vendredi 10 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400663 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | NGUEMA MILDREY |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement rendu le 4 octobre 2024, le Tribunal a prononcé une astreinte à l'encontre du préfet du Var, s'il ne justifiait pas avoir, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement, exécuté le jugement du tribunal du 7 juillet 2023, et ce jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte a été fixé à 100 (cent) euros par jour à compter de l'expiration de ce délai. Le surplus de la requête a été rejeté.
Par un mémoire, enregistré le 31 octobre 2024, le préfet du Var maintient que le paiement des frais irrépétibles est intervenu le 5 décembre 2023 et verse au dossier des échanges avec la direction régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et la copie d'un relevé de la Banque de France.
Par un acte, enregistré le 28 novembre 2024, Me Nguema déclare se désister purement et simplement de l'instance et de l'action de sa requête.
Vu :
-les jugements du Tribunal n° 2301424 du 7 juillet 2023 et n°2400663 du 4 octobre 2024 ;
-les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de justice administrative et notamment les articles L. 911-4 R. 921-1 et suivants.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 20 décembre 2024 :
- le rapport de M. Sauton,
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteur publique,
- en l'absence des parties.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 4 octobre 2024, le Tribunal a prononcé une astreinte à l'encontre du préfet du Var, s'il ne justifiait pas avoir, dans le délai d'un mois suivant la notification dudit jugement, le 4 octobre 2024, exécuté le jugement rendu par la juridiction le 7 juillet 2023 sous le n° 2301424 tendant notamment, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à mettre à la charge de l'Etat (préfet du Var) la somme de 1 000 euros à verser à Me Mildrey Nguema, avocate de Mme A, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, et ce jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte a été fixé à 100 (cent) euros par jour à compter de l'expiration de ce délai.
2. Le préfet du Var soutient avoir réglé le 5 décembre 2023 la somme à laquelle l'Etat a été condamné au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En produisant, par un mémoire enregistré le 31 octobre 2024, un relevé de l'état des virements SEPA émis, mentionnant que la somme de 1 040, 73 euros a été versée le 7 décembre 2023, via l'application Chorus, sur le compte dont les références ont été communiquées au préfet du Var par Me Nguema, avocate de Mme A, aux fins de paiement, le représentant de l'Etat justifie de l'exécution, à cette date du 7 décembre 2023, du jugement rendu le 7 juillet 2023, sous le n°2301424.
3. Par un acte, enregistré le 28 novembre 2024, Me Nguema a déclaré se désister de l'instance et de l'action de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée par jugement du 4 octobre 2024 à l'encontre de l'Etat.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de Me Nguema.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Me Mildrey Nguema et au préfet du Var.
Copie en sera adressée pour information au directeur régional des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller,
Mme Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2025.
Le président-rapporteur,
Signé
JF. SAUTON
L'assesseur le plus ancien,
Signé
B. QUAGLIERINI
La greffière,
Signé
B. BALLESTRACCI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
N°2400663
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026