mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2402016 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHASSANY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024, la société Nature Collective demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 551-1 du Code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la Commune du Castellet de différer la signature du contrat jusqu'au terme de la procédure ", et d'annuler la décision prise en Conseil municipal le 17 juin 2022 par laquelle il a été décidé de rejeter son offre.
Elle soutient que c'est à tort que son offre a été rejetée.
Par deux mémoires enregistrés les 3 et 8 juillet 2024, la commune du Castellet représentée par Me Chassany conclut au rejet de la requête et demande la condamnation de la requérante à lui verser la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L ; 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le marché en litige a été signé préalablement au dépôt de la requête.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative
La présidente du tribunal a désigné M. Harang, Vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 9 juillet 2024, M. Harang a lu son rapport et entendu les observations de :
- M. A pour la société Nature Collective ;
- Me Chassany pour la commune du Castellet.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, (). / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes du I de l'article L. 551-2 du même code : " Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. / Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. ".
2. Il résulte de ces dispositions que les pouvoirs conférés au juge des référés en vertu de la procédure spéciale instituée par l'article L. 551-1 du code de justice administrative, ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat.
3. La commune du Castellet fait valoir que les conclusions présentées par la société Nature Collective dans sa requête présentée sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative sont irrecevables, le marché ayant été signé ce qui, au demeurant, ressort des pièces du dossier. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle la Commune du Castellet a rejeté l'offre de la société Nature Collective et attribué le marché à la société Elior Restauration France, qui ne peuvent être regardées comme relevant de l'office du juge du référé précontractuel en application des dispositions de l'article L. 551-1 précité, sont irrecevables et doivent être écartées.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Nature Collective, la somme de 1 500 euros à verser à la Commune du Castellet au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par la société Nature Collective est rejetée.
Article 2 : La société Nature Collective versera à la Commune du Castellet la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Nature Collective, à la Commune du Castellet et à la société Elior Restauration France.
Fait à Toulon, 9 juillet 2024.
Le juge des référés
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
N°2402016
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026