lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2401746 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | OTT-RAYNAUD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse et administrative antérieures :
Par la requête n°2102646 enregistrée les 28 septembre 2021 Mme A B, représentée par Me OTT RAYNAUD, a demandé au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 25 août 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne sur Mer (CHITS) l'a placée en position de disponibilité d'office pour raisons de santé du 1er septembre 2021 au 28 février 2022 inclus, ainsi que d'enjoindre audit directeur d'examiner la possibilité de la reclasser dans un autre emploi dans un délai d'un mois.
Par l'ordonnance n°2102646 du 12 octobre 2021 le juge des référés a ordonné que :
Article 1er : L'exécution de la décision susvisée du directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer en date du 25 août 2021 est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne sur Mer d'effectuer une tentative réelle et sérieuse de reclassement de Mme B pour un poste correspondant à ses aptitudes techniques et physiques dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à la décision du juge du fond.
Article 3 : Le centre hospitalier intercommunal de Toulon la Seyne sur Mer est condamné à payer à Mme B la somme de 2 000 (deux mille) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre enregistrée le 17 novembre 2021 Mme A B, représentée par Me OTT RAYNAUD, a fait savoir au tribunal que cette ordonnance n'avait pas été exécutée et demandé qu'une astreinte soit prononcée à l'encontre du CHITS.
Par une ordonnance du 13 décembre 2022 la présidente du tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution de l'ordonnance n°2102646.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023 le centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne sur Mer, représenté par son directeur, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et demande de mettre à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.
Il fait valoir que l'ordonnance a été exécutée.
Par un mémoire enregistré le 18 janvier 2023 Mme A B, représentée par Me OTT RAYNAUD, demande au tribunal :
1°) le maintien de ses demandes susvisées du 17 novembre 2022, soit une astreinte de 500 euros par jour de retard du 13 novembre 2021 au 3 janvier 2023 ou subsidiairement du 13 novembre 2021 au 31 mars 2022 ;
2°) de mettre à la charge du défendeur au bénéfice de son avocate la somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.
Par l'ordonnance n°2203441 du 3 février 2023 le juge des référés a ordonné que :
Article 1 : Les conclusions aux fins d'exécution et d'astreinte sont rejetées.
Article 2 : Le centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne sur Mer versera 1 000 euros à Me Ott-Raynaud au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée. Les conclusions présentées à ce titre par ledit centre hospitalier sont rejetées.
Procédure actuelle :
Par une lettre enregistrée le 15 septembre 2023 Mme A B, représentée par Me OTT RAYNAUD, a fait savoir au tribunal que l'article 2 de cette ordonnance n'avait pas été exécuté et demandé qu'une astreinte soit prononcée à l'encontre du CHITS.
Par une ordonnance du 4 juin 2024 la présidente du tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution de l'ordonnance n°2203441.
La procédure a été communiquée au CHITS le 13 juin 2024 avec un délai de réponse de 7 jours. Il n'a pas répondu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Privat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte".
2. Par l'ordonnance susvisée du 3 février 2023 le juge des référés a condamné le centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne sur Mer à verser 1 000 euros à Me Ott-Raynaud au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée. Elle soutient sans être contredite que cette somme ne lui a pas été versée. Dès lors il y a lieu d'enjoindre au CHITS de la lui verser dans un délai d'un mois et sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé ce délai.
O R D O N N E
Article 1 : Il est enjoint au centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne sur Mer de verser 1 000 euros à Me Ott-Raynaud dans un délai d'un mois et sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé ce délai.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer et à Me Ott-Raynaud.
Fait à Toulon, le 24 juin 2024.
Le vice-président désigné
Signé
J-M. PRIVAT
La République mande et ordonne au ministre de la santé, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
N° 2401746
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026