vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400845 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mars 2024, M. B A, représenté par Me Alimoussa, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 février 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) à titre principal d'enjoindre au préfet du Var, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de huit jours à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Var de réexaminer sa demande au regard de sa situation dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente décision, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour mention " vie privée et familiale " ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- cet arrêté a été signé par une autorité incompétente.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- elle est illégale en raison de l'absence de saisine préalable pour avis de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 6-1° de l'accord franco-algérien et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 311-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il réside en France depuis plus de dix ans.
En ce qui concerne la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il réside en France depuis plus de dix ans.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre l'administration et le public ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique du 1 juin 2024, le rapport de M. Bailleux.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est un ressortissant algérien, né le 29 mars 1971 à Skikda. Il allègue être entré en France le 29 août 2003, être présent sur le territoire français depuis plus de dix ans, et y avoir fixé le centre de sa vie professionnelle et affective. Le 13 juillet 2022, il a déposé, auprès du préfet du Var, une demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien sur le fondement de l'article 6-1° de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 20 février 2024, le préfet du Var a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il s'agit des décisions attaquées dans la présente instance.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Selon l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
3. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les différents textes dont il est fait application, en particulier l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et notamment ses articles 6-1 et 6-5, ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également des éléments précis et circonstanciés relatifs à la situation personnelle de M. A, et ne se borne pas, contrairement à ce que soutient ce dernier, à rappeler les précédentes décisions d'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet. Ainsi, la motivation de l'arrêté attaqué a permis au requérant de comprendre les motifs des décisions attaquées et de les contester utilement. La circonstance que l'arrêté contienne une erreur de plume dans la mention du nom du requérant, comme le reconnaît le préfet dans ses écritures, est, en tout état de cause, sans incidence sur sa motivation. L'arrêté attaqué fait donc apparaître les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente pour édicter la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français est le préfet de département et, à Paris, le préfet de police ".
5. En l'espèce, l'arrêté litigieux est signé par le secrétaire général de la préfecture du Var, M. Lucien Guidicelli, le 20 février 2024. L'arrêté n° 2023/47/MCI du 21 août 2023, qui apparaît aux visas de l'acte contesté, et qui est produit en défense par le préfet du Var, dispose à son article 2 que : " Sans préjudice des dispositions de l'article 45 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 susvisé relatif aux compétences du secrétaire général de la préfecture en cas d'absence ou d'empêchement du préfet, délégation de signature est donnée à M. Lucien Guidicelli, secrétaire général de la préfecture du Var, sous-préfet de l'arrondissement de Toulon, à l'effet de signer : - tous actes, décisions, recours juridictionnels, saisines juridictionnelles notamment en matière de police des étrangers () ". Le préfet du Var fait valoir en outre que cet arrêté du 21 août 2023 a fait l'objet d'une publication au recueil des actes administratifs de la préfecture du Var n°156 du 21 août 2023, dont il produit un extrait à l'instance. Ainsi, cette délégation de signature régulière est suffisamment précise pour conférer la compétence à M. C pour signer l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance du titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; () ".
7. M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien en date du 13 juillet 2022. Le préfet du Var a refusé de délivrer le titre de séjour par une décision du 20 février 2024.
8. En l'espèce, au titre de l'année 2014, le requérant, par les pièces qu'il produit, démontre avoir suivi une formation par l'organisme Master Institute afin d'obtenir la qualification d'agent de sécurité. En outre, pour cette année, le préfet du Var lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour vie privée et familiale en date du 26 février 2014, décision qui a été notifiée à l'intéressé le 3 mars 2014. Par ailleurs, au titre de l'année 2015, le requérant produit des relevés de compte bancaire pour les mois de novembre et décembre 2015, faisant apparaître au demeurant peu de mouvements bancaires. Il produit également diverses factures d'énergie pour les mois de juillet, octobre et décembre 2015, ainsi que des quittances de loyer pour les mois de juillet à septembre 2015. Enfin, les documents médicaux qu'il produit au soutien de ses écritures ne sont susceptibles d'attester d'une présence que pour les mois d'octobre et novembre 2015. Il résulte donc de ce qui précède qu'ainsi que le fait valoir le préfet du Var, les pièces produites à l'instance par le requérant au titre des années 2014 et 2015, ne permettent pas d'établir une présence habituelle et continue sur le territoire français au titre de cette période. Enfin, le requérant ne produit aucune pièce au titre des années 2023 et 2024, alors qu'il était en mesure de le faire, soit au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, ou soit dans le cadre de la présente instance.
9. Au surplus, et ainsi que le fait valoir le préfet du Var sur ce point, il ressort des pièces du dossier, que M. A a fait l'objet de plusieurs décisions de refus de titre de séjour et d'obligations de quitter le territoire français, les 26 février 2014, 24 novembre 2015 et 8 janvier 2019, auxquelles il ne s'est pas conformé. Ainsi, l'intéressé était donc dans une situation irrégulière depuis le 3 mars 2014, date à laquelle l'arrêté du 26 février 2014 lui a été notifié.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de délivrance du titre de séjour méconnaîtrait les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'État ". L'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que ce code régit l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France, sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales.
12. L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne pouvant utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
13. Il résulte des principes ci-dessus rappelés que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être utilement invoqué par un ressortissant algérien, comme c'est le cas en l'espèce. En outre, il ne ressort pas de l'arrêté attaqué que le préfet, qui n'était pas tenu de le faire, aurait examiné la demande de l'intéressé dans le cadre de son pouvoir de régularisation, contrairement à ce que soutient le requérant.
14. Par ailleurs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour préalablement à sa décision, en application du second alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'en tout état de cause, être écarté, en prenant en compte ce qui a été dit précédemment au point 8, sur la présence habituelle du requérant sur le territoire français.
15. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. A est célibataire et sans enfant. S'il fait valoir qu'une de ses sœurs réside sur le territoire français, il n'établit pas, ainsi que le fait valoir le préfet du Var, entretenir des relations soutenues avec celle-ci. En outre, le requérant ne conteste pas que cinq autres membres de sa famille sont présents dans son pays d'origine. En outre, en dépit d'une présence sur le territoire français ces dernières années, bien que non continue sur les dix années précédentes, ainsi qu'il a été exposé précédemment, le requérant ne démontre pas une insertion particulière dans la société française, que ce soit au niveau professionnel ou social. En outre, ainsi qu'il a déjà été dit, il n'est pas contesté que le requérant a fait l'objet de trois décisions successives de refus de délivrance de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français en date du 26 février 2014, 24 novembre 2015 et 8 janvier 2019. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'il porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de quitter le territoire français :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, M. A n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre des décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français et portant interdiction de retour d'une durée d'un an.
18. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " () ".
19. Il résulte de ce qui précède que M. A n'a pas démontré qu'à la date de l'arrêté contesté, il aurait établi sa résidence habituelle sur le territoire français pour une période supérieure à dix ans. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaîtrait les dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ce moyen doit être écarté.
20. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'ensemble des moyens soulevés par le requérant ayant été écartés, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation formulées par M. A dans sa requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
21. Les conclusions à fin d'annulation de la présente requête ayant été rejetées, la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter également les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la présente requête.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre de ces dispositions. Par suite, ces conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
La présidente,
Signé :
M. BERNABEU La greffière,
Signé :
K. BAILET
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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