jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2401065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | ANDREANI - HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 février 2024 par laquelle France travail PACA a confirmé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation pour une durée de deux mois à compter du 1er février 2024 ;
2°) d'enjoindre à France travail PACA de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi pour les mois de février et mars 2024 ;
3°) de condamner France travail PACA à réparer les préjudices qu'il a subi.
Il soutient que la sanction pour refus de suivre une action d'aide à la recherche d'activité n'est pas fondée dès lors que la formation qui lui a été proposée n'était pas adaptée à sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2024, France travail PACA, représenté par Me Andreani, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par M. A n'est pas fondé.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, en l'absence de liaison du contentieux, dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que le requérant aurait formé une demande préalable, auprès de France travail PACA, tendant à la réparation du préjudice qu'il allègue.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président, juge statuant seul, a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 21 décembre 2023, Pôle emploi PACA a adressé à M. A un avertissement avant sanction pour refus de suivre une action d'aide à la recherche d'activité. En dépit des observations formulées par M. A, France travail PACA lui a notifié, par un courrier du 1er février 2024, une décision de sanction par laquelle le requérant a été radié de la liste des demandeurs d'emploi et a vu son allocation supprimée pour une durée d'un mois à compter du 1er février 2024. Cette sanction a été confirmée par la décision du 20 février 2024. Le requérant a alors saisi le médiateur régional de France travail. Suite à l'échec de la médiation, par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 20 février 2024, d'enjoindre à France travail PACA de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi pour les mois de février et mars 2024 et de condamner France travail PACA à réparer les préjudices qu'il a subi.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
3. Il ne résulte pas de l'instruction que M. A aurait présenté auprès de l'administration une demande indemnitaire préalable tendant à l'indemnisation des préjudices dont il se prévaut dans le cadre de la présente instance. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par M. A sont irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 5411-1 du code du travail : " A la qualité de demandeur d'emploi toute personne qui recherche un emploi et demande son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi auprès de Pôle emploi (aujourd'hui France travail) ". Aux termes de l'article L. 5412-1 de ce code : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui : () 3° Soit, sans motif légitime : () e) Refuse de suivre ou abandonne une action d'aide à la recherche d'une activité professionnelle ; () ". Aux termes de l'article L. 5426-2 du même code : " Le revenu de remplacement est supprimé par Pôle emploi dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 5412-1, à l'article L. 5412-2 et au II de l'article L. 5426-1-2. () ". Aux termes de l'article R. 5412-5 du même code : " La radiation de la liste des demandeurs d'emploi entraîne l'impossibilité d'obtenir une nouvelle inscription : () 2° Pendant une période d'un mois lorsque sont constatés pour la première fois les manquements mentionnés aux 1°, 2° et a, b, d et e du 3° de l'article précité. () ". Aux termes de l'article R. 5412-1 du même code : " Le directeur régional de Pôle emploi (aujourd'hui France travail) radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2 () ".
5. Il appartient au juge du fond, saisi d'une contestation portant sur une sanction que l'administration inflige à un administré, de prendre une décision qui se substitue à celle de l'administration. Compte tenu des pouvoirs dont il dispose ainsi pour contrôler une sanction de cette nature, le juge se prononce sur la contestation dont il est saisi comme juge de plein contentieux.
6. Il résulte de l'instruction que le requérant a cessé de prendre part, après la première réunion, à une prestation d'accompagnement dénommée " ACTIV'PROJET " proposée par sa conseillère France travail en vue de l'aider à se positionner sur le marché de l'emploi et à élargir ses compétences professionnelles. Si M. A fait valoir, d'une part, qu'il a convenu avec le prestataire que la poursuite de cette formation ne lui était pas adaptée, ce dernier ayant rédigé une note pour France travail PACA expliquant les raisons de ne pas poursuivre la formation, et, d'autre part, que France travail aurait mal pris en compte son niveau d'étude et son projet professionnel, il n'apporte pas la preuve de ce qu'il allègue, ni devant l'administration, ni devant ce tribunal. L'ensemble de ces allégations ne constitue, dès lors, pas un motif légitime de refuser de participer à cette prestation d'accompagnement visant à l'aider dans sa recherche d'emploi.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 20 février 2024 ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, de M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
Copie pour information en sera adressée à France travail PACA.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.
Le président-rapporteur,
signé
D. C La greffière,
signé
G. GUTH
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026