LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2400426

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400426

mercredi 18 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2400426
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait une expertise médicale et une provision de 10 000 euros après une chute sur la voie publique à Sanary-sur-Mer. Le juge a estimé que la surélévation de la plaque d’égout mise en cause était trop faible pour constituer un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, et qu’aucun lien de causalité n’était établi entre l’ouvrage et le préjudice. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 532-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, la commune n’étant pas la partie perdante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 février 2024, Mme B A, représentée par Me Mathieu, demande au tribunal :

1°) d'ordonner sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise médicale pour évaluer les préjudices qu'elle a subi à la suite d'une chute sur la voie publique dont elle a été victime, le 21 juin 2018, rue Giboin à Sanary sur Mer.

2°) de condamner la commune de Sanary sur Mer à lui verser une provision de 10 000 euros à valoir sur la réparation des préjudices ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Sanary sur Mer le versement de la somme de 1.500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'expertise est utile pour obtenir la réparation des préjudices consécutifs à la chute sur la voie publique ;

- la responsabilité de la commune est susceptible d'être engagée car la chute est la conséquence d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C Harang en qualité de juge des référés.

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste, en l'état de l'instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur.

2. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre celui-ci et le préjudice invoqué. La collectivité en charge de l'ouvrage public ne peut être exonérée de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit que cet ouvrage faisait l'objet d'un entretien normal, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure. La requérante soutient que la chute dont elle a été victime a été causée par un défaut d'entretien normal de la voie publique, en mettant en cause une plaque d'égout surélevée par rapport au bitume recouvrant le trottoir. Elle produit des photographies de la plaque mise en cause, dont la surélévation est de très faible importance et révèle que les défectuosités mises en cause n'excèdent manifestement pas celles contre lesquelles l'usager normalement attentif doit se prémunir. En se bornant à faire valoir le mauvais état de la voie publique et en joignant divers documents médicaux, la requérante ne fait état d'aucune circonstance susceptible de démontrer un lien de causalité entre l'ouvrage public et la chute dont elle a été victime.

3. Il résulte de ce qui vient d'être dit qu'en l'état de l'instruction, il n'y a manifestement pas de lien de causalité entre l'ouvrage public relevant de la commune de Sanary sur Mer et les préjudices consécutifs à la chute dont la requérante a été victime. Par suite, il ne peut être fait droit à sa demande d'expertise.

Sur les frais d'instance :

4. L'article L. 761-1 du code de justice administrative fait obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Sanary sur Mer, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la charge des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. Dès lors, les conclusions de la requérante, présentées sur ce fondement, doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Sanary sur Mer.

Fait à Toulon, le 18 décembre 2024

Le juge des référés,

signé

Ph. HARANG

La République mande et ordonne au Préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/La greffière en chef,

La greffière.

N°2400426

001

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions