LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2303566

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2303566

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2303566
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCONSTANZA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 31 octobre 2023 et 23 avril 2024, M. A B et Mme D C, représentés par Me Consalvi, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le maire de la commune de Hyères a accordé un permis de construire à la société civile de construction vente SCCV TERRASSES D'AZUR, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Hyères la sommes de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UD 3 du plan local d'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UD 11 du plan local d'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 janvier 2024, la société SCCV TERRASSES D'AZUR, représentée par Me Constanza, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 600 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens sont infondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 janvier 2024, la commune de Hyères, représentée par Me Barbeau, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens sont infondés.

Par courrier du 9 janvier 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de la date à partir de laquelle l'instruction était susceptible d'être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1.

Par une ordonnance du 24 mai 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée à effet immédiat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Martin, rapporteure,

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,

- les observations de Me Constanza, représentant la société pétitionnaire,

- les requérants et la commune de Hyères n'étant ni présents ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 3 mai 2023, le maire de la commune de Hyères a délivré à la société SCCV TERRASSES D'AZUR un permis de construire en vue de la démolition d'une maison existante et d'un garage, et de la construction d'un immeuble à usage d'habitation collective comprenant 7 logements, sur la parcelle cadastrée section CL n° 62 située 1 avenue A Natte à Hyères. Le 29 juin 2023, M. E et Mme D C, usufruitiers d'une maison individuelle sur la parcelle cadastrée section CL n° 62 située 3 avenue A Natte à Hyères, ont formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Par leur requête, M. et Mme C demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ".

3. Il est constant que le dossier de permis de construire comporte plusieurs documents graphiques qui permettent d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et notamment par rapport à la maison d'habitation qu'occupent M. et Mme C. Si le document graphique côté ouest permet, comme le soutiennent les requérants, de s'interroger sur les proportions choisies entre le projet et leur maison, l'autre document graphique, côté nord, est dépourvu de cette ambiguïté. En outre, et alors qu'il en ressort que la maison des requérants est un R+1, le dossier de permis de construire comprend de nombreux plans sur lesquels figurent la hauteur de la construction objet du permis de construire. Dans ces conditions, le seul défaut de réalisme présent sur une des planches graphiques n'a pas été de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite, le moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UD 3 du plan local d'urbanisme de la commune de Hyères relatif aux conditions de desserte et d'accès des terrains : " Les unités foncières doivent être desservies par des voies publiques ou privées, répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble des constructions qui y sont édifiées / - dans le cas de voies existantes : les terrains doivent être desservis par des voies dont les caractéristiques techniques sont suffisantes au regard de l'importance et de la nature du projet. / - dans le cas de voies nouvelles créées à l'occasion de la réalisation d'un projet : ces voies doivent être dimensionnées et recevoir un traitement en fonction de l'importance et de la destination des constructions qu'elles desservent sans pouvoir être inférieures à 5 m. La sécurité des piétons et l'accessibilité des personnes à mobilité réduite doivent être assurées par des aménagements adéquats. () / Tout accès doit permettre d'assurer la sécurité de ses utilisateurs ainsi que celle des usagers des voies ".

5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'accès au terrain d'assiette du projet s'effectue au niveau de la partie sud-ouest du terrain, débouchant sur l'avenue A Natte qui, de par son sens unique, implique l'entrée des véhicules par la droite depuis l'avenue A Natte, à quelques mètres de l'angle avec l'avenue Maréchal Leclerc sur le côté ouest et avec la rue Jules Massel sur le côté est. Eu égard à la configuration des lieux, notamment à la rectilinéarité et au sens unique de l'avenue A Natte, mais également à l'aire d'attente aménagée sur le terrain d'assiette du projet, le maire de la commune de Hyères n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant que l'accès prévu permet d'assurer la sécurité de ses utilisateurs ainsi que celle des usagers des voies.

6. D'autre part, en l'absence d'indications contraires dans le plan local d'urbanisme de la commune de Hyères, la référence faite par ce dernier à la voie publique doit, en principe s'entendre comme comprenant non seulement la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules, mais aussi la partie de l'emprise réservée au passage des piétons. Or, il ressort des pièces du dossier que l'avenue A Natte, qui dessert le projet, dispose d'une largeur minimale de 5 mètres. Dans ces conditions, et alors que le projet a pour objet la construction de sept logements, le maire de la commune de Hyères n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant que le projet était desservi par une voie existante présentant des caractéristiques suffisantes.

7. Enfin, si les requérants soutiennent que la voie nouvelle créée reliant l'accès du projet à l'accès de la construction méconnaît les dispositions de l'article UD 3 du plan local d'urbanisme dès lors qu'elle est d'une largeur inférieure à 5 mètres, ces dispositions s'appliquent aux voies d'accès au terrain d'assiette des constructions et non aux voies internes à ce terrain. Par suite,

le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 3 du plan local d'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article UD 11 du plan local d'urbanisme :

" Les constructions à édifier ou à modifier ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent présenter une simplicité de volume, une unité d'aspect et de matériaux compatible avec la bonne économie de la construction et la tenue générale de l'agglomération. Le permis de construire peut être refusé si les travaux projetés sont de nature à rompre l'harmonie de l'ensemble. () / Toutes les façades des constructions doivent présenter une unité de traitement. Toutes les façades principales, latérales et postérieures des constructions doivent être traitées en harmonie entre elles, avec le même soin et en lien avec les constructions avoisinantes ".

9. En l'espèce, le terrain d'assiette du projet est classé en zone UD dite " à dominante d'habitat et de services " pour laquelle " le renouvellement urbain est envisageable ". L'environnement du projet est caractérisé par la diversité des constructions, que cela soit par leur usage, collectif à usage d'habitation et collectif à usage sportif ou médical avec la présence de complexes sportifs et des urgences de Hyères, que par leur traitement architectural aux styles variés, entre des maisons individuelles d'époques et d'autres plus modernes. Dans ces conditions, le projet litigieux, qui consiste dans la construction d'un immeuble d'habitation collective de sept logements, de différentes hauteurs avec un maximum de R+3, ne porte pas une atteinte manifeste à l'intérêt des lieux avoisinants. Ainsi, le maire de la commune de Hyères n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la conformité du projet aux dispositions de l'article UD 11 du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. IL résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 3 mai 2023 accordant le permis de construire à la société SCCV TERRASSES D'AZUR et de la décision implicite de rejet du recours gracieux doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Hyères, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants les sommes demandées par la société SCCV TERRASSES D'AZUR et la commune de Hyères au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la société SCCV TERRASSES D'AZUR présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Hyères présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E et Mme D C, à la société SSCV TERRASSES D'AZUR et à la commune de Hyères.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Sauton, président,

M. Quaglierini, premier conseiller,

Mme Martin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

La rapporteure,

signé

K. Martin

Le président,

signé

J.-F. Sauton

Le greffier,

signé

P. Bérenger

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions