jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400089 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 janvier 2024, M. G B, représenté par Me Dhib, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2023 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et l'a interdit de retour pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler pendant cet examen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale par voie d'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 février 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 mars 2024 :
- le rapport de M. Cros ;
- et les observations de Me Dhib pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 22 septembre 1976, est entré en France le 29 juillet 2005 muni d'un visa de type C de court séjour valable du 3 juillet au 28 décembre 2005 pour une durée de 30 jours. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter sans délai le territoire français par un arrêté du préfet de la Moselle du 15 septembre 2013 à l'encontre duquel son recours en annulation a été rejeté par une ordonnance n° 1304471 rendue le 20 novembre 2013 par le tribunal administratif de Strasbourg, devenue définitive, puis d'une assignation à résidence par la même autorité administrative le 1er octobre 2013 pour une durée de 45 jours dans le département de la Moselle afin de préparer son départ vers son pays d'origine, renouvelée le 14 novembre suivant pour une nouvelle période de 45 jours. Il est constant que M. B, qui n'a pas contesté ses assignations à résidence, s'est cependant soustrait à l'exécution de cette mesure d'éloignement. Il a déposé le 24 janvier 2022 une première demande de titre de séjour tendant à la délivrance d'un certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des stipulations du 1 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 28 novembre 2023, le préfet du Var a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai, et l'a interdit de retour pour une durée d'un an. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens propres au refus de titre de séjour :
S'agissant de la compétence de l'auteur de l'acte :
2. Aux termes de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence () ". En l'espèce, l'arrêté attaqué a été signé par M. Lucien Giudicelli, secrétaire général de la préfecture du Var et sous-préfet de l'arrondissement de Toulon. Par un arrêté n° 2023/47/MCI du 21 août 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Var avait donné délégation à M. H pour signer tous actes et décisions en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
S'agissant de la durée de résidence en France :
3. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Les dispositions du présent article () fixent les conditions de délivrance () du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans () ".
4. D'abord, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, M. B ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de l'arrêté litigieux, des orientations générales contenues pour l'exercice de ce pouvoir dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 et notamment de celles relatives à l'examen de la valeur probante produites par le demandeur pour justifier de sa résidence habituelle en France.
5. Ensuite, le respect de la durée de dix ans exigée par les stipulations précitées s'apprécie à la date de l'arrêté attaqué et donc sur la décennie qui précède cette date, c'est-à-dire en l'espèce sur la période du 28 novembre 2013 au 28 novembre 2023. Par conséquent, les pièces produites par M. B au titre de la période antérieure sont inopérantes.
6. Sur la période considérée, il ressort des pièces du dossier que la résidence de M. B en France est établie en novembre et décembre 2013, du fait notamment des arrêtés préfectoraux cités au point 1 dont il a fait l'objet.
7. Au titre de l'année 2014, les seuls documents datés, signés et exploitables produits par M. B sont, d'abord, l'attestation du 24 novembre 2014 par laquelle le directeur de l'association Femmes d'Aujourd'hui basée à Toulon indique que l'intéressé a suivi des cours de français depuis le 10 avril 2014, attestation qui n'est cependant pas circonstanciée faute de préciser notamment la fréquence ou les dates de ces cours et dont la valeur probante est limitée, ensuite, la fiche de liaison établie le 22 décembre 2014 par la médiatrice sociale de la même association et, enfin, l'attestation du 19 février 2015 par laquelle M. F indique héberger M. B à son domicile toulonnais depuis septembre 2014. Le requérant, qui résidait dans la commune de Creutzwald dans le département de la Moselle en 2013, n'apporte aucun élément relatif à ses conditions d'hébergement ou même d'existence en France jusqu'au début de son hébergement à Toulon en septembre 2014. Le seul document qu'il produit sur ce point est sa propre attestation du 29 janvier 2015 par laquelle il déclare n'avoir eu aucune ressource pendant l'année 2014 en France. Dans ces conditions, la présence habituelle de l'intéressé en France n'est pas établie pendant huit mois de janvier à août, mais seulement pendant quatre mois de septembre à décembre.
