mercredi 28 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400106 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VALAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2024, la Société Anonyme d'Economie
Mixte Var Aménagement Développement, ci-après dénommée SAEM VAD, représentée par la Selarl LLC et Associés agissant par Me Marchesini, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert aux fins de déterminer les causes et la nature des désordres affectant les locaux de l'Abbaye de La Celle, d'ordonner à l'expert de déposer un pré-rapport, de fixer la provision concernant les frais d'expertise qu'elle devra consigner et de réserver les dépens.
Elle soutient que :
- en sa qualité de mandataire agissant au nom et pour le compte du département du Var pour exercer le rôle de maître d'ouvrage d'une mission de restauration et de mise en valeur de l'aile Ouest et du jardin du cloître de l'ancienne Abbaye de La Celle, elle a un conclu un marché public d'assurance avec la compagnie MMA Iard au titre d'une garantie dommages ouvrages pour cette opération ; elle a également conclu le 23 août 2018 un marché public de maîtrise d'œuvre composé du bureau d'étude Elfimm Conseil (titulaire d'une mission fluide, électricité, chauffage ventilation et plomberie) et de la société Architecture Patrimoine et Création, désignée mandataire du groupement, qui assurait une mission de maîtrise d'œuvre architecturale complète ainsi que les missions de synthèse, de coordination et de direction des travaux ;
- au terme du marché public de travaux n° 2019-2805 signé le 1er août 2019, elle a contractualisé le lot n° 9 " plomberie, chauffage, CVC " avec la société Baou et la réception des travaux a été prononcée le 20 avril 2021 avec réserves avec date d'effet au 1er avril 2021 ; après réception, elle a signalé aux intervenants un problème majeur de rafraîchissement d'air des bureaux et de l'accueil, traduisant un dysfonctionnement important du système de chauffage et de ventilation des bureaux ; le personnel affecté au sein des ces bureaux déplore des températures excessives en période estivale rendant l'immeuble impropre à sa destination alors que le CCTP du marché de travaux prévoyait une température maximale de 27 degrés en été ;
- à la suite d'une déclaration de sinistre établie auprès de l'assureur dommages ouvrages MMA Iard, ce dernier a mandaté le cabinet Polyexpert qui a dressé un rapport le
23 novembre 2022 ; la société MMA Iard a considéré que les problématiques de température intérieure dans les locaux n'ayant pas pu être constatées par son expert, le sinistre ne serait pas pris en charge ; enfin, par courrier du 23 mai 2023, elle a mis en demeure la société Baou ainsi que la maîtrise d'œuvre de proposer une solution technique assurant le rafraichissement des bureaux mais aucune suite n'a été donnée à ses demandes ;
- les tentatives de résolutions amiables du litige ayant toutes échouées et les causes et origines des désordres affectant particulièrement les locaux administratifs de l'Abbaye de La Celle devant ainsi être déterminés par un expert judiciaire, la mesure d'expertise sollicitée est utile.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 février 2024, la société Baou, représentée par Me Sophie Valazza, ne s'oppose pas formellement à la mesure d'expertise sollicitée, formule protestations et réserves d'usages et demande de faire droit à sa demande d'appel en cause dans la présente instance de son assureur responsabilité civile et décennale, la société L'Auxiliaire.
