trop-perçu de rémunération porte sur le mois de juin 2023. Toutefois, en l'absence de mémoire en défense produit par le directeur de l'Ehpad Saint-Jacques, à qui il appartient de rapporter la preuve du bien-fondé de la créance en litige, il y a lieu d'annuler l'avis des sommes attaqué et de décharger la requérante de l'obligation de payer la somme de 614,22 euros, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête.
Sur les frais liés au litige :
3. Mme A, qui n'est pas représentée par un avocat, ne justifie pas des frais qu'elle aurait exposés dans la présente instance. Dans ces conditions, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : L'avis des sommes à payer émis le 13 juillet 2023 est annulé.
Article 2 : Mme A est déchargée de l'obligation de payer la somme 614,22 euros à l'Ehpad Saint-Jacques.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Ehpad Saint-Jacques.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2025, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Harang, président,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller,
Mme Mathilde Montalieu, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2025.
La rapporteure,
Signé
M. MONTALIEU
Le président,
Signé
Ph. HARANG
La greffière,
Signé
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026