jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400978 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CARMIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 mars 2024, M. B D, représenté par Me Carmier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2023 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser directement à Me Carmier en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a été pris sans examen particulier de sa situation ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'erreur de droit au regard de l'article L. 425-9 précité ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie d'exception d'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie d'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 mai 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 mars 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulon.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur, relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 5 janvier 2017 de la ministre des affaires sociales et de la santé, fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Cros a été entendu au cours de l'audience publique du 23 mai 2024 lors de laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant géorgien né le 21 mars 1973, est entré en France le 27 octobre 2021 sans justifier de la régularité de son entrée. Il a présenté le 24 novembre 2021 une demande d'admission au bénéfice de l'asile, qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 24 mai 2022, confirmée le 13 octobre suivant par une ordonnance de la Cour nationale du droit d'asile. Il a demandé le 23 décembre 2022 la délivrance d'une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", pour raison de santé. Le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu son avis sur cette demande le 28 avril 2023. Par un arrêté du 8 novembre 2023, le préfet du Var a refusé de délivrer le titre de séjour sollicité par M. D et assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. Le requérant demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser l'admission au séjour sur le fondement de ces dispositions, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
4. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays () ".
5. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. D pour raison médicale, le préfet du Var a estimé, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII le 28 avril 2023, que si son état de santé, qui est " critique ", nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut cependant bénéficier d'un traitement approprié en Géorgie et voyager sans risque vers ce pays.
6. Si M. D soutient qu'il est atteint d'un diabète déséquilibré de type 2 dont la prise en charge a commencé à son arrivée en France le 27 octobre 2021, il se borne à renvoyer sur ce point au compte rendu de l'hospitalisation dont il a fait l'objet du 23 au 26 février 2024, soit plus de trois mois après l'arrêté attaqué, au service endocrinologie de l'hôpital Sainte-Musse de Toulon. Ce compte rendu prescrit un traitement médicamenteux à la sortie de l'hôpital et conclut que le requérant devra être revu en consultation par son médecin traitant et son endocrinologue dans trois mois. Il ressort également d'un certificat établi le 2 décembre 2021 par un médecin du pôle de maladies infectieuses de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM) que ce diabète découvert lors de l'hospitalisation du requérant fin octobre 2021 nécessite des injections quotidiennes d'insuline et peut devenir sévère avec risque d'engagement du pronostic vital. Les observations médicales de l'association Promo Soins du 11 janvier 2022 indiquent que ce diabète " semble contrôlé " tandis que celles du docteur C du 24 octobre 2023 le qualifient d'" extrêmement déséquilibré actuellement ". Enfin, un certificat du 14 mars 2024 du docteur E, médecin généraliste, fait état d'un diabète grave insulinorequérant avec complications cardiovasculaires. Toutefois, ces éléments ne permettent pas, en définitive, d'établir que le requérant ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié de son diabète dans son pays d'origine.
7. En revanche, il ressort des pièces du dossier que M. D, qui a été amputé des deux membres inférieurs au-dessus des genoux en 2016, souffre depuis 2019 d'une escarre sévère, profonde et évolutive de stade IV au niveau de l'ischion gauche (partie postérieure et inférieure de l'os de la hanche), avec plaie fissuraire cavitaire, contact osseux et ostéite (inflammation du tissu osseux causée par une infection bactérienne), ayant résulté de la pression liée à la position assise dans son fauteuil roulant. Pour cette pathologie, le requérant a fait l'objet d'une prise en charge d'abord par le pôle de maladies infectieuses de l'AP-HM du 30 octobre au 2 décembre 2021, puis par le docteur C, médecin du service de consultation pansements complexes de la Polyclinique Les Fleurs située à Ollioules, à compter du 18 août 2022. Cette prise en charge se poursuit sans interruption après l'intervention de l'arrêté attaqué. Il ressort de l'ensemble des dix comptes rendus d'observations et certificats médicaux établis par le docteur C entre les 18 août 2022 et 4 mars 2024 que le traitement de l'escarre de M. D exige quatre types de soins : des lavages et pansements spéciaux réalisés plusieurs fois par semaine ; la pose d'une thérapie à pression négative par une infirmière dans le cadre d'une hospitalisation à domicile afin de stimuler le processus de cicatrisation ; un alitement strict interdisant toute position assise dans un lit ou dans un fauteuil afin de décharger le patient de toute pression sur son bassin ; enfin, une intervention chirurgicale par un chirurgien-plasticien spécialisé dans le traitement des escarres, soit par réalisation d'un lambeau cutané de recouvrement, soit par injection de graisse sous-cutanée, cette chirurgie devant être suivie d'un nouvel alitement strict de plus de trois mois. En particulier, les comptes rendus d'observations du docteur C des 7 et 29 août 2023 indiquent que toute mise en charge, c'est-à-dire toute station assise, " sera automatiquement responsable d'une dégradation de l'escarre ou du lambeau cutané si celui-ci a été réalisé ". Deux certificats médicaux, l'un établi par le docteur E le 14 mars 2024, l'autre non daté émanant d'un médecin de l'association Promo Soins, précisent que l'interruption de la prise en charge de cette escarre serait " catastrophique voire mortelle ", que M. D " ne peut pas se déplacer " et que " tout voyage est formellement contre-indiqué ". Eu égard à l'ensemble de ces éléments, il n'est pas établi que le requérant pourrait bénéficier effectivement en Géorgie d'un traitement approprié, réunissant l'ensemble des soins précités. C'est également à tort que l'arrêté attaqué relève que l'état de santé de M. D lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine, alors qu'il n'est pas démontré que l'intéressé pourrait voyager dans des conditions adaptées à la nécessité d'un alitement permanent. Dans ces conditions, la décision de refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il s'ensuit que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont illégales par voie de conséquence.
9. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué doit être annulé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. L'annulation prononcée par le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet du Var de délivrer le titre de séjour sollicité par M. D en qualité d'étranger malade, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
11. M. D ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Carmier, avocat du requérant, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 8 novembre 2023 par lequel le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Var de délivrer à M. D une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Carmier, avocat de M. D, la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Carmier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet du Var et à Me Carmier.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Cros et M. A premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. CROS
La présidente,
Signé
M. BERNABEU
La greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026