mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2402013 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 21 juin et 8 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Mezouar, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 26 mars 2024 par lequel le président du conseil départemental du Var lui a retiré son agrément d'accueillant familial ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental du Var de lui restituer son agrément ;
3°) de mettre à la charge du département du Var une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est remplie au regard des conséquences financières de l'arrêté attaqué sur sa situation personnelle et locative ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
- le président du conseil départemental du Var a commis une erreur de droit, une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation ;
- la requérante s'est conformée à l'injonction du département concernant le nombre de personnes accueillies au sens de l'article L. 441-1 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que ce nombre était conforme aux prescriptions de son agrément à la date du second contrôle inopiné, le 4 décembre 2023, comme à celle de l'arrêté attaqué ;
- la requérante a également satisfait à l'injonction départementale s'agissant de sa remplaçante et de l'attestation d'assurance, en application des articles L. 443-8 et L. 441-2 du même code, de sorte que le retrait d'agrément repose sur des faits inexistants ;
- les conditions d'accueil assurées par la requérante garantissent la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies, au sens de l'article L. 443-3 du même code ; les obligations fixées par l'agrément sont respectées ;
- le département du Var n'a pas respecté ses engagements issus du courriel du 27 novembre 2023 rappelant aux accueillants familiaux leurs obligations, qui a fixé à janvier 2024 la date d'appréciation des manquements susceptibles de conduire à un retrait d'agrément ; le département a agi de manière contradictoire et méconnu le principe de loyauté ainsi que les exigences de cohérence et d'intelligibilité.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 juillet 2024, le département du Var, représenté par Me Rota, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- il n'existe pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation présentée par Mme A sous le n° 2401734.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Cros, premier conseiller, en qualité de juge des référés en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 juillet 2024 à 14 heures :
- le rapport de M. Cros, juge des référés ;
- les observations de Me Mezouar pour Mme A qui persiste dans ses conclusions écrites par les mêmes moyens développés oralement ;
- les observations de Me Lhotellier pour le département du Var qui persiste dans ses conclusions écrites par les mêmes moyens développés oralement.
Les parties ont été informées que l'instruction serait close le 10 juillet 2024 à 14 heures, en application des dispositions de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Un mémoire présenté pour Mme A a été enregistré le 10 juillet 2024 avant la clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin de suspension :
1. Mme A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 mars 2024 par lequel le président du conseil départemental du Var lui a retiré son agrément d'accueillant familial, lequel lui avait été initialement délivré le 8 février 2018 par le président du conseil départemental de Guadeloupe pour l'accueil à son domicile de deux personnes âgées ou handicapées à titre permanent et à temps complet, puis transféré le 4 septembre 2020 vers le département du Var avec extension de la capacité d'accueil à trois personnes âgées ou handicapées, et enfin renouvelé le 22 février 2023 pour une durée de cinq ans.
2. Selon l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation (), le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par Mme A, visés ci-dessus, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, les conclusions à fin de suspension de l'exécution de cet arrêté doivent être rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
4. La présente ordonnance, qui rejette les conclusions à fin de suspension présentées par Mme A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chaque partie la charge de ses frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département du Var sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au département du Var.
Fait à Toulon, le 10 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé
F. CROS
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026