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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402011

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402011

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402011
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de la CDAPH du Var lui accordant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour une durée de dix ans. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car Mme B ne justifiait pas d’un intérêt à agir contre une décision qui lui était favorable. Malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative, elle n’a pas fourni d’argumentation établissant en quoi cette décision lui ferait grief. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 juin 2024, Mme C B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 18 avril 2024 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Var lui a accordé la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour la période courant du 22 novembre 2023 au 21 novembre 2033.

Elle soutient qu'elle a de nombreux problèmes de santé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 412-1 de ce code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

2. En outre, l'article R. 772-5 du code de justice administrative dispose que : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, sans préjudice des dispositions du chapitre VIII s'agissant du contentieux du droit au logement défini à l'article R.778-1 ". Aux termes de l'article R. 772-6 du code précité : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est invité à régulariser sa requête dans un délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Mme B dirige ses conclusions aux fins d'annulation contre la décision du 18 avril 2024 qui a pour seul objet de lui accorder la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour la période courant du 22 novembre 2023 au 21 novembre 2033. Toutefois, cette décision est favorable à Mme B. En outre, et alors que la requérante a été informée, en application des dispositions de l'article R. 772-6 du code justice administrative citées au point 2, par courrier réceptionné le 4 juillet 2024, de la nécessité de soumettre au juge administratif une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits en produisant, notamment, toutes pièces justificatives utiles, elle ne précise pas le motif pour lequel cette décision lui ferait éventuellement grief compte tenu des effets qu'elle emporte sur sa situation. Dès lors, Mme B, qui ne justifie pas d'un intérêt à agir, n'est pas recevable à demander l'annulation de la décision du 18 avril 2024.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme B, qui sont irrecevables, doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Fait à Toulon, le 16 octobre 2024.

La présidente de la 4ème chambre,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

N°2402011

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