Elle fait valoir que :
- Le marché prévoyait la mise en place d'installations de chauffage-rafraîchissement et ventilation, et que le rafraîchissement devait notamment être réalisé par un module adiabatique raccordé à une gaine de ventilation et installé dans le local technique sous les combles de la maisonnette ;
- dans son premier rapport du 22 novembre 2022, le cabinet Polyexpert a conclu à l'absence de responsabilité de sa société en raison du fonctionnement normal de l'installation mise en place et de l'absence d'impropriété à destination de l'ouvrage ; dans un second rapport préliminaire en date du 16 mars 2023, le même cabinet a de nouveau indiqué à la requérante que la garantie n'est pas mobilisable et,dans un troisième rapport préliminaire en date du
28 août 2023, le cabinet Polyexpert a constaté, outre les températures élevées, que l'installation fonctionne correctement par rapport aux espérances de gains de températures inhérents à un système de rafraîchissement par refroidissement adiabatique qui est moins performant qu'une climatisation mais aussi que la configuration des lieux fortement exposés à la chaleur en étage accentue la problématique des températures élevées qui sont favorisées par des menuiseries extérieures ne permettant pas la rupture de chaleur ;
- par courrier du 8 septembre 2023, elle a proposé à la requérante une solution technique pour remédier au problème ;
- elle ne s'oppose pas formellement à la mesure d'expertise sollicitée et demande d'appeler en la cause son assureur, la société L'Auxiliaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2024, la société Architecture, Patrimoine et Création ainsi que la société Elfimm Conseil, représentées par la Selarl Axone Droit Public agissant par Me Salles concluent à titre principal au rejet de la demande d'expertise pour défaut d'utilité, à titre subsidiaire, d'appeler en la cause la société Qualiconsult en sa qualité de contrôleur technique de l'opération et la société SMA Courtage en sa qualité d'assureur de la société Qualiconsult ainsi qu'à la condamnation de la requérante à leur verser la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles font valoir que :
- dans le cadre de la conception, trois solutions de confort thermique du bâtiment ont été évoquées, à savoir le puits provençal, l'air adiabatique et les climatiseurs classiques ;
- lors d'une réunion intermédiaire des études APS qui s'est tenue le 27 septembre 2018, il a été indiqué par la requérante qu'au vu de l'évolution actuelle de la réglementation et du caractère de bâtiment historique, le principe d'une climatisation avec des compresseurs devait être abandonnée, tout comme le puits provençal et que la solution de l'air adiabatique a été adoptée ; en raison du choix de la requérante, le projet a été conçu avec la solution de l'air adiabatique qui fonctionne et qui est conforme au CCTP.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 mai 2024, la société MMA Iard et la société MMA Iard Assurances Mutuelles, représentées par la Selas Faure-Hamdi-Gomez et Associés agissant par Me Gomez, formulent leurs plus expresses protestations et réserves d'usage, demandent de compléter la mission d'expertise et que la mesure expertale sera ordonnée au contradictoire de la société Elfimm Conseil, de la société Architecture Patrimoine et Création, de la société Baou et son assureur la société L'Auxiliaire ainsi que la société Qualiconsult et son assureur SMA Courtage.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2024, la société Qualiconsult, représentée par la Scp Raffin et Associés agissant par Me Launey, fait valoir qu'elle s'en remet à la sagesse du Tribunal quant à l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée par la SAEM VAD, formule protestations et réserves d'usage et demande de réserver les dépens.
La procédure a été régulièrement communiquée à la société SMA Courtage et à la société L'Auxiliaire qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Harang, président de la 3ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la mesure d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Le juge des référés peut, sur le fondement de ces dispositions, ordonner une mission d'expertise dès lors que la demande qui lui est présentée n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et qu'elle n'est pas dépourvue d'utilité.
2. La mesure d'expertise demandée par la SAEM VAD tend notamment à déterminer les causes et la nature des désordres affectant les locaux administratifs de l'Abbaye de La Celle. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'expertise formulée par la SAEM VAD est assortie de pièces mettant en exergue l'existence de désordres relatifs à la ventilation des locaux administratifs et de l'accueil de l'Abbaye de La Celle. Dès lors, cette demande qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues et qui est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la mise en cause des sociétés SMA Courtage et L'Auxiliaire :
3. Compte-tenu de ce qu'il vient d'être dit au point 2, il y a lieu d'appeler en la cause la société SMA Courtage en sa qualité d'assureur de la société Qualiconsult et la société L'Auxiliaire en sa qualité d'assureur de la société Baou, tous droits des parties demeurant entiers sur le fond du litige susceptible de les opposer.
