jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2401724 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BERNARD - HUGUES - JEANNIN - PETIT - SCHMITTER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 mai 2024, la commune de Hyères-les-Palmiers, représentée par la Selas Charrel et Associés agissant par Me Charrel, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert aux fins de déterminer les causes et la nature des désordres affectant le Centre commercial du Nautisme, de la base nautique du Port ainsi que ses abords et de fixer la provision à consigner au greffe à titre d'avance sur les honoraires dus à l'expert.
Elle soutient que :
- par acte d'engagement du 15 mai 2017, elle a confié la maîtrise d'œuvre de l'opération de réhabilitation du Centre commercial du Nautisme, de la base nautique du Port et de ses abords au GIE Revea Concept ; les travaux de cette opération ont été décomposés en cinq lots ;
- le démarrage du lot n°1 a été ordonné par ordre de service n°1 notifié le 31 mai 2018 mentionnant une durée de travaux de 10 mois en ce compris une période de préparation d'un mois, soit jusqu'au 31 mars 2019 ; deux avenants ont été conclus avec l'ensemble des entreprises, à l'exception de la société Thyssenkrupp, afin de prolonger le délai d'exécution travaux jusqu'au 6 décembre 2019 mais de nombreuses difficultés sont apparues durant le chantier ;
- le 15 mars 2022, le maître d'œuvre a adressé à la maîtrise d'ouvrage des projets de procès-verbaux d'opérations préalables à la réception qui semblaient proposer une réception avec
quelques réserves mineures alors que les ouvrages ne pouvaient pas être réceptionnés ; entre l'été 2022 et le début d'année 2023, la commune a fait réaliser à ses frais avancés, plusieurs expertises techniques et financières afin d'établir la réalité de la situation, lesquelles font état de très nombreuses non-conformités techniques et des anomalies financières ;
- en l'absence de réaction de la part de la maîtrise d'œuvre, elle a procédé à la résiliation du marché à ses frais et risques par une décision du 8 mars 2024 ; puis, les 4 et 9 avril 2024, elle a fait constater par un commissaire de justice les désordres affectant le centre du Nautisme ;
- les causes et origines des désordres affectant le Centre du Nautisme, la base nautique du Port et de ses abords doivent ainsi être déterminés par l'expert qui devra également se prononcer sur leur imputabilité et établir les comptes entre les parties.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juin 2024, la société Dekra Industrial, représentée par la Scp Raffin et Associés agissant par Me Launey, s'en remet à la sagesse du Tribunal quant à l'utilité de la demande d'expertise, formule ses plus expresses protestations et réserves d'usage et demande de réserver les dépens.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 juillet 2024, la société Var Est Terrassements Travaux Publics, représentée par Me Florence Boyer conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'il y a lieu de prononcer sa mise hors de cause aux fins de constatation des désordres propres aux travaux de construction au motif qu'elle a été uniquement en charge de procéder en septembre 2018 aux travaux de voirie et de réseaux divers pour l'installation du chantier et que ces travaux ont donné lieu à l'émission de deux situations de travaux entièrement réglées.
Par des mémoires enregistrés le 29 juillet 2024 et la 13 août 2024, la société Entreprise de Rénovation Génie Civil (ERGC), représentée par la Selarlu David Jacquemin agissant par
Me Jacquemin, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise, formule protestations et réserves d'usage, demande l'intervention forcée de la compagnie Maaf Assurances en sa qualité d'assureur de la société Maialfer France, ainsi des compagnies MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles en leur qualité d'assureurs de sa propre société ainsi que de compléter la mission de l'expert .
Elle fait valoir :
- elle a été contrainte d'intervenir afin de pallier les insuffisances et les manquements de la société Maialfer France désormais radiée, sous-traitante du groupement et que la situation a conduit à la résiliation du contrat de sous-traitance de la société Maialfer ; il y a lieu en conséquence d'appeler en la cause la société Maaf Assurances en sa qualité d'assureur de la société Maialfer ;
- elle a dû se substituer à la société Maialfer tant dans les reprises que dans l'achèvement des travaux et elle est donc fondée à appeler en la cause ses propres assureurs, les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles.
- la commune de Hyères-les-Palmiers omet d'indiquer dans sa requête qu'elle a pris pleine possession de la base nautique après la réalisation des travaux et le maître d'ouvrage lui a proposé la régularisation d'un procès-verbal EXE 4 marquant ainsi l'achèvement des travaux ; dès lors, il y a lieu de s'assurer si une réception tacite ou judiciaire est envisageable du fait de la volonté non équivoque du maître d'ouvrage d'accepter les travaux du fait d'une prise de possession du bien ;
- l'expert devra évaluer et chiffrer les dépenses qu'elle a engagé afin de pallier les manquements et les insuffisances de la société Maialfer en vertu du contrat de sous-traitance qui a été régularisé avec le groupement d'entreprises.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 août 2024, la société Viriot Haubout, représentée par Me Aude Vaissière, demande au juge des référés de faire droit à ses plus expresses protestations et réserves, notamment de responsabilité et de droit, de compléter la mission de l'expert, d'étendre les opérations de l'expertise au contradictoire de son propre assureur, la société MMA Iard, et de laisser les dépens à la charge de la requérante.
Elle fait valoir que :
- alors que les travaux sont achevés depuis le mois de février 2022, la réception de l'ouvrage n'est toujours pas intervenue en raison d'un litige entre le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre qui a donné lieu à la résiliation du contrat de maîtrise d'œuvre le 8 mars 2024 ;
- la requérante fait preuve d'une inertie particulièrement préjudiciable aux intervenants à l'acte ; nonobstant les opérations préalables à la réception effectuées le 8 février 2022, la réception de l'ouvrage, avec ou sans réserve, n'a toujours pas été effectuée par le maître d'ouvrage, la privant ainsi que solde de son marché outre la difficulté inhérente aux garanties légales ;
- il y a lieu de compléter la mission de l'expert afin qu'il détermine la date de prise de possession de l'ouvrage, qu'il dresse un compte entre les parties, et, en l'absence de réception expresse, qu'il puisse détermine la date à laquelle l'ouvrage était en état d'être conforme à son usage et préciser quels désordres étaient apparents à cette date ;
- contrairement à ce que soutient la requérante, elle a répondu à la mise en demeure qui lui a été adressée le 1er juin 2023 en proposant une réunion in situ afin de constater à son contradictoire les non-conformités alléguées mais le maître d'ouvrage n'a jamais répondu ;
- elle ne peut faire l'objet de pénalités de retard dès lors que les travaux sont achevés depuis le mois de février 2022 et qu'elle attend depuis lors la réception de l'ouvrage.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2024, la société Ineo Provence et Côte d'Azur, représentée par la Selarl Job Ricouart et Associés agissant par Me Job Seveno, demande au juge des référés de statuer ce que de droit sur la demandé d'expertise sollicitée par la requérante, de lui donner acte de ses plus expresses protestations et réserves, de compléter la mission de l'expert et d'ordonner la mesure aux frais avancés de la requérante.
Elle fait valoir qu'il y a lieu de limiter la mission de l'expert aux désordres expressément mentionnés dans la requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 septembre 2024, la société Maaf Assurances, représentée par la Selarl Jeannin Petit Puchol agissant par Me Petit-Schmitter, demande au juge des référés de lui donner acte de ses plus expresses protestations et réserves de fait, de droit et de garantie sur la demande formée à son encontre en sa qualité d'assureur de la société Maialfer, de compléter la mission de l'expert et de réserver les dépens.
Elle fait valoir que l'expert ne pourra que donner que tout élément utile permettant à la juridiction de statuer sur les responsabilités, de rejeter le chef de mission sollicité par la société ERGC et de confier à l'expert, le cas échéant, la mission de donner tout élément concernant le préjudice subi par la société ERGC.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 septembre 2024, la SAS Société Varoise Construction Routière (SVCR), représentée par Me Olivier Sinelle conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la commune de Hyères-les-Palmiers à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'il y a lieu de prononcer sa mise hors de cause au motif que la requérante ne démontre pas l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée à l'endroit des prestations qu'elle a réalisées au titre du lot n°1 et qui ont été achevées au 30 juin 2019.
La procédure a été régulièrement communiquée aux sociétés GIE Revea Concept, Nouvelle Vigna Méditerranée, TK Elevator France, MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Harang, président de la 3ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la mesure d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Le juge des référés peut, sur le fondement de ces dispositions, ordonner une mission d'expertise dès lors que la demande qui lui est présentée n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et qu'elle n'est pas dépourvue d'utilité.