8. Au titre de l'année 2015, il ressort des pièces produites (dossier d'aide médicale de l'Etat, ordonnances du docteur A, attestation d'hébergement de M. F et lettre de la médiatrice sociale de l'association Femmes d'Aujourd'hui) que la résidence en France de M. B est établie seulement de janvier à mars puis en octobre, soit pendant quatre mois. Notamment, la période d'avril à septembre inclus, soit six mois, n'est pas documentée. La seule pièce se rapportant à cette période est l'attestation du 12 janvier 2016 par laquelle le directeur de l'association Femmes d'Aujourd'hui indique que le requérant a suivi des cours de français depuis le 10 avril 2014 jusqu'à cette date. Toutefois, cette attestation établie a posteriori et qui n'est pas plus circonstanciée que celle citée au point précédent ne permet pas, à elle seule, d'établir la résidence de M. B en France pendant la période de six mois précitée.
9. Au titre de l'année 2016, les divers documents versés au dossier (ordonnances du docteur A, reçu de l'association Promo Soins, demande d'aide médicale de l'Etat et attestation d'hébergement de M. E à son domicile situé à Toulon) n'établissent la présence de M. B sur le territoire français que de janvier à mars inclus. Aucune preuve de présence n'est apportée d'avril à décembre 2016 soit pendant neuf mois.
10. Au titre de l'année 2017, M. B produit deux attestations émanant du directeur de l'association Femmes d'Aujourd'hui qui, outre qu'elles ne sont pas circonstanciées, sont contradictoires puisque la première (du 1er février 2018) indique que l'intéressé a suivi des cours de français " durant l'année 2017 " après s'être inscrit le 13 mars 2017, tandis que la seconde (du 29 juillet 2019) déclare que l'intéressé a suivi ces cours à partir seulement de septembre 2017. Le requérant produit encore un reçu de dix euros daté du 13 mars 2017 mais dont l'auteur n'est pas identifié et qui ne saurait donc constituer un élément de preuve. Enfin, il produit une lettre du 17 juillet 2017 adressée par un avocat au barreau de Toulon à une société mosellane, qui indique que cet avocat est le conseil de M. B, que celui-ci " séjourne désormais dans le Var " et qu'il lui a demandé de l'assister dans ses démarches de régularisation. Toutefois, cette lettre n'est pas signée, ce qui lui ôte toute valeur probante. Au surplus, elle ne fournit aucune précision sur le prétendu séjour varois de M. B. Aucune autre pièce n'est produite qui permettrait de déterminer les conditions d'existence en France de l'intéressé lors de cette année-là. Dans ces conditions, ces documents épars et de valeur probante faible voire nulle ne sont pas suffisants pour établir la résidence de l'intéressé en France pendant l'année 2017.
11. Au titre de l'année 2018, M. B produit divers documents médicaux, une attestation d'hébergement non datée au domicile toulonnais de M. C et une demande d'aide médicale de l'Etat souscrite au nom du requérant par l'association Promo Soins, dont il ressort que sa présence en France n'est avérée que ponctuellement aux mois de juin et juillet. Ces seuls documents sont insuffisants pour établir sa résidence en France sur l'ensemble de l'année.
12. Au titre de l'année 2019, M. B produit une promesse d'embauche signée le 14 mai 2019 par le gérant de la société FSE qui mentionne " notre entretien de ce jour ". Par ailleurs, M. B s'est présenté le 26 juin 2019 à la préfecture du Var qui lui a remis un dossier de demande de titre de séjour et l'a convoqué à un rendez-vous au bureau de l'immigration le 23 juillet suivant. Toutefois, ce dossier qui ne mentionne pas son nom n'a pas été complété et il n'est pas établi que l'intéressé se serait présenté à ce rendez-vous. Enfin, trois factures des magasins Décathlon et Leroy Merlin établissent la présence de M. B au mois de décembre. Par conséquent, la présence du requérant en France n'est démontrée que de manière ponctuelle en mai, juin et décembre. Les périodes de janvier à avril (quatre mois) et juillet à novembre (cinq mois) ne sont pas documentées.
