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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402187

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402187

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402187
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2024, Mme A C doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 24 juin 2024, notifiée par lettre de l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale du Var du 25 juin 2024, par laquelle la commission départementale d'appel du premier degré a maintenu son fils D B en classe de grande section de l'école maternelle publique Saint-Louis située à Toulon.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est erronée en ce qu'elle mentionne qu'un parcours d'orientation en ULYS ou SESSAD est envisagé ;

- le droit de son fils à l'assistance d'une AESH à hauteur de 50 % du temps hebdomadaire n'a pas été respecté ;

- le directeur et l'enseignante ne l'ont pas préparée au déroulement de la commission et ne lui ont pas indiqué que celle-ci prenait la décision définitive ;

- le maintien en classe de grande section accentuera le mal-être et le renfermement de son fils ;

- elle n'a pas eu la possibilité de présenter, lors de cette commission, un bilan actuel de la psychomotricienne habituelle de l'enfant ;

- le passage de ce dernier en classe de CP est dans son intérêt et correspond à ses acquis et capacités.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Cros en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation (), le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision () lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Selon l'article R. 522-1 du même code : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative () doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation () et accompagnées d'une copie de cette dernière ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste que la demande est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. La demande de suspension présentée par Mme C n'est pas accompagnée d'une copie de la requête à fin d'annulation de la décision en litige. Dès lors, cette demande est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Nice.

Fait à Toulon, le 9 juillet 2024.

Le juge des référés,

Signé

F. CROS

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

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