2. La mesure d'expertise demandée par la commune de Hyères-les-Palmiers tend notamment à déterminer les causes et la nature des désordres affectant le Centre Commercial du Nautisme, la base nautique du Port et ses abords. Cette demande, assortie notamment du procès-verbal de constat dressé les 4 et 9 avril 2024 par Me Joly, commissaire de justice, mettant en exergue l'existence de désordres affectant notamment le centre du Nautisme et la base nautique , qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues et qui est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la demande de mise hors de cause formulée par la société Var Est Terrassements Travaux Publics :
3. La société Var Est Terrassements Travaux Publics sollicite sa mise hors de cause aux fins de constatation des désordres propres aux travaux de construction au motif qu'elle a été uniquement en charge de procéder au mois de septembre 2018 aux travaux de voirie et de réseaux divers pour l'installation du chantier et que ces travaux ont donné lieu à l'émission de deux situations de travaux entièrement réglées. Il résulte de l'instruction que la commune de Hyères-les-Palmiers sollicite une mesure d'expertise aux fins de déterminer les causes et origines des désordres affectant le Centre commercial du Nautisme, la base nautique du Port ainsi que ses abords. Compte-tenu de ce qu'il vient d'être dit au point 2, il y a lieu de rejeter la demande de mise hors de cause présentée par la société Var Est Terrassements Travaux Publics qui apparait en l'état prématurée, tous droits des parties demeurant entiers sur le fond du litige susceptible de les opposer.
Sur la demande de mise hors de cause formulée par la SAS SVCR :
4. La SAS SVCR sollicite sa mise hors de cause aux au motif au motif que la requérante ne démontre pas l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée à l'endroit des prestations qu'elle a réalisées au titre du lot n°1 et qui ont été achevées au 30 juin 2019. Il résulte de l'instruction que la SAS SVCR a réalisé des prestations au titre du lot n°1 et que la commune de Hyères-les-Palmiers sollicite une mesure d'expertise aux fins de déterminer les causes et origines des désordres affectant le Centre commercial du Nautisme, la base nautique du Port ainsi que ses abords. Compte-tenu de ce qu'il vient d'être dit au point 2, il y a lieu de rejeter la demande de mise hors de cause présentée par la SAS Société Varoise de Construction Routière qui apparait en l'état prématurée, tous droits des parties demeurant entiers sur le fond du litige susceptible de les opposer.
Sur l'appel en cause formé par les sociétés ERGC et Viriot Haubout :
5. En premier lieu, la Société ERGC demande d'appeler en la cause la société Maaf Assurances en sa qualité d'assureur de la société Maialfer France, ainsi les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles en leur qualité d'assureurs de sa propre société. Il résulte de l'instruction que la société ERGC est intervenue sur dans le cadre de travaux de reprises et d'achèvement des travaux en lieu et place de la société Maialfer France, désormais radiée, sous-traitante du groupement qui, selon les dires de la société ERGC, aurait commis des manquements ayant conduit à la résiliation du contrat de sous-traitance de la société Maialfer. Par suite, il y a lieu de faire droit à la demande de la société ERGC et d'appeler en la cause d'une part, la société Maaf Assurances en sa qualité d'assureur de la société Maialfer et, d'autre part, les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles en leur qualité d'assureurs de la société ERGC.
6. En second lieu, la Société Viriot Haubout demande d'appeler en la cause la société MMA Iard en sa qualité d'assureur de sa propre société. Il résulte de l'instruction que la société Viriot Haubout est intervenue dans le cadre du marché public de travaux de réhabilitation du Centre commercial du Nautisme, de la base nautique du Port et de ses abords en qualité de titulaire du lot n° 3 " Plomberie / CVC " suivant acte d'engagement signé par la commune de Hyères-Les-Palmiers le 30 juillet 2018. Par suite, la mesure d'expertise sollicitée par la requérante étant ordonnée comme il a été dit au point 1, il y a lieu de faire droit à la demande de la société Viriot Haubout et d'appeler en la cause son assureur, la société MMA Iard.
Sur les protestations et réserves :
7. La présente ordonnance n'ayant ni pour objet ni pour effet de mettre en cause la responsabilité des parties précitées, les protestations et réserves formulées par les sociétés Dekra Industrial, ERGC, Viriot Haubout, Ineo Provence et Côte d'Azur ainsi que Maaf Assurances sont dépourvues d'objet et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les dépens :
8. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par la commune de Hyères-les-Palmiers, les sociétés Dekra Industrial, Viriot Haubout, Ineo Provence et Côte d'Azur ainsi que Maaf Assurances relatives aux dépens doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce fondement par la SAS SVCR.
