LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2401965

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2401965

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2401965
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, agent civil du ministère des armées, qui invoque un harcèlement moral au travail et des séquelles psychologiques. La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile malgré l'existence d'expertises antérieures non judiciaires. Le juge a désigné un expert psychiatre pour évaluer le lien entre la maladie déclarée en août 2020 et les fonctions exercées, ainsi que les préjudices subis. La décision précise que la charge des dépens sera déterminée ultérieurement par le président du tribunal, conformément à l'article R. 621-13 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. B A, représenté par Me Bertelle, demande au juge des référés de prescrire une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Les écritures du requérant ont été communiquées à la caisse primaire d'assurance maladie du Var le 25 juin 2024 dont elles ont accusé réception ce même jour, avec un délai de 20 jours pour répondre.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 octobre 2024 le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative, notamment son article R. 621-13 en vertu duquel il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure qu'il ordonne, laquelle relève de la compétence du président du Tribunal ;

Le président du tribunal a désigné M. Privat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". ()".

2. M. A - agent civil du ministère des armées - soutient avoir été harcelé à son travail à Fréjus par l'un de ses collègues, qu'il en est résulté de graves séquelles psychologiques et en avoir averti son employeur le 27 août 2020. Il demande que ces faits soient reconnus comme maladie professionnelle à un taux d'IPP indemnisable. Si le ministre des armées fait valoir qu'il a déjà fait l'objet de trois expertises aucune n'a été judiciaire. Ainsi sa demande d'expertise est utile. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé au dispositif de la présente ordonnance.

O R D O N N E

Article 1er : Le docteur D C, demeurant 52 boulevard Perier à Marseille (13008) est désigné en qualité d'expert en psychiatrie en vue de procéder en présence de M. A, du ministère des armées et de la caisse primaire d'assurance maladie du Var, aux constatations suivantes :

1) se faire communiquer les documents médicaux utiles à sa mission ; procéder à l'examen médical de M. A, décrire son état de santé actuel et son état de santé antérieur ;

2) préciser si le préjudice psychologique invoqué par le requérant est en relation directe et certaine avec sa maladie déclarée le 27 août 2020 et avec l'exercice de ses fonctions, pour quel pourcentage et en distinguant ce qui pourrait résulter d'un état antérieur ;

3) dire si les arrêts postérieurs à cette date sont ou non rattachables avec cette maladie ;

4) déterminer la durée et le taux du déficit fonctionnel temporaire partiel ou total, la date de consolidation, le taux du déficit fonctionnel permanent et ses répercussions sur les conditions d'existence de M. A, notamment, le cas échéant, sur le plan professionnel, l'importance des souffrances endurées, le préjudice d'agrément et le préjudice sexuel, ainsi que tout autre élément de nature à permettre au Tribunal de se prononcer sur les préjudices subis par celui-ci ;

5) donner tous les éléments utiles sur les préjudices patrimoniaux subis par M. A ;

6) dire si l'état de M. A est susceptible de modifications en aggravation ou en amélioration, et, dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, son degré de probabilité et, dans le cas où un nouvel examen lui apparaîtrait nécessaire, indiquer le délai dans lequel il devra y être procédé ;

7) s'il y a lieu, évaluer le besoin d'assistance à une tierce personne et dans l'affirmative en définir les conditions.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles

R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans le délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance et en notifiera copie aux parties conformément à l'article R. 621-9 du code de justice administrative.

Article 4 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du tribunal, qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge, conformément à l'article R. 621-13 du code susvisé.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre des armées, à la caisse primaire d'assurance maladie du Var et au docteur D C expert.

Fait à Toulon, le 15 janvier 2025.

Le juge des référés,

signé

J-M. PRIVAT

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière.

N°2401965

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions