lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2402063 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VALAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juin 2024, la Société Anonyme d'Economie
Mixte Var Aménagement Développement, ci-après dénommée SAEM VAD, représentée par la Selarl LLC et Associés agissant par Me Marchesini, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert aux fins de déterminer les causes et la nature des désordres d'hygrométrie affectant les salles du dortoir et du réfectoire de l'Abbaye de La Celle, d'ordonner à l'expert de déposer une note de synthèse valant pré-rapport, de fixer la provision concernant les frais d'expertise qu'elle devra consigner et de réserver les dépens.
Elle soutient que :
- en sa qualité de mandataire agissant au nom et pour le compte du département du Var pour exercer le rôle de maître d'ouvrage d'une mission de restauration et de mise en valeur de l'aile Ouest et du jardin du cloître de l'ancienne Abbaye de La Celle, elle a un conclu un marché public d'assurance avec la compagnie MMA Iard au titre d'une garantie dommages ouvrages pour cette opération ;
- elle a également conclu le 24 août 2018 un marché public de maîtrise d'œuvre composé du bureau d'étude Elfimm Conseil (titulaire d'une mission fluide, électricité, chauffage ventilation et plomberie) et de la société Architecture Patrimoine et Création (APC), désignée mandataire du groupement, qui assurait une mission de maîtrise d'œuvre architecturale complète ainsi que les missions de synthèse, de coordination et de direction des travaux ;
- au terme du marché public de travaux n° 2019-2805 signé le 1er août 2019, elle a contractualisé le lot n° 9 " plomberie, chauffage, CVC " avec la société Baou ; compte tenu de l'affectation de ces salles qui sont destinées à recevoir des expositions d'œuvres et d'objets d'art sensibles à l'environnement hygrométrique, l'hygrométrie devait être stabilisée entre 40% et 60% pour des températures variant de 20°C en hiver à 24°C en été ;
- le marché n° 21.3016 a été attribué à la société Baou le 12 mars 2021 et par ordre de service du 21 janvier 2022, elle a commandé à la ladite société la pose de 5 sondes hygrométriques afin de contrôler le taux d'humidité, ainsi que la réalisation d'un calorifugeage des gaines de ventilation déjà existantes ; suite à la constatation d'un taux d'humidité instable, elle a notifié à la société Baou le 29 avril 2022 une mise en demeure d'intervenir sous un délai de 15 jours pour reprendre ses ouvrages ou pour proposer une méthodologie d'intervention permettant d'aboutir à une réception des travaux ; les mesures d'hygrométrie réalisées entre le
6 et le 20 juillet 2022 ont fait apparaître des valeurs systématiquement inférieures aux objectifs fixés et une autre mise en demeure était alors notifiée le 29 juillet 2022 à la société APC, mandataire du groupement de maîtrise d'œuvre ;
- à la suite d'une déclaration de sinistre établie auprès de l'assureur dommages ouvrages MMA Iard, le cabinet Polyexpert a dressé un rapport le 28 mars 2023 concluant à l'absence de constatation des désordres ; or, les fluctuations d'hygrométrie ont perduré avec des écarts pouvant varier au cours d'une même journée de 10% à 80% d'humidité ; le 13 novembre 2023, elle a de nouveau mis en demeure la société Baou, de procéder sous quinzaine à la mise en œuvre des travaux nécessaires afin de pallier aux dysfonctionnements constatés ;
- le 19 décembre 2023, la société Baou a été convoquée à un constat contradictoire qui s'est tenu le 15 janvier 2024 en application des dispositions de l'article 46.3 du CCAG Travaux applicable à la résiliation du marché pour faute du titulaire ; puis, le 18 mars 2024, le département du Var a notifié à la société Baou la résiliation de son marché pour faute ;
- par courrier du 24 mai 2024, l'assureur dommages ouvrages MMA Iard, saisi consécutivement à la résiliation du marché, a opposé une décision de refus de prise en charge du sinistre, la contraignant ainsi à saisir la juridiction de céans de la présente requête en référé expertise compte-tenu des désordres d'hygrométrie constatés ; aucun accord amiable n'étant intervenue, elle est contrainte de saisir le juge des référés aux fins de désignation d'un expert.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 août 2024, la société Architecture, Patrimoine et Création (APC) ainsi que la société Elfimm Conseil, représentées par la Selarl Axone Droit Public agissant par Me Salles, concluent à titre principal au rejet de la demande d'expertise pour défaut d'utilité, à titre subsidiaire, de prendre acte de leurs protestations et réserves d'usage, de compléter la mission de l'expert et d'appeler en la cause la société Qualiconsult en sa qualité de contrôleur technique de l'opération et la société SMA Courtage en sa qualité d'assureur de la société Qualiconsult.
Elles font valoir que :
- la mesure d'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité car la requérante n'a pas mis en œuvre les préconisations des experts mandatés dans le cadre des expertises amiables, à savoir mettre en place deux humidificateurs afin que les valeurs d'hygrométrie prévues au CCTP soient respectées ;
- si la mesure d'expertise est ordonnée, il y a lieu d'appeler en la cause la société Qualiconsult en sa qualité de contrôleur technique ainsi que son assureur, la société SMA Courtage.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 septembre 2024, la société MMA Iard et la société MMA Iard Assurances Mutuelles, représentées par la Selas Faure-Hamdi-Gomez et Associés agissant par Me Gomez, formulent leurs plus expresses protestations et réserves d'usage, demandent de compléter la mission d'expertise et que la mesure expertale sera ordonnée au contradictoire de la société Elfimm Conseil, de la société Architecture Patrimoine et Création, de la société Baou et son assureur la société L'Auxiliaire ainsi que la société Qualiconsult et son assureur SMA Courtage.
Elles font valoir que :
- si la mesure d'expertise est ordonnée, il y a lieu d'appeler en la cause les locateurs d'ouvrages, à savoir les sociétés APC, Elfimm Conseil ainsi que la société Baou qui devront fournir à l'expert toutes explications sur le procédé constructif ainsi que les travaux réalisés ; la société L'Auxiliaire, assureur de la société Baou devra être également appelé en la cause ;
- il y a lieu également d'appeler en la cause la société Qualiconsult en sa qualité de contrôleur technique ainsi que son assureur, la société SMA Courtage.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2024, la société Baou, représentée par Me Sophie Valazza, ne s'oppose pas formellement à la mesure d'expertise sollicitée, formule protestations et réserves d'usage et demande de faire droit à sa demande d'appel en cause dans la présente instance de son assureur responsabilité civile et décennale, la société L'Auxiliaire.
Elle fait valoir que :
- le CCTP a été établi sur la base d'un rapport de faisabilité technique réalisé au mois de décembre 2019, soit avant le lancement de la consultation, par le bureau d'études techniques Elfimm, membre du groupement de Maîtrise d'œuvre ;
- s'agissant des travaux d'hygrométrie, le cahier des charges du marché prévoyait l'installation d'un système de déshumidification par modules déshydrateurs et décrivait de manière extrêmement précise dans son article 3.5 les caractéristiques des ouvrages à prévoir ; elle a présenté un mémoire technique reprenant en tout point les prescriptions et contraintes imposées par ce cahier des charges et les déshydrateurs proposés dans le cadre de son offre ;
- suite à la constatation d'un taux d'humidité instable, elle est intervenue à plusieurs reprises sur l'ouvrage pour procéder au nettoyage des filtres des déshumidificateurs et contrôler les paramètres de fonctionnement de l'installation ;
- suite au refus de la requérante de procéder à la réception des travaux, une expertise amiable diligentée à la demande de cette dernière s'est tenue le 15 mars 2023 et que l'expert a conclu que la cause du problème réside dans le fait qu'aucun process d'humidification n'ait été prévu dans le cadre du marché ;
- elle n'a commis aucun manquement car elle est intervenue en qualité de réalisateur de l'ouvrage et non de concepteur et la réalisation des travaux d'humidification constituait des prestations supplémentaires non prévues au marché, lesquels allaient au-delà de son engagement contractuel ; la cause du problème réside dans le fait qu'aucun process d'humidification n'ait été prévu dans le cadre du marché et relève ainsi d'un problème de conception.
- elle ne s'oppose pas formellement à la mesure d'expertise sollicitée et demande d'appeler en la cause son assureur, la société L'Auxiliaire.
La procédure a été régulièrement communiquée à la société Qualiconsult, à la société SMA Courtage et à la société L'Auxiliaire qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le vice-président du Conseil d'Etat a désigné M. A en qualité de président du Tribunal par intérim par arrêté du 30 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
Sur la mesure d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Le juge des référés peut, sur le fondement de ces dispositions, ordonner une mission d'expertise dès lors que la demande qui lui est présentée n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et qu'elle n'est pas dépourvue d'utilité.
2. La mesure d'expertise demandée par la SAEM VAD tend notamment à déterminer les causes et la nature des désordres relatifs aux fluctuations d'hygrométrie affectant les salles du dortoir et du réfectoire de l'Abbaye de La Celle. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'expertise formulée par la SAEM VAD est assortie de pièces mettant en exergue l'existence de désordres relatifs à la variation des taux d'hygrométrie au sein des locaux du dortoir et du réfectoire de l'Abbaye de La Celle, lesquels ne respecteraient pas les valeurs fixées dans le CCTP. Par ailleurs, le rapport établi le 23 mai 2024 par le bureau d'études Saretec Construction dans le cadre d'une seconde expertise amiable indique dans ses conclusions que l'origine précise des dysfonctionnements n'est pas établie à ce stade et nécessitent des investigations complémentaires. Dès lors, cette demande qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues et qui est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article
R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la mise en cause des sociétés Qualiconsult, SMA Courtage et L'Auxiliaire :
3. Compte-tenu de ce qu'il vient d'être dit au point 2, il y a lieu d'appeler en la cause la société Qualiconsult en sa qualité de contrôleur technique et son assureur, la société SMA Courtage ainsi que la société L'Auxiliaire en sa qualité d'assureur de la société Baou, titulaire du n° 9 " plomberie, chauffage, CVC ", tous droits des parties demeurant entiers sur le fond du litige susceptible de les opposer.
Sur les protestations et réserves :
4. La présente ordonnance n'ayant ni pour objet ni pour effet de mettre en cause la responsabilité des parties précitées, les protestations et réserves formulées par les sociétés MMA Iard, MMA Iard Assurances Mutuelles, APC, Elfimm Conseil et Baou sont dépourvues d'objet et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur le dépôt d'un pré-rapport :
5. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions de la SAEM VAD relatives au dépôt d'une note de synthèse valant pré-rapport ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
6. Il n'appartient pas au juge des référés de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne. Par suite, les conclusions présentées par la SAEM VAD relatives aux dépens doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : M. B C, demeurant Parc de la Baou, 45 rue de l'Innovation à Sanary -sur-Mer (83110) est désigné en qualité d'expert et il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux sis Abbaye de la Celle, 9 Place des Ormeaux, 83170 La Celle ; d'entendre les parties et tous sachants, de prendre connaissance de tous documents utiles, notamment les pièces contractuelles du marché n° 21.3016 et plus particulièrement celles en lien avec le lot n° 9 " plomberie, chauffage et CVC " ;
2°) établir la chronologie des étapes des travaux en précisant très exactement la teneur des travaux entrepris, le rôle ou la mission de chaque intervenant ; annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de service et tous autres documents utiles ; préciser la date d'ouverture du chantier et la date de réception des travaux ;
3°) décrire les désordres relatifs aux fluctuations d'hygrométrie affectant les salles du dortoir et du réfectoire de l'Abbaye de La Celle en indiquant la date à laquelle ils sont apparus et définir leur éventuel caractère évolutif ; déterminer les causes et origines techniques ;
4°) rechercher et indiquer si les travaux ont été effectués conformément aux conventions entre parties, aux normes et règlements en vigueur ainsi qu'aux règles de l'art, en décrivant le cas échéant, les malfaçons ou moins-values constatées ;
5°) donner son avis sur la ou les origines et/ou causes de chaque désordre, dysfonctionnement ou dommage, en distinguant les faits imputables à la conception de l'ouvrage, à sa réalisation, aux matériaux employés ou à son entretien ; si les désordres, dysfonctionnements ou dommages sont dus à plusieurs causes, dire dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles ; donner tous éléments permettant de déterminer si les dommages constatés compromettent la solidité de l'ouvrage ou s'ils sont de nature à le rendre impropre à sa destination ;
6°) indiquer les travaux à entreprendre pour permettre d'atteindre les exigences de température contractuellement prévues dans le cadre du marché, en chiffrer le coût après avoir sollicité des parties la remise de devis qu'il examinera et annexera à son rapport, en préciser la durée ; à défaut de production de devis par les parties, l'expert dressera le devis descriptif et estimatif de ces travaux ;
7°) fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction qui sera éventuellement saisie sur le fond de se prononcer sur les responsabilités encourues ;
8°) donner son avis sur les préjudices de toute nature causés à la SAEM VAD par lesdits désordres et en évaluer le montant.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : L'expertise aura lieu en présence de la SAEM VAD, des sociétés Baou, MMA Iard, MMA Iard Assurances Mutuelles, APC, Elfimm Conseil, Qualiconsult ainsi que les sociétés SMA Courtage et L'Auxiliaire.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5. Il notifiera une copie de son rapport aux parties et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer par voie électronique dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 5 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance de la présidente du tribunal, qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge, conformément à l'article R. 621-13 du code susvisé.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la Société Anonyme d'Economie Mixte Var Aménagement Développement, à la société Baou, aux sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société Architecture, Patrimoine et Création, à la société Elfimm Conseil, à la société Qualiconsult ainsi qu'aux sociétés SMA Courtage et L'Auxiliaire.
Copie en sera adressée à l'expert désigné.
Fait à Toulon, le 7 octobre 2024.
Le président du Tribunal par intérim,
signé
Ph. A
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026