ORDONNE :
Article 1er : M. A B, expert, demeurant 2120 D chemin des Bastidonnes à Eguilles (13510) est désigné en qualité d'expert en génie civil et il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux sis Centre commercial du Nautisme à Hyères-Les-Palmiers ; d'entendre les parties et tous sachants ;
2°) de prendre connaissance de tous documents utiles, notamment les pièces contractuelles du marché relatif à l'opération de réhabilitation du Centre commercial du Nautisme, de la base nautique du Port et de ses abords, ainsi que de l'ensemble des documents d'exécution dudit marché comprenant notamment les procès-verbaux de chantier, les ordres de service, les réserves aux ordres de service, les constats établis, les comptes rendus de chantier (etc.), et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de service et tous autres documents utiles ;
3°) préciser la date d'ouverture de chantier, les dates auxquelles les travaux ont été exécutés et terminés ; fournir au Tribunal tout élément permettant de déterminer la date de prise de possession de l'ouvrage par la commune de Hyères-Les-Palmiers ; le cas échéant, déterminer l'existence d'une réception tacite ou prononcer une réception judiciaire ; fournir tout élément technique et de fait de nature à déterminer la date à laquelle l'ouvrage était en état d'être conforme à son usage et préciser quels désordres étaient apparents à cette date ;
4°) décrire précisément les désordres, donner son avis sur la ou les origines et / ou causes de chaque désordre, dysfonctionnement ou dommage affectant le Centre commercial du Nautisme, la base nautique du Port et de ses abords, en distinguant les faits imputables à la conception de l'ouvrage, à sa réalisation, aux matériaux employés ou à son entretien ; si les désordres, dysfonctionnements ou dommages sont dus à plusieurs causes, dire dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles ; dire si les désordres constatés sont susceptibles de porter atteinte à la solidité de l'ouvrage ou de rendre les lieux impropres à leur destination ;
5°) rechercher et indiquer si les travaux ont été effectués conformément aux conventions entre parties, aux normes et règlements en vigueur ainsi qu'aux règles de l'art, en décrivant précisément le cas échéant, les malfaçons ou moins-values constatées ; déterminer les causes de l'allongement de la durée du chantier ;
6°) décrire les travaux de nature à remédier à ces désordres, en chiffrer le coût après avoir sollicité des parties la remise de devis qu'il examinera et annexera à son rapport, en préciser la durée ; à défaut de production de devis par les parties, l'expert dressera un devis descriptif et estimatif de ces travaux ;
7°) dresser un compte entre les parties en incluant, le cas échéant, l'application éventuelle de pénalités de retard ; donner son avis sur les préjudices de toute nature causés à la commune de Hyères-les-Palmiers par lesdits désordres et en évaluer le montant ; le cas échéant, donner tout élément concernant le préjudice subi par la société ERGC intervenue en lieu et place de la société Maialfer afin d'effectuer les travaux de reprise ainsi que d'achèvement des travaux et en évaluer le montant ;
8°) fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction qui sera éventuellement saisie sur le fond de se prononcer sur les responsabilités encourues ;
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : La demande de mise hors de cause de la société Var Est Terrassements Travaux Publics et de la SAS SVCR sont rejetées.
Article 3 : L'expertise aura lieu contradictoirement en présence de la commune de Hyères-les-Palmiers et des sociétés GIE Revea Concept, Entreprise de Rénovation Génie Civil, Var Est Terrassements Travaux Publics, Nouvelle Vigna Méditerranée, SAS SVCR, TK Elevator France, Viriot Haubout, Ineo Provence et Côte d'Azur, Dekra Industrial, Maaf Assurances en sa qualité d'assureur de la société Maialfer, MMA Iard en sa qualité d'assureur de la société Viriot Haubout et de la société ERGC et MMA Iard Assurances Mutuelles en sa qualité d'assureur de la société ERGC.
Article 4 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 5 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5. Il notifiera une copie de son rapport aux parties et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer par voie électronique dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 6 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du tribunal, qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge, conformément à l'article R. 621-13 du code susvisé.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Hyères-les-Palmiers ainsi
qu'aux sociétés GIE Revea Concept, Entreprise de Rénovation Génie Civil, Var Est Terrassements Travaux Publics, Nouvelle Vigna Méditerrannée, SAS Société Varoise Construction Routière, TK Elevator France, Viriot Haubout, Ineo Provence et Côte d'Azur, Dekra Industrial, Maaf Assurances, MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles.
Copie en sera adressée à l'expert désigné.
Fait à Toulon, le 12 septembre 2024.
Le vice-président,
juge des référés,
signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026