mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2401875 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2024 M. A B, représenté par Me Varron Charrier, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 20 mai 2024 par laquelle le président de la métropole Toulon Provence Méditerranée a recruté M. A C au poste de surveillant de travaux éclairage public sur l'antenne métropolitaine de Toulon/le Revest, révélée par la note du 31 mai 2024 ;
2°) d'enjoindre au président de la métropole Toulon Provence Méditerranée d'y faire droit ou à défaut de réexaminer sa candidature, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à sa charge la somme de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision attaquée ;
- le recours en annulation ;
- les autres pièces du dossier ;
- la désignation du président du Tribunal.
Vu :
- le code de justice administrative, notamment son article L. 522-3.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L.521-1 et L.521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L.522-1".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement en fait et en droit, si les effets de l'acte attaqué sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Le requérant soutient, sur l'urgence : que la décision porte atteinte à ses intérêts car il va se voir privé de manière définitive de toute possibilité d'obtenir ce poste qui va être pourvu alors qu'il a toutes les compétences requises ; qu'elle porte atteinte à un intérêt public et à l'intérêt général car le poste va être donné à un agent non titulaire, ce qui causera des troubles. Mais il ne ressort pas des pièces du dossier que cette situation justifie d'une urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Partant la demande de suspension ne peut qu'être rejetée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Par suite doivent aussi être rejetées les conclusions accessoires à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
ORDONNE
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Fait à Toulon le 19 juin 2024.
Le vice-président désigné
Juge des référés
Signé
J-M. PRIVAT
La République mande et ordonne au préfet du Var ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
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