13. Au titre de l'année 2020, M. B produit trois factures des magasins Décathlon, Pum Plastiques et L'Opticien du 134, faisant état de sa présence en France aux mois de janvier, juin et août. Il produit également une attestation d'hébergement établie le 17 décembre 2020 par M. D. Si cette attestation ne précise pas la date à laquelle un tel hébergement a commencé, ces pièces qui couvrent le début, le milieu et la fin de l'année peuvent être regardées comme établissant la résidence de l'intéressé sur le territoire français pendant l'année 2020.
14. Au titre de l'année 2021, les deux seuls documents versés aux débats sont relatifs à la vaccination de M. B contre la covid-19 et ne permettent d'établir sa présence en France qu'occasionnellement en août et septembre. Aucun document ni même aucune précision n'est fourni sur le reste de l'année.
15. Au titre de l'année 2022, la présence du requérant sur le sol français n'est établie qu'aux mois de janvier, date de dépôt de sa demande de titre de séjour en litige, et de décembre, date du seul document produit, en l'occurrence une facture du magasin Boulanger du 6 décembre. Ainsi la résidence en France de M. B n'est pas prouvée pendant dix mois, de février à novembre.
16. Enfin, au titre de l'année 2023, les factures de téléphonie produites par le requérant, qui font apparaître la liste détaillée des appels téléphoniques passés depuis la France, permettent d'établir la présence continue de l'intéressé tout au long de l'année.
17. En définitive, il résulte de ce qui précède que M. B ne produit aucun avis d'imposition, ni contrat de travail ou bulletin de salaire, ni contrat de bail ou quittance de loyer, ni relevé bancaire. Les attestations d'hébergement, qui émanent de diverses personnes, sont ponctuelles et imprécises quant aux dates de début et de fin de ces hébergements. Le requérant ne fournit aucune précision sur ses conditions d'existence et ses moyens de subsistance. En raison du caractère parcellaire des pièces produites, sa présence habituelle et continue en France n'est pas établie pendant huit mois en 2014 (de janvier à août), six mois en 2015 (d'avril à septembre), neuf mois en 2016 (d'avril à décembre), toute l'année 2017, dix mois en 2018 (de janvier à mai puis d'août à décembre), neuf mois en 2019 (de janvier à avril puis de juillet à novembre), dix mois en 2021 (de janvier à juillet puis d'octobre à décembre) et dix mois en 2022 (de février à novembre). Notamment, sa présence n'est pas établie pendant un important laps de temps de deux ans et deux mois, entre avril 2016 et mai 2018. Dans ces conditions, la résidence en France de M. B depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté attaqué n'est pas démontrée. Par suite, le préfet du Var n'a pas méconnu les stipulations du 1 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant sa demande de titre de séjour.
S'agissant du droit au respect de la vie privée et familiale :
18. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
19. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans enfant à charge. Au plan familial, s'il fait valoir que l'un de ses deux frères réside en France, il ne justifie pas de l'intensité ni même de la réalité des liens qu'il entretiendrait avec lui. Au plan professionnel, il ne justifie d'aucun revenu ni activité. Au plan relationnel, il se borne à produire cinq attestations établies les 20 ou 21 novembre 2020 soit trois ans avant la date de l'arrêté attaqué, et au demeurant rédigées en des termes stéréotypés, par lesquelles des personnes habitant Creutzwald en Moselle déclarent avoir fréquenté l'intéressé de 2008 à 2013 à l'époque où il résidait dans cette commune. Par ailleurs, les seules attestations de suivi de cours de français établies par l'association Femmes d'Aujourd'hui, dont la dernière remonte au 29 juillet 2019, ne suffisent pas à démontrer une quelconque insertion dans le milieu associatif. Enfin, M. B n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident, selon ses propres déclarations, ses parents, ses trois sœurs et son autre frère. Dès lors, le préfet du Var n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels le refus de séjour a été pris.
20. Par conséquent, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne le moyen propre à l'obligation de quitter le territoire français :
21. La décision de refus de titre de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de celle de cette décision ne peut qu'être écarté.
22. Il s'ensuit que les conclusions de M. B dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
24. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée à ce titre par M. B.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G B et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Cros, premier conseiller,
M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. CROS
La présidente,
Signé
M. BERNABEU
La greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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