Sur les protestations et réserves :
4. La présente ordonnance n'ayant ni pour objet ni pour effet de mettre en cause la responsabilité des parties précitées, les protestations et réserves formulées par les sociétés Baou, MMA Iard, MMA Iard Assurances Mutuelles, Architecture, Patrimoine et Création, Elfimm Conseil et Qualiconsult sont dépourvues d'objet et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur le dépôt d'un pré-rapport :
5. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions de la SAEM VAD relatives au dépôt d'une note de synthèse valant pré-rapport ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
6. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par la SAEM VAD et la société Qualiconsult relatives aux dépens doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce fondement par la société Architecture, Patrimoine et Création, la société Elfimm Conseil, la société MMA Iard ainsi que la société MMA Iard Assurances Mutuelles.
ORDONNE :
Article 1er : M. A B, demeurant Parc de la Baou, 45 rue de l'Innovation à Sanary -sur-Mer (83110) est désigné en qualité d'expert et il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux sis Abbaye de la Celle, 9 Place des Ormeaux, 83170 La Celle ; d'entendre les parties et tous sachants, de prendre connaissance de tous documents utiles, notamment les pièces contractuelles du marché et plus particulièrement celles en lien avec le lot n° 9 " plomberie, chauffage et CVC " ;
2°) établir la chronologie des étapes des travaux en précisant très exactement la teneur des travaux entrepris, le rôle ou la mission de chaque intervenant ; annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de service et tous autres documents utiles ; préciser la date d'ouverture du chantier et la date de réception des travaux ;
3°) décrire les désordres affectant le système de ventilation des locaux administratifs de l'Abbaye de La Celle en indiquant la date à laquelle ils sont apparus et définir leur éventuel caractère évolutif ; déterminer les causes et origines techniques des discordances entre les exigences contractuelles de températures dans les locaux et les températures observées et enregistrées au sein des locaux administratifs, notamment en période de forte chaleur ;
4°) rechercher et indiquer si les travaux ont été effectués conformément aux conventions entre parties, aux normes et règlements en vigueur ainsi qu'aux règles de l'art, en décrivant le cas échéant, les malfaçons ou moins-values constatées ;
5°) donner son avis sur la ou les origines et/ou causes de chaque désordre, dysfonctionnement ou dommage, en distinguant les faits imputables à la conception de l'ouvrage, à sa réalisation, aux matériaux employés ou à son entretien ; si les désordres, dysfonctionnements ou dommages sont dus à plusieurs causes, dire dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles ; donner tous éléments permettant de déterminer si les dommages constatés compromettent la solidité de l'ouvrage ou s'ils sont de nature à le rendre impropre à sa destination ; le cas échéant, dire si les dommages constatés atteindront de manière certaine un degré de gravité décennale dans le délai de dix ans à compter de la réception ;
6°) décrire les travaux à entreprendre pour permettre d'atteindre les exigences de température contractuellement prévues dans le cadre du marché, en chiffrer le coût après avoir sollicité des parties la remise de devis qu'il examinera et annexera à son rapport, en préciser la durée ; à défaut de production de devis par les parties, l'expert dressera le devis descriptif et estimatif de ces travaux ;
7°) fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction qui sera éventuellement saisie sur le fond de se prononcer sur les responsabilités encourues ;
8°) donner son avis sur les préjudices de toute nature causés à la SAEM VAD par lesdits désordres et en évaluer le montant.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : L'expertise aura lieu en présence de la SAEM VAD, des sociétés Baou, MMA Iard, MMA Iard Assurances Mutuelles, Architecture, Patrimoine et Création, Elfimm Conseil, Qualiconsult ainsi que les sociétés SMA Courtage et L'Auxiliaire.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5. Il notifiera une copie de son rapport aux parties et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer par voie électronique dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 5 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance de la présidente du tribunal, qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge, conformément à l'article R. 621-13 du code susvisé.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la Société Anonyme d'Economie Mixte Var Aménagement Développement, à la société Baou, aux sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société Architecture, Patrimoine et Création, à la société Elfimm Conseil, à la société Qualiconsult ainsi qu'aux sociétés SMA Courtage et L'Auxiliaire.
Copie en sera adressée à l'expert désigné.
Fait à Toulon, le 28 août 2024.
Le vice-président,
juge des référés,
signé
P. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026